15.01.2012
La définition du Jihâd enseignée aux Universités de Paris et Tunis.
Pour en finir avec la désinformation médiatique.
Alors que les apologètes médiatiques de l'islam (Malek Chebel, Abennour Bidar, Eric Geoffroy...) veulent faire croire que le véritable sens du jihâd est un "effort sprirituel contre ses propres passions", il est utile de lire les islamologues arabisants de l'Université. Et ceux des deux rives de la méditerranée.
Dans l'ouvrage "Vocabulaire de l'islam" paru dans la collection "Que sais-je" des Presses Universitaires de France (PUF, 2008), Dominique Sourdel et Janine Sourdel-Thomine, Professeurs émérites à l'Université de Paris-Sorbonne, co dirigeant la collection "Islamiques" aux PUF, écrivent pour l'entrée "Jihâd":
" JIHÄD- "Lutte", au sens originel.- Désigna d'abord, dans les traités de droit religieux ou fiqh, l'"effort de guerre" devant être entrepris contre les infidèles ou kâfirs, au nom de la Loi ou sharî'a, pour faire triompher la vraie religion. D'où le sens de "guerre légale", plutôt que "guerre sainte", décidée par le chef de la communauté, c'est-à-dire par un calife qui gouverne réellement ou par l'un de ses représentants, l'émir ou, plus tard, le sultan.
-C'est donc un "devoir collectif" ou fard kifâya et non individuel, destiné à assurer l'expansion de l'islam en tant que religion universaliste et instituant un état de guerre permanent avec les territoires non musulmans appelés dâr al-harb, envers lesquels seule une forme de trêve ou hudna, et non une paix durable, peut être consentie.
-Explique les diverses entreprises guerrières ayant assuré l'extension du monde musulman, à partir de la victoire ou fath de Muhammad sur les habitants de la Mekke qui suivit ses diverses batailles et expéditions ou maghâzi, et lors des grandes conquêtes qui se déroulèrent aussitôt après sa mort. -Plus ou moins observé par la suite, n'a plus été décrété officiellement depuis 1914, mais est souvent entrepris à l'époque contemporaine par des groupes de combattants indépendants.
- A partir du Xeme siècle, certains auteurs [note de l'Observatoire: loin d'être majoritaires chez les juristes sunnites] avaient infléchi le sens du terme en y voyant seulement un combat défensif (par exemple contre les Francs et les Mongols) ou un combat contre l'hérésie.
- Les soufis sont allés jusqu'à l'interpréter comme un combat contre les passions. D'où les expressions jihad majeur pour l'effort intérieur et jihad mineur pour l'effort guerrier." page 61
Note de l'Observatoire : cette distinction entre jihâd mineur et jihâd majeur est issue d'un propos de Muhammad, qui fait du jihâd guerrier dit "mineur" un préalable avant d'engager l'effort spirituel. Le grand juriste sunnite Al-Ghazâlî (1058-1111) enseigne dans La mesure des Actes que la distinction entre petit et grand jihâd aurait été défini par les compagnons de Mahomet :
« Combattre effectivement est aussi malaisé que de reprendre le souffle. Seul le connaîtra celui qui cherche à extirper l’appétit de son âme. C’est pourquoi les compagnons ont dit « nous revenons du « petit jihâd » pour aborder le « grand jihâd » ils ont donné à la lutte à l’épée contre les mécréants le nom de « petit jihâd ». C’est ainsi que quand on a demandé au prophète « quel est le meilleur des jihâd Ô envoyé de Dieu » il a répondu « Le combat contre tes passions ».( Ghazali, La Mesure des Actes, éditions Albouraq, 2005 ).
Professeur à l'Université de Tunis, Hamadi Redissi, un des meilleurs spécialistes de l'islam politique, écrit dans son dernier ouvrage La tragédie de l'islam moderne (Seuil, 2011) :
"Certes, les soufis subliment le jihâd contre soi, mais, à mon humble connaissance, il n'y en a aucun qui ait déclaré le "petit jihâd" (le combat) obsolète" note de bas de page, page 144.
Dans ce même ouvrage, le professeur Redissi explique que :
"Un lecteur occidental ne manquera pas d'être dérouté par la table des matières de tout manuel de droit (musulman).(...) Le manuel inclut immanquablement le "Livre du jihad", devoir collectif incombant à la communauté dans son ensemble et non à une personne particulière. Il est exclusivement consacré à la "guerre sainte", et ce, contrairement à une opinion aujourd'hui courante qui voudrait nous faire croire que le corpus juridique se souciait de "jihad spirituel". C'est l'occasion d'épiloguer sur le statut des non-musulmans, la cible justement du jihad- il arrive qu'un chapitre entier leur soir consacré" page 109
Dans un autre ouvrage, L'exception islamique (Seuil, 2004) Hamadi Redissi se penchait dans son chapitre sur "l'exception militaire" de l'islam sur "les trois alternatives meurtrières" :
" La théorie de la guerre sainte, légale et juste est bien connue. Je voudrais simplement reconstituer une cohérence plus significative qu'historique, en insistant sur trois types de rationalités: prosélyte, fiscale et étatique. Les deux premiers font partie de la guerre sainte, la troisième relève seulement de la guerre d'intérêt général. Mais tous trois portent en eux le dispositif cognitif qui fabrique de l'ennemi. Ils reposent sur trois alternatives logiques, et à chaque fois un double bind: l'islam ou la mort, l'islam ou l'humiliation, le repentir ou la mort" page 87
Lire aussi les écrits du professeur Yadh Ben Achour, collègue de Hamadi Redissi à l'université de Tunis, qui n'enseigne pas autre chose.
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01.01.2012
L'islam "fantaisiste" vendu par les communicants Malek Chebel, Tariq Ramadan, Abennour Bidar etc.
Dominique Sourdel, un des plus éminents spécialistes de la pensée musulmane, commente les créations abstraites des apologètes médiatiques de l'islam prêts à toutes les fantaisies pour rendre l'islam présentable. Quitte à le réinventer.
L'islam en mesure d'évoluer ?
"Rien de solide, rien de concret"
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17.11.2011
Le "Livre du Jihad" enseigné à la mosquée de Pontoise
Le "Livre du Jihâd" est un chapitre (pages 466 à 485) de l'ouvrage Boulough Al Maram enseigné tous les mardi à la mosquée de Pontoise selon son programme scolaire. L'islam "ouvert" selon le Préfet et le député-maire Philippe Houillon (UMP)...
Article intégral paru dans Le Mensuel de l'Observatoire intitulé "L'islamisme sous bénédiction républicaine à Pontoise"
Lors de son inauguration en mai 2004, la première grande mosquée du Val d'Oise reçut un accueil très favorable des autorités républicaines, Le Parisien titrait alors "Concert de louange pour inaugurer la mosquée". Le quotidien francilien écrivait : "La mosquée de Pontoise, la première de la ville nouvelle, a été inaugurée hier matin dans la partie basse du quartier de Marcouville. Sous les applaudissements de nombreux représentants des communautés musulmane mais aussi chrétienne, dont le curé de Pontoise et le pasteur d'Osny, le député-maire et le sous-préfet de Pontoise, le président de l'association Avicenne et l'imam de la mosquée ont symboliquement dévoilé ensemble la plaque du centre cultuel et culturel. Ouverte depuis novembre 2002, mais achevée depuis peu, cette mosquée de taille moyenne (500 places pour la grande salle de prière, 150 pour les femmes) a apparemment séduit ses hôtes. Au terme d'une visite par-ticulièrement transparente, des salles de soutien scolaire aux parkings, tous ont loué la qualité du bâtiment et son intégration dans la ville. Entre les drapeaux français et européen, Philippe Houillon (UMP) et le sous-préfet Daniel Wojciechowski ont salué l'esprit d'ouverture et de solidarité des responsables du lieu." (Le Parisien du 05.05.2004)
Huit ans après l'inauguration, le paysage a été bouleversé dans la ville de Pontoise : des centaines d'individus se vétissent de djellabas et arborent une longue barbe pour ne pas ressembler aux koufars (mécréants), les femmes allant à la mosquée sont évidemment toutes voilées. L'école coranique enseignant l'arabe et la charia aux enfants et adultes, est pleine.
Pour connaitre ce qui est enseigné à la mosquée Masjid rien de plus simple, le site internet de la mosquée nous expose le programme scolaire. Le mardi est consacré à l'étude du droit jurisprudentiel islamique, le Fiqh, plus connu sous le nom de charia, recouvrant tous les domaines du droit positif, du droit civil au droit pénal tout en donnant des prescriptions de comportement afin de suivre "la voie droite", et de propager l'islam par le combat si possible.
Donc, tous les mardis, c'est un traité de droit très classique qui est programmé: le Boulough Al-Marâm signifiant "La Réalisation du But". Son auteur, ibn Hajar Al-Asqualani (1372- 1448), connu sous la contraction de Ibn Hajar, est une sommité historique pour les musulmans étant donné la fonction qu'il occupait de son vivant : Qâdi Principal d'Egypte nommé par les derniers sultans Mamelouk , fonction qu'il présida 21 ans. Ses funérailles ont d'après les historiens de l'époque rassemblées cinquante mille personnes, dont le sultan et le calife de l'époque al-Mustakfi II .
L'ouvrage, une référence intemporelle, est disponible dans toutes les librairies musulmanes de Paris. Il est édité depuis 1999 en langue française par la maison d'édition Dar Ous Salam, basée en Arabie Saoudite qui a pour principaux centres de diffusion le Pakistan et le Royaume Uni. On ne sera donc pas étonné que le Bureau de prédication islamique de Ryadh, organe de prosélytisme du ministère des Affaires islamiques de l'Arabie Saoudite, disposant de moyens financiers colossaux, félicite la mosquée de Pontoise pour ses enseignements sur son site francophone Islamhouse.com : "Voici le programme de cours de la belle mosquée de Cergy-Pontoise qui vous donne rendez-vous toutes les semaines de l‟année, sauf contre-indications. Sachez qu‟une salle pour nos soeurs est disponible. Qu'Allah récompense les responsables de cette mosquée et préserve tous ceux qui s'appliquent à propager l'Islam !"
Le contenu du Boulough Al Marâm : châtiments et Jihad offensif

Manuel dont la version arabe-français comporte 600 pages, sa fonction est de classer en chapitres appelés "Livres" les Hadith formant la deuxième source de jurisprudence islamique après le Coran, correspondant aux propos de Mahomet rapportés par ses compagnons. Nous n'allons pas vous exposer les fastidieuses parties sur les purifications avant la prière, ou les indications sur le Hajj, le pèlerinage à la Mecque, mais nous pencher sur le droit pénal avec ses châtiments physiques et le gros chapitre sur le Jihad montrant qu'il est sans équivoque un devoir pour étendre l'islamisme dans le monde entier, et non une seule guerre défensive. Le champ lexical du "Livre du Jihad" est clair : "propagation" ; "attaque"; "faire triompher l'islam"; "conquête"; "expédition". Les femmes issues du butin de guerre peuvent être violées, même si elles sont mariées, et être licitement réduites en esclavage. Mahomet y est décrit installant des catapultes pour prendre d'assaut la ville de Tâ'if, Ibn Hajar expliquant que femmes et enfants peuvent être légalement tués dans ce type de "conquête" provoquant des victimes collatérales inévitables. Qu'en pense le préfet du Val d'Oise et le chef de l'UMP du département, Philippe Houillon ayant facilité et inauguré ce foyer de l'islamisme radical ?
Lire la suite de cet article dont la retranscription du "Livre du Jihad", suivi des traductions des prêches de la mosquée, dans Le Mensuel de l'Observatoire de l'islamisation, 7 euros (format PDF)
00:46 Publié dans 02- COMPRENDRE L'ISLAM, 10 - MOSQUEES EXISTANTES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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12.11.2011
La mauvaise foi des islamologues musulmans, par Yadh Ben Achour
Yadh Ben Achour est professeur en droit public et philosophie du droit (Université de Carthage), spécialiste des idées politiques de l'islam, membre de l'Institut de droit international. Au lendemain de la révolution du jasmin, il a été nommé président de la Commission de réforme politique de la Tunisie. Nous citons ci-dessous son livre La deuxième Fâtiha, l'islam et la pensée des droits de l'homme paru aux Presses universitaires de France, collection Proche Orient dirigée par Gilles Képel. Très objectif et critique sur les fondements de l'orthodoxie sunnite (titre d'un de ses ouvrages de référence), il dénonce les islamologues militants qui refusent de rendre responsable l'islam des maux qui le caractérisent :
"La plupart des analyses écrites par des musulmans relèvent d'une apologétique animée par la défense d'une foi, fermement tenue par des dogmes. La plupart ne peuvent dépasser une perspective concordiste qui tente de réaliser un mariage difficile, sinon impossible, entre la pensée moderne des droits de l'homme et la philosophie du droit en islam. Certaines analyses peuvent atteindre les plus hauts degrés de la mauvaise foi. Il en est ainsi de toutes celles qui se livrent à des interprétations alambiquées du texte coranique pour nous enseigner que le jihâd ne vise nullement quelque forme de violence que ce soit, que "frappez-les" signifie autre chose que l'action de frapper, que la qiwama, prévalence des hommes sur les femmes, n'implique aucune infériorité de cette dernière, ou que la shûra (consultation) constitue le fondement même de la démocratie, sans compter toutes les tentatives de retrouver la laicité au coeur du premier islam. Ces tours de magicien ne font qu'aggraver les problèmes. Ils sont inventés pour plaire à tous les camps" page 15
Illustration parfaite de cet escamotage du débat dénoncé par Ben Achour, l'accusation de Malek Chebel envers le romancier Maurice G. Dantec qui selon lui commettait une erreur en attribuant au jihâd son sens guerrier:
"Vous employez le mot jihâd avec une confusion dans la langue, jihâd veut dire effort sur soi". De quoi relativiser l'aura de spécialiste de l'islam pour celui qui a écrit "L'islam pour les nuls", désinformant des milliers de lecteurs français...
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09.10.2011
Tunisie : les salafistes attaquent une chaîne de télévision
AFP 09/10 (extrait)
Quelque 300 salafistes ont tenté d'incendier dimanche le siège de la télévision privée Nessma à Tunis après la diffusion vendredi soir du film franco-iranien Persepolis et d'un débat sur l'intégrisme religieux, a-t-on appris auprès de la chaîne et du ministère de l'Intérieur.
"Trois cents personnes ont attaqué notre siège et tenté de l'incendier", a déclaré à l'AFP le président de Nessma Nebil Karoui, ajoutant que sa chaîne avait reçu des menaces de mort après la diffusion vendredi soir du film d'animation de Marjane Satrapi "Persepolis", qui décrit le régime iranien de Khomeiny à travers les yeux d'une petite fille. suite de la dépêche
Cette même semaine les salafistes ont tenté d'égorger un doyen d'Université mécontent de l'interdiction du niqab
Eclairage de l'Observatoire: Le Salafisme, un islam déviant, marginal et non représentatif ?
Le professeur de droit Yadh Ben Achour (Université de Tunis), spécialiste de l'islam politique, nous éclaire dans son ouvrage La deuxième Fâtiha, l'islam et la pensée des droits de l'homme paru aux Presses universitaires de France, 2011 :
"L'erreur serait de supposer que ce salafiste est un pauvre égaré dans l'histoire de l'islam. Cessons de croire à la théorie de l'aberration qui veut que le salafiste ne représente pas l'islam ou que c'est l'enfant maudit de la famille. Il faut rappeler que ce dernier ne manque ni de cohérence, ni de force de conviction et de persuasion. Derrière lui, pour le soutenir, se profilent les armées du savoir religieux, avec des chefs remarquables: les 'Ash'arî, Shâf'i (lire ses textes), 'ibn Hanbal, Bâqillânî, Ghazâlî (note de l'Obs-i: loué par BHL), 'ibn 'Asâkir,Subkî, Fakh a-dine a-Râzi (loué par BHL aussi), 'ibn Taimiyya. Derrière lui, une tradition triomphant à travers les siècles de tous les adversaires, hérétiques, libres penseurs, poètes maudits, philosophes. Devant lui, sous sa bannière, sur tout l'espace de la planète, des peuples entiers se mobilisent pour la défense et l'intégrité de leur religion. Des Etats et des gouvernements se mobilisent pour le servir. La sainte alliance n'a jamais disposé d'autant de force" page 175
"La version intégriste représente une interprétation possible du texte fondateur lui-même ainsi que de son expression dans l'histoire. Ce point de vue serait même le plus proche de la vérité du texte. Mais le plus important est de garder à l'esprit qes entre les salafistes et les autres sont plus apparentes que réelles. C'est précisément de là que prvient le malentendu le plus grave. Il convient, par conséquent, de rappeler l'existence d'accords fondamentaux, avec des divergences sur la seule action politique, entre cet islam intégriste et l'islam "de tout le monde". Sur le fond, les deux islams se retrouvent : la cité terrestre doit préparer la cité céleste, la parole incréee de Dieu définit les droits de Dieu et ceux des hommes, pour la restauration de l'ordre divin et naturel le musulman est tenu par un "devoir de violence", qu'on ne peut nommer autrement et qui se manifeste notamment par la loi pénale (hudûd) et la théorie du djihâd. L'existence entière s'articule autour du culte et des prières qui rythment la vie, mais également autour des règles détaillées sur le licite et l'illicite moral et juridique. Le poid des anciens, salaf, pèse également sur les uns et les autres." page 179
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08.10.2011
La violence légitime en islam, par le professeur Yadh Ben Achour

"Naviguant entre la théologie et la politique, le fer coranique deviendra le glaive étatique. Tel est le socle de ces théories de la violence légitime, aussi bien celle de Dieu que celle de l'homme. La violence est un concept théologique et politique central. Les catégories de la raison politique et de la raison théologique sont identiques, puisque l'instauration de l'ordre de l'univers et de celui de la cité provient de la volonté de Dieu. C'est à partir de là que les théologiens ont distingué une violence reprochable, celle de l'homme désinstaurant par sa violence et sa malfaisance l'ordre instauté par Dieu, et une contre-violence irréprochable, celle de Dieu et celle de l'homme, réinstaurant l'ordre que l'homme a désinstauré. Sous ce jour, un devoir de violence s'exerce par les formes juridiques connues de la violence en terre d'islam : le jihâd, la violence pénale et toutes ses catégories(hudud et ta'zir)." pages 91 et 92 de La deuxième Fâtiha, l'islam et la pensée des droits de l'homme paru aux Presses universitaires de France, 2011.
(Le professeur de droit Yadh Ben Achour, spécialiste des idées politiques en islam, enseigne à l'Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman.Lors de la révolution tunisienne de 2011, il est nommé à la tête d'une commission de réforme des textes et des institutions, chargée de débarrasser le droit tunisien des dispositions du régime déchu de Ben Ali. Cette commission fusionne ensuite avec les révolutionnaires et représentants de partis et d'associations réunis au sein du Conseil pour la protection de la révolution pour devenir la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique. À sa tête, il met en place les institutions chargées de veiller sur la transition démocratique en Tunisie)
Lire tous les articles de notre catégorie Connaître l'islam.
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12.09.2011
11/9 : les programmes scolaires saoudiens appellent toujours au meurtre

Lu sur Poste de veille (extrait) :
La plupart des médias et commentateurs passent sous silence la dimension idéologique qui anime les terroristes. Elle est pourtant connue, et elle se répand dans le monde à partir de son épicentre, l'Arabie saoudite, y compris par les manuels scolaires saoudiens.
Dans le cadre du 10e anniversaire du 11 Septembre, National Review Online a posé la question suivante à une série d'experts : qu'avons-nous appris ?
Ci-dessous, la réponse de Nina Shea, directrice du Hudson Institute’s Center for Religious Freedom à Washington. Mme Shea est également membre de la Commission sur la liberté religieuse dans le monde créée par le Congrès américain. Elle a participé aux manifestations contre l'académie islamique saoudienne de Fairfax en Virginie qui utilisait des manuels fournis par l'Arabie saoudite.
Elle est l'auteur d'un rapport sur le dossier lamentable de l'Arabie saoudite en matière de réforme de son système éducatif : Ten Years On-Saudi Arabia’s Textbooks Still Promote Violence (après 10 ans, les manuels saoudiens continuent de promouvoir la violence).
_______________
Nous avons appris qu’en Arabie saoudite, les élèves subissent depuis longtemps un endoctrinement qui, selon les hauts responsables du renseignement des USA, fournit la base idéologique du terrorisme.
Dix ans plus tard, les manuels scolaires saoudiens, qui sont diffusés sur Internet et traduits ici, n’ont pas encore été modifiés. Ils continuent à enseigner ce qui suit :
- «Le djihad recouvre deux concepts ... [y compris] ce sens spécifique : consacrer des efforts dans le combat pour répandre et défendre l’islam, pour l’amour d’allah » (12e année)
- «Les juifs et les chrétiens sont les ennemis des croyants.» (9e année)
- «Le choc entre cette nation [musulmane] et les juifs et les chrétiens a perduré et il se poursuivra aussi longtemps qu’allah le veut. » (9e année)
- «Dans sa sagesse, allah a prévu que la lutte entre les musulmans et les juifs doit se poursuivre jusqu'à l'heure [du jugement]. Pour les musulmans, la bonne nouvelle est qu’allah va les aider contre les juifs à la fin des temps » (8e année)
- Les apostats et les blasphémateurs doivent être condamnés à mort (10e année)
- «Le polythéisme majeur est une raison de combattre ceux qui le pratiquent [y compris les chiites, les hindous, etc.]» (12e année)
- Les magiciens et ceux pratiquent la sorcellerie «doivent être tués» (10e année)
- «L’homosexualité est punissable de mort» … en étant «brûlé par le feu» , «lapidé» ou «jeté du haut d’un endroit élevé» (10e année)
- «Les grands singes sont les gens du sabbat, les juifs ; et les porcs sont les infidèles de la communion de Jésus, les chrétiens» (8e année)
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20.04.2011
Cycle de formation # 1 : La femme en islam
Début de notre cycle de formation sur l'islam sunnite majoritaire, par l'ex-imâm Abdelrahman Marhaba, diplômé de l'université islamique d'al-Azhar et de Fouad Ier (Le Caire). Ce docteur en Sorbonne, après avoir enseigné l'islam de nombreuses années et prêché dans des grandes mosquées arabes, s'est détourné de l'islamisme, doctrine de haine allant contre sa conscience. Son livre Confessions d'un imam, disponible en version française aux éditions de Paris, est une analyse scrupuleuse du Coran qu'il juge incohérent, de la Sunna et de la vie du "prophète", abordant tout les sujets qui fâchent.
Partie 1 : La femme (suite du scan en cliquant en bas à gauche)
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07.01.2011
Les classiques du droit musulman à l’Institut du Monde Arabe : le sens du Djihâd
Dominique Baudis (UMP) assume-t-il héberger une littérature djihadiste dans son Institut ?
1- La Risâla d’Al Qayrawânî
La Risâla (L'Epître), d’Ibn Abî Zayd Al-Qayrawânî, est l’épître de référence chez les sunnites de rite malékite. Le rite malékite est officiel au Maroc et en Algérie, majoritaire en Tunisie et au Sénégal. Voir à ce titre la présentation de Al-Qayrawânî par le Ministère des Habous et des Affaires Islamiques marocain. Le rite malékite a été choisi par l’Institut de théologie de la Grande Mosquée de Paris, et les milliers de pratiquants en France, issus du Maghreb, suivent les prescriptions des « Savants » de cette école juridique.
Considéré comme « L’Islam du juste milieu » le malékisme, pratiqué intégralement, est aussi dangereux que le Wahhabisme saoudien.
Concernant le jîhâd voici la photo du chapitre 30, page 85, issu de l’exemplaire de l’Institut du Monde Arabe édité par l’Office des Publications Universitaires, Alger (code bibliothèque 244.221 IBN A). Si les "infidèles" refusent l' "invitation" (le fameux appel) à embrasser l'islam, ou le statut de dhimmi, ils doivent être combattus par les armes :
2- La Risâla de l’imâm Ash-Shâfî
L’imâm Ash-Shâfi (767-820), est le fondateur de l’école chaféite. Contemporain et élève de l’imâm Malik Ibn Anas (710-795), fondateur de l’école malékite, les différences des deux écoles sont donc minimes, et relèvent plus de différences d’ordre méthodologiques que de divergences sur le fond de la charia. Le chaféisme restreint la place du jugement personnel (ray’) ainsi que le recours à l’analogie (qiyas) pour juger du comportement présent, par rapport aux situations analogues trouvées dans les traditions (Hadith) fournissant les solutions jurisprudentielles. Le Chaféisme fut l’école officielle du Califat abbasside (750-1258). Il est pratiqué en Indonésie, Thaïlande, aux Comores, aux Philippines et en Inde et est religion d'État au Brunei Darussalam et en Malaisie.
L’ouvrage majeur de Shâfi est sa Risâla. La traduction française de Lakhdar Souami chez Actes Sud est disponible à la bibliothèque de l’Institut du Monde Arabe sous la référence 244.231.SAF.
Ouvrage beaucoup plus volumineux que la Risâla de Al-Qayrawânî (qui est elle une simple synthèse à destination du peuple), la partie consacrée au jihâd est argumentée par de nombreuses citations du Coran et des Hadith, les deux sources du droit.
Voir les extraits scannés des pages (248-249), (250-251), (252-254). Le djihâd y est clairement offensif.
Bien d'autres ouvrages prônant la guerre offensive sont disponibles aussi bien à la bibliothèque qu'à la librairie de l'Institut. Nous avons des preuves vidéos en plus des scans d'au moins 5 ouvrages de référence. Tout cela est à la disposition de la justice française...
On mesurera toute l’inanité des propagandistes qui essayent de faire passer le djihâd comme un simple recours de légitime défense ou comme avant tout un « effort spirituel contre ses mauvais penchants ». C’est le cas des médiatiques Eric Geoffroy et Malek Chebel. On remerciera le Monde des religions pour avoir fait appel à l’islamologue Marie Thérèse Urvoy dans son numéro de ce mois consacré au jihâd dans le Coran. La vérité est une denrée rare en France sur le sujet. Ici, nous nous contentons de la vérité des textes, sélectionnés par l’Institut du Monde Arabe.
Observatoire de l’islamisation, septembre 2007.
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24.11.2010
Fondements doctrinaux du mensonge légal en islam

À la page 745, un Hadith Sahih [propos de Mahomet certifié authentique] de Bukhari et de Muslim citent Oum Kalsoum témoin d'un propos de Mahomet:
"Je ne l'ai pas entendu permettre le mensonge chez quiconque, sauf pour trois causes : la guerre, le règlement des différends, et un homme qui parle à sa femme ou elle avec lui "
Toujours à la page 745, le célèbre philosophe islamique Ghazali est cité pour appuyer cette analyse :
"Parler est un moyen pour atteindre des objectifs. [...] Quand il est possible d'atteindre un but [louable] par le mensonge, mais pas en disant la vérité, il est permis de mentir, si l'objectif est permis, et obligatoire de se coucher lorsque l'objectif est obligatoire." Comme la propagation de l'islam (selon l'Islam) est considérée comme bénéfique ou obligatoire, cette évaluation s'applique à la question spécifique de mentir afin de faire avancer l'islam.
Ghazali (1058-1111) est connu en occident sous le nom de Algazel. A Paris c'est son nom qu'a choisi l'Institut de théologie de la Grande Mosquée de Paris...Ses livres sont parmi les meilleures ventes dans les rayons Islam des grandes librairies française. Dans son livre La mesure des Actes (Albouraq, 2005) il affirme que la distinction entre petit et grand jihâd aurait été définie par Mahomet et ses compagnons, donc sacralisée:
« Combattre effectivement est aussi malaisé que de reprendre le souffle. Seul le connaîtra celui qui cherche à extirper l’appétit de son âme. C’est pourquoi les compagnons ont dit « nous revenons du « petit jihâd » pour aborder le « grand jihâd » ils ont donné à la lutte à l’épée contre les mécréants le nom de « petit jihâd ». C’est ainsi que quand on a demandé au prophète « quel est le meilleur des jihâd Ô envoyé de Dieu » il a répondu « Le combat contre tes passions».
Le petit jihâd est un préalable à l’accomplissement d’une société pacifiée et vouée sans entraves à l’islam, où il n’existe pas de groupes d’individus gênant l’application de son programme. A cet égard, la France en refusant la non-mixité dans les écoles, en interdisant le port du voile à l’école et dans la fonction publique, en enseignant l’évolutionnisme à ses enfants, peut être perçue par une frange radicale des musulmans comme entravant l’épanouissement de l’islam, raisons suffisantes pour déclencher un conflit. Le « grand jihâd », combat spirituel ne peut se réaliser pleinement que dans une société favorable à l’islam. Ghazali, aussi surnommé l' « argument de l’islam » ne dit pas autre chose dans son Livre du Repentir (éditions de la Ruche, 2003) :
« La cessation de l’inclination est due à la force de la certitude et à la sincérité de la lutte antérieure […] l’affirmation de celui qui estime cela n’atteint pas le mérite du combat spirituel puisqu’elle relève une incapacité à embrasser le sens plénier du mot jihâd (note de l'Obs-i: combat spirituel), car le but du jihâd (guerrier) n’est pas une fin en soi, il vise plutôt le fait de briser l’acharnement de l’ennemi pour qu’il ne t’entraîne pas vers ses désirs et s’il échoue dans sa tentative de t’entraîner ainsi, il ne peut plus t’empêcher d’emprunter la voie de la religion. »
La confiance du voyageur présente également le fait d' exagérer comme étant acceptable, car Muhammad (dont la conduite est considérée comme exemplaire pour les musulmans) lui-même était connu pour exagérer dans diverses situations, apprend-t-on à la page 747.
Aussi la tromperie dans la forme de "Kitman", la dissimulation d'informations pertinentes, est préconisée. .
En complément, lire cette remarquable étude sur la Taqiyya sur Bivouac-ID
Observatoire de l'islamisation-novembre 2010
22:13 Publié dans 02- COMPRENDRE L'ISLAM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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