23.11.2011
Le Mensuel de l'Observatoire : le numéro 1
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26.07.2011
Oslo : la faute au "fondamentalisme Chrétien" (Guidière) ?
addendum 26/07 : Mathieu Guidière se contredit sur RMC : "(Avec Anders Behring Breivik) on n'est plus dans le fondamentalisme, on est dans le terrorisme"
::Communiqué de Joachim Véliocas, directeur de l'Observatoire de l'islamisation::
(actualisé 01:11 le 26.07.2011)
Ce matin, dans Le Figaro, j'ai lu l'article de Mathieu Guidière, titulaire de la chaire "islamologie et pensée arabe" à Toulouse II, dont j'apprécie habituellement les tribunes et entrevues qu'il donne dans les médias, et regrette de n'avoir pas encore eu le temps de lire ses ouvrages.
Avant de lire mes remarques, il est important de lire en entier son article.
Voici les passages qui m'ont fait bondir , tout comme beaucoup de lecteurs du Figaro dans les commentaires :
"Breivik représente, selon moi, un nouvel avatar du terrorisme global, celui du fondamentalisme chrétien né en réaction aux attaques du 11 septembre 2001. (...)Les années Bush ont mis le paradigme médiéval à la mode, c'est-à-dire qu'elles ont privilégié une approche religieuse et dichotomique du monde, une logique conflictuelle: la civilisation musulmane contre la civilisation chrétienne. Sauf que le fondamentalisme chrétien est le pendant du fondamentalisme islamiste. Les uns et les autres affichent la même terminologie, les mêmes concepts, les mêmes référents historiques, en l'occurrence l'époque des croisades."
Je comprends ce que veut dire Guidière: Bush a donné une orientation simpliste et dangereuse à la mouvance neo-protestante américaine, dont il a manipulé les émotions en ne lésinant pas sur la désinformation pour emporter l'adhésion de son peuple dans ses aventures guerrières. Il a commis la faute d'instrumentaliser le référentiel passé catholique des croisades pour légitimer ses guerres expansionnistes (propres à tout empire), dans une logique de "guerre juste" et "totale" qu'a très bien explicité le penseur Carl Schmitt (1888-1985). Mais pourquoi, pourquoi employer le terme ambivalent de "fondamentalisme chrétien", qui pourrait donc englober dans l'esprit moins clarvoyant des lecteurs des catholiques traditionnalistes ou même le Pape dont le conservatisme est plus que brocardé dans les médias ? Guidière aurait pu préciser qu'il ne parle que d'une partie des seuls protestants, plus précisemment sa tendance "évangélique/Born again" américaine (et encore sa frange dure) car c'est justement à cause de ce flou entretenu (souvent involontairement) que les Chrétiens d'Orient (Maronites, Coptes, Melkites, Assyro-Chaldéens) sont amalgamés aux va-t-en guerre Bushistes ! Les conséquences de cet amalgame ont des répercussions moins tragiques pour les catholiques d'Europe, Dieu soit loué, mais le fait est que la condamnation du Pape lors de l'intervention américaine en Irak a eu beaucoup moins d'echos que la déclaration tonitruante de "croisade" par Bush. Concernant la peur d'une -supposée ou réelle - invasion/islamisation du continent européen, même la très traditionnaliste Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X de Mgr Lefebvre (+1991) propose sur l'immigration des solutions équilibrées , évoquant une prudente limitation tout en posant la nécessité du co-développement par la plume de l'Abbé Cellier dans un ouvrage récent. Voilà pour la droite de la droite de l'Eglise !
Maintenant si on veut être rigoureux sur le profil de l'assassin il convient de préciser que :
1- Il n'allait JAMAIS à la messe ou au culte, ce qui fait désordre pour un fondamentaliste non ? Ses références à la Chrétienté sont uniquement culturelles et idéologiques. Ainsi on peut lire dans son mémoire que : "Puisqu'il s'agit d'une guerre culturelle, notre définition d'être chrétien n'implique pas nécessairement d'avoir une relation personnelle avec Dieu ou Jésus(...)Donc on n'a pas besoin d'avoir une relation personnelle avec Dieu ou Jésus pour se battre pour notre héritage culturel chrétien. Il vous suffit de vous considérer comme Chrétien-Agnostique ou Chrétien-athée" (SIC)

2- Par contre il fréquentait assidument sa loge maçonnique. Maître à la loge de saint Jean Saint-Olaf aux trois colonnes, Ivar A. Skar, grand maître de l’Ordre norvégien des francs-maçons (Grande Loge de Norvège) vient de l'en exclure. Breveik salue dans ses écrits le "rôle vital dans la société" de la maçonnerie. Et c'est là que la référence graphique et idéologique aux Chevaliers des Templiers devient limpide. En effet, des tendances non marginales de la Franc-maçonnerie ont depuis longtemps revendiqué l'héritage de l'Ordre décimé par Clément V, voyant dans la condamnation de son dernier chef (Jacques Molay, 1314) par l'Eglise une injustice à venger. Les premières traces de ce courant "neo-templier" sont apparues en Allemagne, considéré par les experts comme la quatrième source de la Franc-maçonnerie, ayant notamment alimenté la symbolique des rites supérieurs à la maçonnerie de base (dite bleue) , dès le grade "Rose-Croix" . Explicite, le grade du 17eme degré s'appelle "Chevalier d'Orient et d'Occident". Dans un discours du 8 avril 1839 l'officier du Grand-Orient de Bainville a dans la Loge des chevaliers de la Croix expliqué que" l'ordre maçonnique est une émanation de l'Ordre du temple , dont vous connaissez l'histoire et les malheurs, et il ne peut pas être raisonnablement autre chose" (désolé pour la datation ancienne mais il s'agit d'une illustration). Encore plus vérifiable (BNF) et officiel, on citera Le Globe, initiations maçonniques (Paris, 1839) où on lit " l'ordre maçonnique fut établi dans le XIV eme siècle par des membres de l'Ordre du Temple, d'obédience du grand-prieuré d'Ecosse". La maçonnerie se solidarise avec l'ordre proscrit par l'Eglise, dont les aveux des membres issus des procès verbaux présentés en son temps par Michelet (grand historien de l'Institut, FM) font apparaître des négations de la divinité de Jesus ou de sa crucifixion. L'incompatibilité totale de la Franc-maçonnerie avec la foi catholique s'exprime clairement dans le grade du Chevalier Kadosch (saint, purifié, consacré en hébreu), correspondant au 30 eme degré Ecossais ancien (aussi appelé chevalier de l'Aigle) où le rite prévoit un costume de chevalier templier que revêt l'initié (La revue de référence "Tuileur de l'Ecossisme" édité chez Delaunay en 1821 parle de ce grade comme "le nec plus ultra de la Maçonnerie Templière"), poignard en main, où il doit prononcer le mot Nekam ("vengeance" en hébreu à l'encontre de la papauté) et répondre à l'injonction " Foule au pieds cette image de la superstition, brise la" ...correspondant à un crucifix placé à même le sol...voilà pour le rapport avec le catholicisme qui a par ses papes condamné l'appartenance à la Franc-maçonnerie dans pas moins de douze encycliques.

"Breivik s'est d'ailleurs qualifié de «templier»" Guidière, Figaro du 25.07.2011
Représentation imaginaire de Jacques de Molay datant du XIXe siècle, référence obsessionelle de la Franc-maçonnerie... le site internet de Franc-maçonnerie Magazine fait de la publicité pour un ouvrage maçonnico-ésotérique sur les Templiers. Et pour les démagogues qui voudraient établir un parallèle entre les Croisés d'hier (logique initiale de défense d'un territoire occupé) avec les Djihadistes de tout temps (logique de conquête), on les orientera vers les travaux de René Grousset de l'Académie fançaise ou ceux du professeur Jacques Heers, un des meilleurs médievistes contemporain.
Pourquoi Guidière occulte toute cette facette de l'existence de Breveik qui devait l'occuper plusieurs fois par mois, qui a dû alimenter son imaginaire symbolique et surtout idéologique ? Guidière en balayant d'un revers de main une telle manne explicative laisse pantois...
3- Faire un parrallèle symétrique entre un "fondamentalisme Chrétien" qui renvoit au fondement des textes de l'Evangile emplis d'amour (y compris pour ses ennemis !) et un "fondamentalisme islamiste" (Guidière n'a pas le courage d'écrire "fondamentalisme islamique" ou musulman) qui renvoit au texte coranique et à la Tradition du hadith dont on n'ose relever le nombre d' occurences du mot combat (qital) contre les Juifs et Chrétiens (versets de l'épée, abrogeants) et où on chercherait en vain le mot "amour" de Dieu pour les hommes, dénote au mieux un manque de rigueur intellectuelle, au pire une sournoise christianophobie...
Joachim Véliocas, Observatoire de l'islamisation, 25 juillet 2011
Dernier livre paru : Ces maires qui courtisent l'islamisme, Tatamis, 2010
08:24 Publié dans 01 - COMMUNIQUES, 25- Réflexions, tribunes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guidière, mathieu, mathieu guidière |
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15.06.2011
Le drôle de panthéon islamique de BHL : retour sur un bloc-note délirant
Ce que Boniface aurait pu ajouter dans son livre...s'il n'était pas islamophile.


BHL voulait s'insurger contre les Assises sur l'islamisation en convoquant des grands penseurs musulmans comme preuve de " grandeur et douceur" de l'islam, sans les avoir lu de toute évidence. Car ses références lumineuses auraient aujourd'hui lapidé Sakineh, condamné les apostats, fait fermer les salles de concert et déclenché le djihâd contre les Etats non-musulmans...On ne s'improvise pas islamologue.
Dans son Bloc-note du 23 décembre 2010, Bernard Henri-Lévy a commis un "Botul puissance 10", mais aucun journaliste n'a relevé, ce qui confirme l'ignorance du microcosme parisien quant à la pensée islamique. Botul, c'est le philosophe qui n'a existé que dans l'esprit d'un journaliste du Canard enchaîné, accessoirement agrégé de philosophie, qui avait inventé ce personnage que BHL cite dans son dernier livre au titre aussi pédant que lui, comme un phare de la pensée contemporaine. Une gaffe dont les médias s'étaient bien gaussés. Eh bien ils vont pouvoir remettre le couvert car celui qui conspue "L'idéologie française" (une fumeuse dénomination pour mettre sur le dos des Français attachés à leur souveraineté et identité la responsabilité des maux du XXème siècle grâce à des techniques d'amalgame dont BHL a le secret) a aligné les bourdes. Remettons la citation dans son contexte, un Bloc-note intitulé L'honneur des musulmans destiné à s'insurger contre Les Assises sur l'islamisation :
"l’amalgame qui fait de 5 millions de citoyens des occupants en puissance, contre l’acte de violence symbolique inouïe qui fait d’une spiritualité la figure même du pire, c’est-à-dire du nazisme, il est urgent que des voix s’élèvent pour rappeler : primo, que l’immense majorité de ces musulmans sont des Français qui n’ont plus avec l’islam qu’une relation d’appartenance culturelle vague ou familiale ; mais, secundo, que, quand bien même cela ne serait pas, quand bien même ils seraient tous de pieux observants, attachés à leurs rites et aux mosquées où ceux-ci se pratiquent, il faut être un sombre crétin pour ignorer que cette pratique a, comme les autres, sa dignité – on peut être juif, chrétien, voltairien, athée, on peut n’avoir, avec le Coran, aucune affinité particulière, et être pourtant sensible à la grandeur, la douceur et l’honneur de l’islam quand il a ses sources, aussi, chez Averroès, Al-Kindi, Al-Farabi, Al-Ghazzali ou dans « Les clés du mystère » de Fakhr ad-Din ar-Razi."
Pour tout islamologue, présenter ces grandes figures de la pensée ou du juridisme musulman comme des modèles de douceur et de tolérance est bon pour les plateaux télévisés, mais quant à la vérité historique, ce n'est pas dans Le Point qui construit ses Hors-Série sur l'islam avec le concours de Tariq Ramadan qu'il faut la chercher...
Présentons donc les figures honorables incarnant l'islam modéré de Bernard Henri-Levy :
- Al-Ghazzali ? il aurait lapidé Sakineh !
Ghazzali (1058-1111) connu pour être un éminent juriste muslman, est notamment celui qui s'est opposé de manière virulente aux philosophes dans son livre Tahafut al-Falasifa (L'incohérence des philosophes) (1095) expliquant que ces penseurs vont à l'encontre de la révélation coranique. Un siècle plus tard, Averroes déconstruit la position de Ghazali dans une réplique intitulée Tahafut al-Tahafut (incohérence de l'incohérence), ce qui n'empêche pas BHL d'accoler leurs noms malgré tout ce qui les oppose.
Selon le professeur tunisien Yadh Ben Achour dans son livre Aux fondements de l'orthodoxie sunnite (PUF, 2008)"chez Ghazali, le pouvoir est considéré comme une force de contrainte et de coercition qu'il appelle shawka (pointe,aiguille,éperon)" (page 48)
Al-Ghazzali est donc un orthodoxe, dans son Livre du Repentir, il confirme les châtiments devant être infligés à ceux qui ne se plient pas à l'ordre islamique totalitaire. Sur le vin : " Le fait que la loi religieuse institue une peine légale pour la consommation du vin montre la gravité de son cas. Donc cela fait partie des pêchés majeurs en vertu de la loi religieuse" ( édition La Ruche, 2003, page 72). Ghazzali dans le même livre, rappelle à de multiples reprises que l'écoute de la musique fait partie des péchés à expier, dénonçant "l'obscurité provoquée par le péché de l'écoute de la musique" (page 75). Un homme tolérant ce Ghazzali, il aurait fait fermer les cafés-concert jazz de St-Germain des Près, qu'en pense BHL ?
Mais ce qui devrait inciter BHL à beaucoup plus de prudence lorsqu'il cite des "penseurs" musulmans portant en eux "la grandeur, la douceur" de l'islam, ce sont leur écrits sur la lapidation, le grand combat actuel de BHL qui défend la malheureuse iranienne Sakineh suspendue à la peine de lapidation pour relation extra-conjuguale. La punition physique en islam classique des femmes ayant eu des relations sexuelles hors mariage n'a jamais été abrogée par les oulémas. Et pour cause, ce châtiment a été ordonné par Mahomet lui même. Ghazzali, toujours dans son Livre du Repentir que BHL n'a évidemment pas lu, prend l'exemple de la pauvre femme nommée al-Ghâmidiyya s'accusant auprès de Mahomet d' avoir forniqué. Sympa, Mahomet attend que finisse la grossesse avant d'ordonner à ses sbires : "Il remis alors l'enfant à l'un des musulmans puis il ordonna qu'on creuse pour elle un trou jusqu'à la poitrine. Ensuite, il ordonna aux gens de la lapider" (page 126) . Voilà un grand classique de jurisprudence rappelé par Ghazzali, dont le nom a été choisi par la Grande Mosquée de Paris pour baptiser son Institut théologique, comprendre école de charia. BHL pour rester cohérent dans son combat contre la lapidation va-t-il demander la fermeture de cette vénérable institution ? Non il préfère traquer ses "nazis" imaginaires, qu'il pense avoir débusqué au Bloc Identitaire !
Le Jihâd contre les "mécréants" :
La distinction entre petit (combat armé) et grand jihâd (combat intérieur, spirituel) n’est mentionnée ni dans le Coran, ni dans les six recueils classiques des hadith reconnus comme authentiques. Cette nouvelle acception du terme dans sa dimension de combat spirituel contre ses mauvais penchants (grand jihâd), provient de l’école Soufie et n’apparaît qu’au IX ème siècle. Al-Ghazâlî enseigne dans La mesure des Actes que la distinction entre petit et grand jihâd aurait été défini par les compagnons de Mahomet :
« Combattre effectivement est aussi malaisé que de reprendre le souffle. Seul le connaîtra celui qui cherche à extirper l’appétit de son âme. C’est pourquoi les compagnons ont dit « nous revenons du « petit jihâd » pour aborder le « grand jihâd » ils ont donné à la lutte à l’épée contre les mécréants le nom de « petit jihâd ». C’est ainsi que quand on a demandé au prophète « quel est le meilleur des jihâd Ô envoyé de Dieu » il a répondu « Le combat contre tes passions ». Ghazali, La Mesure des Actes, édition Albouraq, 2005 .
Dans son Livre du Repentir cité plus haut, il cite al-Khudrî donnant des pieux conseils : "Attache-toi au jihâd (combat sur le chemin de Dieu), car c'est le monachisme de l'Islam" (page 188)

Photo : BHL lors d'un entretien amical avec des officiers Bosno-musulmans tiré de son documentaire Bosna! (1994). A l'époque, il soutenait les troupes de l'islamiste Alija Izetbegovic auteur de la fameuse Déclaration islamique théorisant la séparation avec les infidèles, par la violence si nécessaire. Les camps de tortures pour civils serbes mis en place à Tarcin et Celecebi étaient manifestement ignorés du "philosophe". Mis en place par les brigades neo-nazies HOS, ces camps furent visités par Izetbegovic qui deviendra le premier président de la Bosnie indépendante grâce au soutien de l'Iran, Mitterand et de son VRP BHL.. Plus d'information en relisant notre dossier sur les criminels de guerre bosniaques.
- Averroes et le djihâd
L’islamologue Dominique Urvoy, dans sa biographie d’Averroès (Dominique Urvoy, Averroès. Les ambitions d’un intellectuel musulman, Flammarion,1998 p.146) écrit que le philosophe aurait été obligé d’accepter la condamnation de Salman Rushdie s’il avait vécu à notre époque. Le jihâd, Averroès lui consacra un chapitre dans son livre Bidâyat al-Mudjtahid ainsi que dans la Paraphrase de la République de Platon dont est tiré l’extrait suivant :
« Les nations de l’extérieur […] doivent être contraintes. Dans le cas de nations difficiles, cela ne peut se produire que par la guerre. Il en est ainsi dans les lois qui procèdent conformément aux lois humaines, comme dans notre loi divine. Car les chemins qui dans cette loi conduisent à Dieu […] sont au nombre de deux : le premier passe par le discours, le second par la guerre » (Averroès, Commentary on Plato’s Republic,éd Ralph Lerner, Ithaca/Londres,1974, I,VII,11,p.26,14-18)
Ainsi Averroès expose une version orthodoxe de la charia concernant les nations du territoire d’infidélité, la soumission par la conversion ou le combat. Son biographe Al-Ansârî al-Marrâkusî, s’appuyant sur le témoignage d’un disciple Abûl-Qâsim b. at Taylisân (1179-1244), rapporte qu’Averroès, dans un prêche à la Grande Mosquée de Cordoue, a appelé au jihâd offensif contre les royaumes chrétiens du Nord.
Pour en finir avec le mythe d’un Averroès tolérant, il faut aussi rappeler ce qu’il avait en commun avec les théories nazies sur l’eugénisme : l’élimination des handicapés mentaux. Qu'en pense BHL ?
- Al-Fârâbi, philosophe musulman ayant été une des grandes influences d’Avicenne et Averroès, n’est pas en reste en matière de jihâd. Dans ses Aphorismes (Fusûl), il dresse une liste de 7 raisons justifiant la guerre. En premier lieu vient la guerre défensive, mais le deuxième point évoque la guerre offensive d’appropriation du butin. La troisième raison est fallacieuse, il s’agit de présenter la défaite du vaincu comme un bienfait, l’invitation à l’islam étant forcément positive. La quatrième raison est la conquête de réservoirs à esclaves, de peuples arbitrairement considérés comme de nature servile.
Un second texte de Fârâbi légitime le jihâd, L’Obtention de la félicité (.Al Fârâbi, Kitâb mabâdi Arâ ahl-al-mâdina al fâdila, éd. Richard Walzer, Oxford,1985). La félicité ne peut bien sûr être goûtée que par les peuples suivant la voie de l’islam, la voie du bonheur. Dans une orthodoxie islamique parfaite, Fârâbi préconise deux méthodes pour que les peuples de la terre atteignent le bonheur : l’invitation à la conversion, ou pour les récalcitrants, le jihâd. La philanthropie islamique a ses raisons pour apporter la félicité aux peuples du mondes. Le philosophe Al- Fârâbi à la différence de Platon, une de ses influences, ne conçoit donc pas la guerre comme un recours uniquement défensif.
- Fahr ad-Din ar-Razi (1150-1210) a aussi une conception très classique de l'islamisme, Yadh Ben Achour dans son ouvrage cité plus haut explique que ar-Razi "s'appuie sur un argument de caractère théologico-politique, d'après lequel le Livre indique les normes que Dieu a ordonnées pour parvenir à la justice et à l'équité, la Balance symbolise la direction des hommes vers ces normes, ce qui est l'affaire des princes, enfin le Fer, se transformant en arme de dissuasion, signifie qu'en cas de désobéissance, ces normes lui seront imposées par le Glaive" (page 131). C'est ainsi que dans son célèbre Commentaire du Coran, ar-Razi préconise la mise à mort de l'apostat en cas d'éloignement de la Oumma. Que pense BHL de cette conception de la liberté religieuse ?
La question est maintenant de savoir jusqu'à quand BHL sera considéré comme un philosophe engagé crédible par un système médiatique français complètement kidnappé par une gauche aussi inculte qu'intolérante avec les dissidents de la pensée unique.
Joachim Véliocas, Observatoire de l'islamisation- février 2011. Dernier ouvrage paru : Ces Maires qui courtisent l'islamisme, éditions Tatamis, 2010.
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15.12.2010
La Résistance se réunit samedi à Paris
(Le chef d'état expliquant l'incompatibilité de l'islam avec la laicité n'est autre que le roi du Maroc Hassan II au début de la vidéo.)
(Cliquer sur l'affiche pour agrandir le programme)
Le grand reporter franco-iranien Emmanuel Razavi a rapporté dans son ouvrage sur les Frères musulmans les impressions d’un cadre opérationnel des Renseignements généraux en charge des réseaux islamistes :
« Dans l'Hexagone, ils [les islamistes] se politisent. Les Frères musulmans ont compris que l'action terroriste n'était pas utile, à moins qu'ils ne se retrouvent en situation de blocage. Auquel cas, la France ne serait pas à l'abri d'une action de grande intensité. Mais aujourd'hui, on ne semble pas être dans cette configuration, puisqu'ils ont obtenu beaucoup de la République. […]La troisième guerre mondiale a commencé dans la tête des islamistes. Une guerre dont les prémisses s'inscrivent dans la droite ligne de Munich. Les femmes et les hommes politiques de ce pays ne pourront pas dire qu'ils ne savaient pas, car il y a maintenant plus de dix ans qu'on les a mis en garde. Mais ils n'ont cessé de continuer à accueillir des intégristes musulmans sur le territoire comme s'il s'agissait d'une minorité qui avait des droits acquis. À croire qu'on les considère comme nos Indiens d'Amérique ! À Munich, il y avait une alternative. Soit on choisissait la voie du courage, soit on se couchait. On a choisi la seconde solution. On a vu ce qui s'est passé. N'a-t-on pas retenu les leçons de l'Histoire ? » Emmanuel Razavi, Frères Musulmans dans l’ombre d’Al Qaeda, Jean-Cyrille Godefroy, 2005, p. 143
Quand le livre est paru, le ministre de l'Intérieur s'appelait Nicolas Sarkozy...
00:09 Publié dans 01 - COMMUNIQUES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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09.06.2010
Vos impôts financent l'islamisme : reportage en Seine-et-Marne
Accéder au dossier complet en cliquant ici. (photos, pièces à convictions...)
Addendum 6: L'hebdomadaire libéral Les 4 Vérités (tirage 18 500 ex.) reprend nos informations.
Addendum 5: Contribuables Associés (146 000 membres) reprend nos informations sur son magazine Le Cri ici et là.
Addendum 4 : Chantal Brunel est recue à Matignon vendredi 11 juin - une présence déjà prévue de longue date -mais l'affaire ne manquera pas d'être évoquée...
Addendum 3: La Une de Minute (tirage 40 000 ex.) du 9 juin est consacrée au scandale :
Addendum 2 : Le Bloc identitaire réclame la démission de Chantal Brunel
Addendum 1 : Le journal de Radio-Courtoisie ouvre sur cette affaire.
Extrait du Parisien, édition du 6 février 2002 :
« Cela m'a paru naturel de soutenir l'association, car j'estime que tout fidèle mérite d'avoir un lieu de culte digne, quelle que soit sa religion, glisse Chantal Brunel, députée (UMP) de la 8 e circonscription de Seine-et-Marne. J'ai déjà puisé dans ma réserve parlementaire, et je le referai certainement cette année. » Du côté du conseil général, on soutient aussi cette initiative. « Les musulmans sont suffisamment nombreux à Roissy pour qu'ils aient leur propre mosquée et leur centre culturel », défend François Perrussot, conseiller général (PS) du canton de Roissy-en-Brie , qui a obtenu une aide financière du département. (185 000 euros)"
Une somme équivalente va être octroyée par le Conseil Régional PS selon le média Saphirnews
Les protagonistes principaux de la collaboration :
- Chantal Brunel Site officiel , page Facebook. A été prévenue une semaine avant de prendre la truelle de l'identité du cheikh islamiste Al-Bouti...(tous les éléments transmis à son assistante parlementaire- contact direct par nos nombreux lecteurs) ...mais qui a quand même tenu à apporter son entier soutien au projet. Errare humanum est, perseverare diabolicum .
- François Perrussot Fiche du Conseil général et page Facebook
- Le Sénateur PS présent samedi dernier, dont nous cherchons à retrouver le nom...
- L'inénarrable père Michel Lelong, spécialiste es-dialogue islamo-chrétien devant l'éternel, a envoyé un fax de soutien dans lequel il s'excuse pour son absence (sic)...mais l'église était quand même représentée par le curé de la ville (soutien systématique des prélats à chaque inauguration de mosquée...).
Les suites de l'affaire :
La question est maintenant celle-ci : Chantal Brunel va-t-elle être exclue de l'UMP ? Si tel n'est pas le cas, couvrir une telle collaboration risque de faire les choux gras du Front National...
De son côté L'Observatoire de l'islamisation aura été encore une fois exemplaire dans son rôle de vigie, toujours au service unique de la France.
16:17 Publié dans 01 - COMMUNIQUES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chantal brunel, ump, islamisation, islamisme, subventions |
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01.11.2009
Communiqué de Joachim Véliocas
Dans la présentation des signataires de "La lettre ouverte adressée à l'Ambassadeur d'Italie, concernant la conquête de Rome évoquée au dernier congrès de l'UOIF", la présentation des époux URVOY contient des omissions de ma part sur leurs qualités respectives. Le texte correct est le suivant:
Marie-Thérèse URVOY: Professeur d'islamologie à l'Université Catholique de Toulouse. Dernières publications: "Abécédaire du christianisme et de l'islam" (en collaboration avec Dominique URVOY), Editions de Paris, 2008. "L'action psychologique dans le Coran" (en collaboration avec Dominique URVOY). Le Cerf, 2007.
Dominique URVOY: Professeur de pensée et civilisation arabe à l'Université de Toulouse II. Dernières publications: "Abécédaire du christianisme et de l'islam" (en collaboration avec Dominique URVOY), Editions de Paris, 2008. "L'action psychologique dans le Coran" (en collaboration avec Dominique URVOY). Le Cerf, 2007.
Merci aux médias ayant reproduit cette lettre de rectifier.
Joachim Véliocas.
21:11 Publié dans 01 - COMMUNIQUES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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22.10.2009
Conquête de Rome évoquée au congrès de l'UOIF : 7 islamologues écrivent à l'Italie
20:12 Publié dans 01 - COMMUNIQUES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : uoif, veliocas, rené marchand, johan bourlard, dominique urvoy, ump, ps, islamisme, islam |
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11.12.2008
Islam : trop visible en France ? Joachim Véliocas invité sur France O
1- Preuves de mes affirmations sur Tareq Oubrou :
Bernard Godard et Ghaleb Bencheikh ont mis en doute mes révélations sur la conception de l'islam de Tareq Oubrou, recteur des mosquées de l’Association des Musulmans de Gironde (AMG, membre de la sulfureuse UOIF) et annoncé comme le « chef de projet » de la future grande mosquée de Bordeaux. Un projet très ambitieux déjà avancé par l’acquisition par la mairie de la ville d’un terrain de 11 000m2 situé rive droite de la Garonne…
Or, mes affirmations sont exactes. Tareq Oubrou a donné par le passé des conférences sur Hassan Al-Banna (1906-1949), au cours desquelles il encense le fondateur des Frères Musulmans qui affirma en son temps qu’« il est dans la nature de l'Islam de dominer, d'imposer sa loi à toutes les nations et d'étendre son pouvoir dans le monde entier». (Hassan al-Bannâ’, charte des Frères Musulmans)
Les vidéos de l'intégralité de sa conférence sur le père de l'islamisme moderne sont ouvertement consultables sur le site internet Dailymotion ou Googlevidéo. Il y fustige toute interprétation non littérale des textes, fait l'apologie de la Dawa' « expansion de l'islam à toutes les strates de la société », réclame l'Etat islamique dans un premier temps, puis « la réunion de tous les Etats islamiques » dans le Califat mondial. Il n'est pas pressé « une question de siècles »...
Les citations en italiques qui vont suivre sont tirées de cette même conférence :
Le Califat, abolit par un « juif », est à restaurer :
« Le Califat qui est le symbole de la réunion et de l’union de toute la communauté, c’est le symbole de la force des musulmans. Un 2 mars 1924 le Califat est déclaré abolit par Mustapha Kemal connu sous le nom de Atatürk, c'est-à-dire le père des turcs, qui est un juif d’origine et qui s’est déguisé en musulman. La Oumma se trouve alors dans une situation illégale, je dirais même dans une position de péché, car le Califat est une obligation, et la réunion des musulmans, l’union autour de ce Calife est une obligation. Et tant que les musulmans ne sont pas réunis autour du Califat, ils sont des pécheurs, sauf ceux qui oeuvrent pour restaurer ce Califat » d’Istanbul à…Bordeaux. (Khilafa est le mot employé lors de la conférence, je me permet de le franciser pour faciliter la compréhension)
La France en tant qu’Etat-nation est donc un obstacle à l’internationalisme du Califat mondial. Bordeaux ne serait qu’une ville dans l’ensemble de l’Ordre islamique mondial. Mustapha Kemal (1880-1938), père de la Turquie moderne, dont la judéité supposée n'est qu' une invention3destinée à le diaboliser (le fameux complot juif), voulait cantonner la religion dans la sphère privée. Le « Père des turcs » (Ataturk), qui se réclamait de la Révolution française, qui voulait laïciser l’état, qui libéra les femmes du hijab et abolit la polygamie, demeure à ce titre un des personnages historiques des plus honnis en islam.
L’islam « est un pays », la frontière « une méprisable hérésie »
« L’islam est une organisation c’est un ordre des choses qui touche à tous les phénomènes et à tous les champs de la vie […] cette notion a suscité la surprise de la communauté, parce que pour beaucoup de musulmans l’islam est réservé aux vieux, est réservé aux mystiques, dans un petit coin de la mosquée, en dehors de la mosquée tu peux vivre ta vie. L’islam comme le veut le Coran touche à tous les domaines de la vie. C’est un Etat, c’est un pays […] il regroupe toute la communauté dans une géographie. Il n’y a pas de frontières […] la frontière entre deux pays est une hérésie méprisable en islam. Les Frères musulmans ne reconnaissent pas les frontières entre les peuples musulmans. » Tareq Oubrou expliquant qu’il suffit d’un représentant par Wilayat, soit par sous-région administrative califale. La France serait donc dirigée par un représentant local du Calife…
De plus, il reprend bien les idées d’Hassan al-Banna à son propre compte. Il ne dit pas « la frontière entre deux pays est une hérésie méprisable selon Hassan al-Banna » mais bien « la frontière entre deux pays est une hérésie méprisable en Islam ». De même, sur la question du Califat, Tareq Oubrou enfonce le clou en précisant que la fin du gouvernement transfrontalier est une situation intenable, que les musulmans ne collaborant pas à ce projet sont à blâmer : « je dirais même dans une situation de péché »…il s’exprime bien à la première personne et non au nom de Al-Banna.
Il avoue d’ailleurs bien volontiers que Hassan-al-Banna est son inspirateur principal : Dans un livre d’entretiens avec Leila Babès, Loi d’Allah, loi des hommes [4](Albin Michel), Tareq Oubrou cite ses références doctrinales « je n’hésite pas à m’inspirer de tous les courants islamiques anciens ou modernes : salafisme, soufisme, mutazilisme, Frères musulmans. Dans chaque courant il y a du positif et du négatif. Hassan al-Banna, à ce titre, reste pour moi l’un des personnages qui m’ont le plus marqué avec Shafi’î, Ghazali, Ibn Arabi, Ibn Taymiyya et d’autres» Leila Babès, Tareq Oubrou, Loi d’Allah, loi des hommes, Albin Michel, 2002 p.43
Lors de la même conférence sur Hassan al-Banna’ il affirme :
« Il (le Calife) dirige la vie par la religion, il dirige les relations entre les hommes par la religion. Et quand on dit la religion c’est pas dans le sens ecclésiastique, ni judaïque du terme. La religion en islam elle a toute une autre signification, c’est une manière de vivre c’est une conception des choses, c’est un mode de vie selon la volonté d’Allah »
« La politique est une donnée, est une partie, est un élément de l’islam. Le Prophète était un chef d’Etat. »
Question d'un fidèle à la fin de la conférence :
« Puisque la politique fait partie intégrante de l'islam, comment peux-tu nous conseiller, nous jeunes Français musulmans de participer à la politique dans notre patrie la France et de ne pas laisser le terrain libre aux non-musulmans? » ( laisser le champ libre à Alain Juppé par exemple)
Sourire mi-gêné mi-amusé de Tareq Oubrou : « je pense que Abdallah Ben Mansour (nda : co-fondateur de l'UOIF, tunisien lié au parti Ennhada, interdit en Tunisie pour cause d'islamisme) saura vous donner la réponse [...] il est plus branché sur la question que moi »
"La politique des musulmans ce n'est pas la politique des autres, la politique des autres est construite sur le mensonge" balance carrément Oubrou... Ce qui n'empêche pas Alain Juppé d'avouer d'avoir "d'excellentes relations" avec les responsables associatifs musulmans...
Lors d’un "chat" avec les lecteurs du Monde, le 10 janvier 2008:
« Moned : A quand la grande mosquée de Bordeaux ?
Alain Juppé : Nous sommes en discussion avec la communauté musulmane. Nous avons d'excellentes relations avec ses principaux leaders. J'ai déjà indiqué qu'un terrain leur serait proposé. Ils sont en train d'élaborer leur projet, qui, je l'espère, pourra se réaliser dans les prochaines années. »
Pour lire toutes les citations compromettantes, se reporter à notre article.
Pourquoi, alors, Bernard Godard, pourtant très bien informé de par sa longue carrière aux Renseignement généraux, spécialisé dans les questions islamiques, s’échine à mettre en doute mes propos, tout comme Ghaleb Bencheikh qui va jusqu’à affirmer avoir de bons rapports avec Tareq Oubrou (il l'invite souvent dans son émission de France 2) ? Cela est très compréhensible lorsque l’on sait que Bernard Godard a été un des artisans de la création du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), dans laquelle il a laissé s'introduire l’UOIF, dont fait partie Tareq Oubrou, un mouvement fondamentaliste notoire. Critiquer Tareq Oubrou serait pour lui intenable, il se déjugerait et devrait avouer ses erreurs d’appréciations, voire un manquement professionnel…Effectivement, l’Institut européen en science des religions présente ainsi Bernard Godard : « De 1997 à 2002 il est en charge du dossier islam au ministère de l’Intérieur, depuis 2002, il assure le suivi de l’islam comme chargé de mission au bureau des cultes. Il est considéré comme un des « architectes » du CFCM. »
Voilà pour le cas Oubrou. Pour en savoir plus sur le contenu de cette fameuse conférence,se référer à notre article édifiant et complet sur le sujet.
2- Preuves de mes affirmations sur l’Institut de théologie de la Mosquée de Paris
Lors de l’émission, j’ai sérieusement déstabilisé mes adversaires en révélant les idées d’ Al-Ghazâlî (1058-1111), nom que s’est donné l’Institut de théologie de la Grande mosquée de Paris, qui forme les imams dits « français ».
Dans mon ouvrage L’islamisation de la France (éditions de Bouillon, 2007), je m’étais arrêté sur ce grand jurisconsulte, incontournable jusque dans les Fnac où il fait partie des meilleures ventes de livres des rayons Islam.
Voici donc ce que je révélais à la page 38 :
« La distinction entre petit (combat armé) et grand jihâd (combat intérieur, spirituel) n’est mentionnée ni dans le Coran, ni dans les six recueils classiques des hadith reconnus comme authentiques (Sâhih). Cette nouvelle acception du terme dans sa dimension de combat spirituel contre ses mauvais penchants (grand jihâd), provient de l’école Soufie et n’apparaît qu’au IX ème siècle. Al-Ghazâlî (1058-1111), grand théologien musulman pré-cité, éminemment respecté, enseigne dans La mesure des Actes que la distinction entre petit et grand jihâd aurait été défini par Mahomet et ses compagnons, donc sacralisée:
« Combattre effectivement est aussi malaisé que de reprendre le souffle. Seul le connaîtra celui qui cherche à extirper l’appétit de son âme. C’est pourquoi les compagnons ont dit « nous revenons du « petit jihâd » pour aborder le « grand jihâd » ils ont donné à la lutte à l’épée contre les mécréants le nom de « petit jihâd ». C’est ainsi que quand on a demandé au prophète « quel est le meilleur des jihâd Ô envoyé de Dieu » il a répondu « Le combat contre tes passions[5] ».
Le petit jihâd est un préalable à l’accomplissement d’une société pacifiée et vouée sans entraves à l’islam, où il n’existe pas de groupes d’individus gênant l’application de son programme. A cet égard, la France en refusant la non-mixité dans les écoles, en interdisant le port du voile à l’école et dans la fonction publique, en enseignant l’évolutionnisme à ses enfants, peut être perçue par une frange radicale des musulmans comme entravant l’épanouissement de l’islam, raisons suffisantes pour déclencher un conflit.
Le « grand jihâd », cet effort spirituel, ne peut se réaliser pleinement que dans une société favorable à l’islam. L’ « Argument de l’islam », surnom d’ Al-Ghazali, dans son Livre du Repentir, ne dit pas autre chose :
« La cessation de l’inclination est due à la force de la certitude et à la sincérité de la lutte antérieure […] l’affirmation de celui qui estime cela n’atteint pas le mérite du combat spirituel puisqu’elle relève une incapacité à embrasser le sens plénier du mot jihâd (intégrant l’effort spirituel), car le but du jihâd (guerrier) n’est pas une fin en soi, il vise plutôt le fait de briser l’acharnement de l’ennemi pour qu’il ne t’entraîne pas vers ses désirs et s’il échoue dans sa tentative de t’entraîner ainsi, il ne peut plus t’empêcher d’emprunter la voie de la religion. »[6]
De plus, j’avance que Al-Ghazâlî est un juriste musulman favorable à la lapidation des femmes, ce qui est tout à fait exact. Que ceux qui en doutent lise son Livre du repentir.
L’Institut, dans la présentation de son programme, affirme que « Les grandes lignes de ce cursus sont inspirées des programmes appliqués dans des universités des sciences islamiques telles que AL-AZHAR, l’Emir Abdelkader , Qarawine etc. »
Voici les extraits d’un texte du professeur Maryam Jameelah, intitulé Islam versus ahl al kitab past and present, trouvé sur le site Internet officiel d’Al-Azhar (traduction anglais-français par Joachim Véliocas) :
« L’islam abhorre la doctrine du sécularisme. Le musulman ne peut que tendre vers un environnement islamique dont le devoir d’établissement lui revient […]
Seul l’islam constitue un mode de vie complet, embrassant tout, compréhensif, où l’individu contre la société et le matériel contre le spirituel se balancent en parfaite harmonie. Les lois de l’islam appelées charia fournissent une infaillible guidance à tous les aspects individuels et sociaux de la vie collective. La Charia embrasse le rite religieux, le caractère personnel, la morale, les habitudes intimes, les relations familiales, les affaires économiques et sociales, l’administration, les droits et les devoirs des citoyens, le système judiciaire, les lois de la guerre et de la paix et les relations internationales […] l’islam est un système réaliste qui suppose que le peuple vivant selon sa voie vivra dans une société gouvernée par l’islam »
Les caractéristiques du totalitarisme sont excellemment bien exposées par Maryam Jameelah. Comment André Bercoff peut-il affirmer que « L’islam est une religion comme une autre » ? Le journaliste, qui, avant l’émission dans les loges, m’affirma tranquillement que nous étions en pleine quatrième guerre mondiale…à la télé, l’autocensure règne.
3- Ghaleb Bencheikh et ses contradictions.
Ghaleb Bencheikh est un vrai musulman modéré, s’évertuant avec son courageux frère Soheib d’incliner les musulmans de France vers un mouvement réformiste libéral (à l’inverse du mouvement réformiste salafiste des Frères Musulmans). A ce titre, je tiens à exprimer mon soutien à Ghaleb Bencheikh, homme qui est resté courtois avec moi tout au long du débat, malgé nos divergences.
L'intellectuel musulman a mis en doute mes affirmations sur Averroès lorsque je remarque qu’il exhorta de son vivant les musulmans d’Andalousie à lancer un Jihâd contre les Chrétiens du nord de l’Ibérie. Je le renvois donc au chapître II de mon livre, page 40, Philosophie musulmane et Jihâd :
« La philosophie musulmane, la falsâfa, surtout fruit des penseurs Iraniens, est sans aucun doute une source de pensée auxquels les occidentaux auraient tort de se priver. Mais si il est nécessaire de vanter les qualités d’Avicenne, et de Al-Fârâbi, pour ne citer qu’eux, il serait trompeur de les voir comme l’incarnation de la sagesse perdue de l’islam.
Averroès (Ibn Rushd), persécuté pourtant de son vivant par le Calife Al-Mansur et ignoré pendant des siècles en Orient[7], est devenu récemment l’étendard de la pensée arabo musulmane (bien qu’il fut ethniquement espagnol). Référence obligatoire lorsque l’on traite du théorique « islam des lumières », son nom s’accole à d’innombrables mosquées et associations musulmanes en France. Preuve par lui-même que la tolérance serait possible en islam, le philosophe commentateur d’Aristote est de toute évidence une grande intelligence, mais sa conception de l’islam est dans bien des aspects contraire à la sagesse qu’on lui prête. Pour Averroès, la charia ne se discute pas, celui qui aurait l’audace de le faire s’exposerait à des châtiments justifiés. La sagesse, selon lui, a pour principe de faire allégeance à la Loi en estimant aveuglément le législateur. Toute opposition aux prescriptions de la charia fait planer la menace de la division de la communauté des croyants, et à ce titre, sème le trouble, le désordre (fasâd), réprimandable par l’exécution. Ainsi, dans son livre Tahafut al-Tahafut, Averroès recommande de tuer les hérétiques. L’islamologue Dominique Urvoy[8], dans sa biographie d’Averroès[9], écrit que le philosophe aurait été obligé d’accepter la condamnation de Salman Rushdie s’il avait vécu à notre époque. Le jihâd, Averroès lui consacra un chapitre dans son livre Bidâyat al-Mudjtahid ainsi que dans la Paraphrase de la République de Platon dont est tiré l’extrait suivant :
« Les nations de l’extérieur […] doivent être contraintes. Dans le cas de nations difficiles, cela ne peut se produire que par la guerre. Il en est ainsi dans les lois qui procèdent conformément aux lois humaines, comme dans notre loi divine. Car les chemins qui dans cette loi conduisent à Dieu […] sont au nombre de deux : le premier passe par le discours, le second par la guerre »[10]
Ainsi Averroès expose une version orthodoxe de la charia concernant les nations du territoire d’infidélité, la soumission par la conversion ou le combat. Son biographe Al-Ansârî al-Marrâkusî, s’appuyant sur le témoignage d’un disciple Abûl-Qâsim b. at Taylisân (1179-1244), rapporte qu’Averroès, dans un prêche à la Grande Mosquée de Cordoue, appela au jihâd offensif contre les royaumes chrétiens du Nord.[11]
Pour en finir avec le mythe d’un Averroès tolérant, il faut aussi rappeler ce qu’il avait en commun avec les théories nazies sur l’eugénisme : l’élimination des handicapés mentaux.
Le professeur Rémi Brague[12], dans une contribution à l’ouvrage collectif « Enquêtes sur l’islam »[13], réalisa un chapitre sur le « jihâd des philosophes » dont les informations dispensées servent à cet éclaircissement. Il conclut son article par un propos allant à l’encontre des idées reçues sur les philosophes estimés paisibles du monde islamique :
« Dans son approbation de la guerre, la falsâfa est encore plus radicale que la pratique islamique ordinaire. Celle-ci a pour but la conquête de l’Etat, non celle des esprits ; il s’agit de s’emparer du pouvoir. D’après la doctrine islamique ordinaire, la conversion à long terme des peuples conquis est hautement souhaitable, mais n’est pas une fin première.[…] La fin principale est la paix (salâm), c'est-à-dire, la domination islamique sur un domaine « pacifié » (dâr as-salâm). Les philosophes développent une doctrine d’après laquelle la guerre sainte peut conduire à la philosophie, ce pour quoi ils veulent aussi conquérir les âmes. »[14]
Aussi, Mr Bencheikh a mis en doute le fait qu’Anne-Marie Delcambre ait le titre d’universitaire. Curieux pour la seule femme française à avoir été félicitée par l’Université islamique d’Al-Azhar pour ses travaux à la fin des années 80. Anne-Marie Delcambre est docteur d’Etat en droit, docteur en civilisation islamique et professeur d’arabe littéraire dans un des plus grand lycée parisien. Tout comme moi, elle pense que l’islamisme et l’islam sont aussi inséparables que l’œuf du poussin.
Mais revenons à la conception de l’islam de Mr Bencheikh, dont j’avais consacré quelques lignes dans mon ouvrage, au chapître L’école réformiste libérale, l’ultime espoir. A la page 228, je notais :
« Ghaleb Bencheikh, ou l’islam édulcoré
Ghaleb Bencheikh, présentateur de l’émission dominicale « Islam » sur France 2, a un profil similaire à Malek Chebel en terme d’approche de la religion musulmane. Docteur ès sciences, physicien et de formation philosophique et théologique, c’est un intellectuel d’une réelle érudition. Bencheikh est partisan d’une relecture du Coran à l’aune de son contexte historique. Allant à l’encontre des musulmans considérant le livre divin intouchable, il ne veut plus tenir compte des passages guerriers. Sa position est hasardeuse, il soutient que « Ces passages violents du Coran sont toutefois éclipsés par pléthore d'autres passages qui, tel le verset 31-33 de la sourate 41, disent : « La bonne action et la mauvaise ne sauraient aller de pair. Repousse le mal par le bien... »[15]
Les appels aux combats éclipsés ? Les versets de l’épée sont pourtant abrogeant, et donc ne peuvent être remis en cause. Aussi, l’intellectuel veut faire du Coran un livre temporel, perdant ainsi son caractère éternel pourtant reconnu comme tel par la tradition. Il prône une relativisation des passages guerriers, comme si la parole de Dieu pouvait s’interpréter au second degré en islam…
« Afin de ne pas se borner à une lecture littéraliste telle que la pratiquent les pourfendeurs du Livre et les extrémistes fanatiques, il faut disposer d'un outillage intellectuel, qui permet de relativiser ces quelques phrases, qui ne sont en rien une innovation Coranique. Encore une fois, aux exégètes musulmans d'assumer leur responsabilité. Ils doivent affirmer que ces passages Coraniques sont temporels et circonscrits. »[16]
L’optimisme de Bencheikh est démesuré. D’après lui, les passages violents du Coran se résument à « quelques phrases »[17]. Or, le jihâd, au sens de guerre, apparaît quarante neufs fois dans le Coran, et le verbe « combattre » (qital) cinquante et une. Le Coran et les diverses biographie de Mahomet rapportent que le prophète de l’islam aurait organisé et personnellement dirigé vingt-sept campagnes militaires, puis décidé trente-huit autres confiées à ses compagnons. On aimerait croire Bencheikh quand il poursuit : « Le Coran est un chant d'amour oblatif, un appel pathétique à la mansuétude et la magnanimité, continuateur des préceptes nobles et moraux de l'Ancien et du Nouveau Testament. » [18] Bencheikh ne dit pas comment le Coran peut être la continuité de l’Ancien et du Nouveau Testament alors qu’il est strictement interdit de lire ces livres en islam, dont le premier aurait été falsifié par les juifs et les chrétiens.
Voici donc ma mise au point. Elle se devait d’être précise et étoffée vu la sensibilité du sujet, et les sous-entendus à mon encontre (exagération, manque d'expérience, voire paranoia)
Ainsi, les téléspectateurs de France O ont tous les éléments pour juger qui, parmi les invités, était « excessif »...ceux qui soutiennent l'islamiste Tareq Oubrou dans les ministères de la République, ou un jeune patriote n'ayant rien à gagner, voulant simplement défendre la liberté de son peuple face au totalitarisme islamique.
Je tiens à remercier Ahmed el-Keiy pour m’avoir invité, ce journaliste honore le service public et la démocratie...même si sur les 171 archives vidéos de son émission, seule celle où j'apparais ne fonctionne pas...le "système" a pris peur.
Vive la France une et indivisible, souveraine, multicolore et non multiculturelle…
Joachim Véliocas.
Auteur de L'islamisation de la France, Godefroy de Bouillon, 2006
[1] Hassan al-Bannâ’, charte des Frères musulmans
[2] http://www.dailymotion.com/relevance/search/al+banna/video/x1ya0h_tarik-oubrou-hasan-albanna-55_politics
[3] Aucun registre d’état civil n’existait avant l’accession au pouvoir de Mustapha Kemal, rendant improuvable cette identité juive. Enfant, il fréquenta l’école coranique. Ses biographes parlent d’un père albanais et d’une mère musulmane originaire de Salonique.
[4] Leila Babès, Tareq Oubrou, Loi d’Allah, loi des hommes, Albin Michel, 2002 p.43
[5] Al-Ghazali, La mesure des Actes, Albouraq, 2005. En vente libre en France, Fnac compris.
[6] Abou Hâmid al-Ghazâlî, Livre du repentir,éditions de la Ruche, 2003, p.141
[7] Averroès n’accéda à la postérité que grâce aux traductions latines et juives de ses œuvres, boycottées et brûlées par les arabes.
[8] Dominique Urvoy enseigne la pensée et la civilisation arabe à l’université Toulouse-Le Mirail, après avoir été professeur d’université à Damas, Beyrouth et Dakar. Il a écrit de nombreux ouvrages.
[9] Dominique Urvoy, Averroès. Les ambitions d’un intellectuel musulman, Flammarion,1998 p.146.
[10] Averroès, Commentary on Plato’s Republic, éd Ralph Lerner, Ithaca/Londres,1974, I,VII,11,p.26,14-18
[11] Voir J.Pui, « Materialon Averroes’Circle » in JNES,LI,1992,p.257.
[12] Rémi Brague est professeur de philosophie médiévale à Paris-I Sorbonne et à Munich.
[13] Anne Marie Delcambre, Collectif, Enquêtes sur l’islam, Desclée de Brouwer, 2004. Les meilleurs spécialistes de l’islam français ont collaboré à cet ouvrage: Edouard-Marie Gallez, Dominique Urvoy, Gérard Troupeau, Samir Khalil Samir, Maurice Bormanns.
[14]Op.Cit, p262
[15] Ghaleb Bencheikhh El-Hocine, Polémique : le Coran et la violence, le point 05/10/01 - N°1516 - Page 78
[16] ibid.
[17] ibid.
[18] ibid.
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25.11.2008
Solidarité-Kosovo, édition 2008.
Communiqué de Solidarité-Kosovo :
Prochain convoi humanitaire : Noël 2008 !
" Le huitième voyage humanitaire de Solidarité Kosovo aura lieu cet hiver. Nous prendrons la route pour amener des jouets, du matériel scolaire et des vêtements chauds aux enfants des enclaves serbes du Kosovo Métochie dans le mois à venir.
Nous avons besoin de l’aide de tous. Depuis l’indépendance du Kosovo le 17 février dernier, la situation des Serbes du Kosovo Métochie n’a fait que se détériorer. Les attaques et l’isolement n’ont pas cessé. Ce n’est pas parce que les médias n’en parlent plus qu’il ne se passe plus rien au Kosovo Métochie ! Le peuple serbe souffre, le peuple serbe a besoin de notre aide!
Au-delà des cadeaux que nous offrons à Noël aux enfants de cette terre martyre, nous apportons un véritable soutien moral à une population abandonnée de tous. Qui se soucie, si ce n’est nous, du sort des Chrétiens serbes du Kosovo ?
Nous vous demandons donc de faire un effort, cette année encore, pour que nous puissions organiser notre convoi humanitaire de Noël dans les meilleures conditions, pour que nous puissions redonner le sourire à des enfants qui n’ont rien.
Faites un don à notre association, relayez nos communiqués, notre mobilisation doit être générale."
Pour comprendre la situation voir notre dossier Serbie et plus précisément notre article Kosovo-Metochie, 600 ans de martyr.
Cette association est très fiable pour connaître personnellement ses membres. Elle jouit d'un crédit certain en Serbie même où les médias couvrent ses missions. Sans Solidarité-Kosovo, les Serbes n'auraient des Français que l'image d'un peuple qui livre une partie de son territoire à la mafia Albanaise.
Je compte sur vous chers lecteurs.
Joachim Véliocas.
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26.08.2008
Afghanistan : rapatrions nos gars et commençons par la France !

Le drapeau du 8ème RPIMA
Battre en retraite ? Comment Joachim Véliocas peut-il, lui, « l’islamophobe de service », vouloir arrêter l'engagement de la France au sein de la mission de l’ISAF contre les Taliban ?
Explications :
- La sécurité de l’Europe, même si les Taliban prenaient le pouvoir, ne s’en trouverait pas affectée tant qu’une armée Afghane n’aurait les moyens de se doter de missiles sol-sol grande portée ou d’avions de chasse. Et on ne voit pas, parmi les pays exportateurs d’armes, qui accepterait de vendre du matériel et de la formation aux islamistes, Russie, Chine, Etats-Unis, Israel, étant déjà en conflit avec eux, et l'Iran chiite voyant d'un mauvais oeil l'émergence d'un axe sunnite Pakistan-Afghanistan à ses portes.
- Pourquoi ne pas commencer par nettoyer la France de ses islamistes avant de commencer à 4000 kilms sans qu’aucun de nos intérêts ne soient menacés ?
Le grand reporter Emmanuel Razavi (qui filma sur le terrain les commandos français en Afghanistan, révélant que les américains leur ont interdit l'élimination de Ben Laden!) a rapporté dans son ouvrage sur les Frères musulmans les impressions d’un cadre opérationnel des Renseignements généraux en charge des réseaux islamistes :
« Dans l'Hexagone, ils [les islamistes] se politisent. Les Frères musulmans ont compris que l'action terroriste n'était pas utile, à moins qu'ils ne se retrouvent en situation de blocage. Auquel cas, la France ne serait pas à l'abri d'une action de grande intensité. Mais aujourd'hui, on ne semble pas être dans cette configuration, puisqu'ils ont obtenu beaucoup de la République. […]La troisième guerre mondiale a commencé dans la tête des islamistes. Une guerre dont les prémisses s'inscrivent dans la droite ligne de Munich. Les femmes et les hommes politiques de ce pays ne pourront pas dire qu'ils ne savaient pas, car il y a maintenant plus de dix ans qu'on les a mis en garde. Mais ils n'ont cessé de continuer à accueillir des intégristes musulmans sur le territoire comme s'il s'agissait d'une minorité qui avait des droits acquis. À croire qu'on les considère comme nos Indiens d'Amérique ! À Munich, il y avait une alternative. Soit on choisissait la voie du courage, soit on se couchait. On a choisi la seconde solution. On a vu ce qui s'est passé. N'a-t-on pas retenu les leçons de l'Histoire ? »[1]
Un rapport des renseignements généraux, que le journal Le Monde a pu se procurer en 2004, révèle une inquiétante progression de l’islam saoudien en Ile de France. Voici un extrait de l’article :
« A ce jour, 32 mosquées ou salles de prières se trouvent sous le contrôle d'islamistes radicaux, dont la grande majorité sont des salafistes. Ces derniers sont partisans d'un islam rigoriste, d'inspiration wahhabite. C'est 10 de plus que l'an dernier. Au total, la région compte 373 lieux de culte officiels. […] Selon les RGPP, les salafistes, qui contrôlent la majeure partie de ces lieux de culte»
Avez-vous entendu parler de 32 salles de prières islamistes fermées en Ile-de-France ? Elles sont toujours en activité, et de nouvelles ouvrent mois après mois.
En février 2005, les renseignements généraux photographièrent l’évolution du phénomène, et c’est encore le quotidien Le Monde qui rendit publique l’étude : « L'étude de la DCRG montre que le salafisme, mouvance éclatée en perpétuelle évolution, a étendu son influence ces dernières années sur la quasi-totalité du territoire, notamment dans des villes moyennes comme Brest, Rouen ou Châteauroux. En 2000, cette conception radicale de l'islam rassemblait des adeptes dans six régions ; aujourd'hui quatre seulement sont épargnées (la Basse-Normandie, la Corse, le Limousin, Poitou-Charentes). »[1]
- En cas de réactivation de camps d’entraînements Talibans, à l’époque du satellite militaire capable de distinguer des individus au sol, l’intervention de l’armée de l’air serait amplement suffisante pour neutraliser des bases militaires si elles sont dignes de ce nom et ne se limitent pas à des cabanes pour scouts barbus.
- Si l’engagement de l’armée française est motivée par des résolutions de l’ONU au sein de l’ISAF, la très étroite collaboration avec le commandement américain, fait que nos gars sont de facto assimilés à ceux qui accumulent les « bavures », véritables crimes de guerre du point de vue des civils Afghans, équivalant à plusieurs Oradour-sur-Glane depuis 2001, de l’armée de l’air américaine, apparemment aussi habile dans ses bombardement que contre la Serbie en 1999. Comment collaborer avec des amateurs capables de tuer 95 civils lors d’une « erreur » (à Azizabad le 22/08/08), comment reprocher ensuite aux jeunes Afghans de rejoindre les islamistes ?
- L’Union européenne entend favoriser la paix en finançant des écoles coraniques dans le pays…et Nicolas Sarkozy milite pour une Constitution intégrant un chef de la diplomatie de l’UE remplaçant le Quai d’Orsay.
- Si l’objectif à atteindre est l’installation d’une démocratie, pourquoi les islamistes ne prendraient pas le pouvoir par les urnes, comme en Palestine et sans aucun doute au Maroc et en Egypte s’ils n’étaient pas écartés ?
- La France, à cause de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, n’a plus les moyens de ses ambitions avec un budget défense ridicule de 1,4% du PIB, hors dotations retraites. Résultat ? Le 18 août, pas de drones, hélicoptères indisponibles, soldats envoyés après seulement 6 mois de formation pour certaines victimes faute de réserves terrestres suffisantes. Le Livre blanc justifie la suppression de milliers de fantassins, alors que, les exemples Libanais et Georgiens ont largement prouvé que disposer de dizaines de milliers d’hommes projetables est d’une nécessité vitale. Il y aurait beaucoup à dire sur le crime contre la nation que représente le projet gouvernemental, certains généraux courageux ont déjà tout dit à ce sujet.
Lire aussi: Afghanistan, sortir du Chaos sur le site indépendant Armées.com
Joachim Véliocas, Observatoire de l'islamisation, août 2008.
Auteur de « L’islamisation de la France » (Editions Godefroy de Bouillon
[1] Emmanuel Razavi, Frères Musulmans dans l’ombre d’Al Qaeda, Jean-Cyrille Godefroy, 2005, p. 143
[2] Le Monde, Mouvance éclatée, le salafisme s'est étendu aux villes moyennes ,article paru dans l'édition du 22/02/05
Voir le documentaire de Emmanuel Razavi Ben Laden, les ratés d’une traque. Accusé d’être un « affabulateur » par le ministère de la Défense, il se justifie à la minute 47. Témoignage du commando ayant eu Ben Laden dans le viseur: minute 17m30sec.
21:10 Publié dans 01 - COMMUNIQUES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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