01/05/2013

Des camps d'entrainement djihadistes clandestins en Tunisie. Le pouvoir islamiste a longtemps fermé les yeux.

"Bassem Haj Yahia, l’agent de la Garde nationale qui a perdu sa jambe lors de l’explosion d’une mine à la montagne Chaâmbi, a accordé une déclaration exclusive à Mosaïque FM rendue publique le 1 Mai.

Dans cette déclaration, l’agent de la Garde nationale a indiqué que l’opération visait à débusquer des terroristes ayant un degré d’entrainement avancé. Il a également indiqué que ces individus avaient construit un petit village dans la montagne avec des endroits pour dormir et des zones d’entrainement.
Bassem Haj Yahia a affirmé que ces individus représentent un danger imminent pour la Tunisie en assurant que les forces de l’ordre feraient tout ce qu’il faut pour protéger la population."

Les lecteurs tunisiens inquiets commentent l'article de Businesnews:

Citoyen H :"Il doit y avoir des dizaines de camps de ce type repartis sur notre territoire.
Il est impossible de nous faire croire que les terroristes du djebel Chambi soient issus d'une génération spontanée, et cela, sans compter, les réseaux dormants implantés dans nos grandes villes, attendant le signal pour sortir de leur sommeil.Les têtes pensantes des chameliers, le trio ferid khriji, hamadi & ali le chimiste, sont les instigateurs de tout ce que on apprend"

Abdul Rahim: "Ceux qui sont actuellement au pouvoir, à commencer par le Chef du gouvernement, démentaient il y a si peu l'existence de camps terroristes dans le pays. Soit ils mentaient et nous cachaient la vérité qui éclate aujourd'hui au grand jour, soit ils ne le savaient pas eux-mêmes ce qui est un signe de leur incompétence, soit ils laissaient faire, ce qui un signe de complicité. Dans tous les cas c'est grave et ils doivent rendre des comptes."

Nowa: "une chaine syrienne a diffusé il y a environ 1 an un documentaire montrant l'entrainement de "terroristes" cagoulés du cote de Jendouba.... qu'on nous raconte pas d'histoires; les autorités ( le ministère de l'intérieur surtout) a laissé faire....."

Le média tunisien Melekher avait déjà rapporté l'existence de deux camps djihadistes en octobre 2012 "Un secret de Polichinelle":

"La Tunisie abrite des camps d’entraînement jihadistes. Deux, au moins, sont connus : l’un dans le Nord, dans la région de Tabarka, et l’autre dans le Sud, aux confins des trois frontières communes à la Tunisie, à la Libye et à l’Algérie, non loin de l’oasis libyenne de Ghadamès.
A Tunis, leur existence est un secret de Polichinelle. «Nous avons informé les autorités tunisiennes, explique un diplomate européen, mais, pour le moment, il n’y a eu aucune réaction.» Pourtant, pas question pour les Occidentaux de porter le débat sur la place publique. «Cela reviendrait à dire que la transition politique en Tunisie est très mal partie et aucun pays européen ne souhaite prendre cette responsabilité», rapporte ce mardi 23 octobre 2012, le site du journal français Marianne."
 

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09/11/2012

Des étudiantes tunisiennes payées par les salafistes pour porter le niqab à l'université (audio)

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06/11/2012

Le chef des Frères Musulmans tunisiens réaffirme la primauté de la Charia

Lu dans El Watan

Malgré ses dénégations, Ennahda continue de jouer le trapéziste entre la modération de façade et le désir de composer électoralement avec les salafistes.

Tunis
De notre correspondant

Le prêche, vendredi dernier, de Rached Ghannouchi, est un exemple type de ce double langage. Lors de son prêche hebdomadaire de vendredi dernier, Rached Ghannouchi a fait l’apologie de la charia, comme fondement de législation dans la future Constitution, affirmant qu’au fil des siècles, les préceptes du Coran et de la sunna ont représenté une véritable Constitution pour les pays musulmans. Lire la suite dans El Watan

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18/10/2012

Les jardins d'enfants islamiques dynamisés en Tunisie

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(photo: jardin d'enfant quelque part en Tunisie)

Lu sur le média tunisien Kapitalis (extrait):

Par Sonia Mabrouk

Le rapport d’activité du ministère des Affaires de la femme et de la famille (Maff) présenté lors d’une conférence de presse, courant septembre dernier, dévoile le partage des rôles subtil entre les partis de la «troïka», la coalition au pouvoir, à l’origine d’un laxisme intriguant dès lors qu’il s’agit d’appliquer les lois sur certains contrevenants, en l’occurrence ceux appartenant à la mouvance islamiste.

Les propos tenus par Rached Ghannouchi dans la vidéo «fuitée», invitant les salafistes à ouvrir des écoles, établissements, voire même à organiser des campements (!), ne sauraient être compris correctement qu’à la lecture des échanges de correspondance entre le Maff et le ministère de l’Intérieur (MI). Or, le rapport cité ci-haut relate, dans sa page 41, des échanges accablants, publiés sans doute par mégarde (pour télécharger le rapport disponible sur la page Facebook de la détentrice du portefeuille Sihem Badi). Il en ressort que : - le Maff, ayant constaté que des établissements relevant d’associations coraniques exercent des activités de jardin d’enfants au mépris des lois et règlements, a adressé une lettre au MI pour lui demander d’intervenir auprès des gouverneurs pour faire fermer ces établissements. Le ministre de l’Intérieur a répliqué sèchement en indiquant que la suspension de l’activité de ces jardins d’enfants relève du Tribunal de première instance de Tunis (sic!).

(...) Rappelons enfin que, lors du point de presse du jeudi 27 septembre, Mme Badi a reconnu implicitement son impuissance face aux jardins d’enfants gérés par les associations coraniques (voir Kapitalis).

Lire l'article intégral

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11/10/2012

Tunisie: le "modéré" de la presse française tombe le masque dans une vidéo

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Dans une vidéo, datant d'avril dernier, qui circule sur les réseaux sociaux, Rached Ghannouchi, le chef du parti islamiste au pouvoir, s’adresse à un groupe qu’il appelle «Al-chabab al-salafi » (la Jeunesse salafiste) pour leur expliquer qu’Ennahdha ne tient pas encore la totalité du pouvoir.

«Les médias sont entre leurs mains. L’économie est entre leurs mains. L’administration est entre leurs mains. Nous occupons la sphère supérieure, mais ils tiennent toujours les rouages. Le Rcd est en train de revenir. L’armée aussi est entre leurs mains. L’armée n’est pas encore sûre. La police aussi n’est pas encore sûre. Toute la chaîne de commandement est encore entre les mains des ‘‘ilmaniyins’’ (laïcs)», affirme-t-il.

Tout en tenant à rassurer ses auditeurs que la situation est néanmoins meilleure qu’ils ne pouvaient l’espérer («Vous pouvez créer des télévisions. Vous pouvez créer des radios. Vous pouvez construire des mosquées. Vous pouvez organiser des campements»), Rached Ghannouchi lance cet avertissement lourd de menaces: «Le nombre ne doit pas vous leurrer. Vous pouvez faire sortir 2.000 ou 10.000 personnes, mais vous vous trompez si vous pensez que cela est irréversible et qu’on ne peut pas revenir en arrière. En Algérie, en 1990, on avait pensé la même chose. On avait cru que le mouvement était irréversible. La suite on la connaît: les laïcs ont repris tout en main».

«Ghannouchi est salafiste et le salafisme et la démocratie ne se rencontrent jamais» (Mohamed Talbi, islamologue)

Voir aussi tous nos articles sur la Tunisie

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12/09/2012

Tunisie: Ennahdha : la guerre des clans a-t-elle commencé ?

 

S’il y a un point positif à enregistrer pour l’actif du parti islamiste au pouvoir Ennahdha, ce serait bien la discipline de ses troupes. Tout le monde en convient, vue de dehors, la famille Ennahdha demeure unie et soudée. 
Mais depuis quelques semaines, il y a des signes montrant quelques fissures. Plusieurs différends entre les « clans » ont éclaté lors du congrès, mais rien (ou presque) n’a été étalé devant le grand public et aucun clan n’a stigmatisé l’autre sur les médias.  Il se trouve que ces derniers jours, ce « silence » n’est plus respecté.Lire l'article, riche en révélations, sur BusinessNews

Lire tous nos articles sur la Tunisie

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28/08/2012

"Les musulmans savent bien que l'islam est éminemment politique" (Ghannouchi)

021082012180121000000015012011235207000000ghannouhrachedennheda.jpgRached Ghannouchi, le très influent président d'Ennahdha, prône le consensus autour d'une démarche participative pour remettre la Tunisie sur les rails et se pose en héraut d'un islamisme empreint de modernité et d'humanisme.

Lire l'article sur Jeuneafrique.comRached Ghannouchi : "Islam et politique sont indissociables" | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique 

14:51 Publié dans 23- TUNISIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |

25/08/2012

Les guignols tunisiens censurés par le gouvernement islamiste

AFP 24/08 (extrait)

"Le secrétaire général du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), Mongi Khadraoui a révélé jeudi que "la programmation des Guignols a été arrêtée à la suite de pressions indirectes des autorités". L'émission de marionnettes, qui était diffusée quotidiennement depuis à peine un mois sur Ettounissiya TV, traitait de manière satirique la vie politique, et visait particulièrement les dirigeants du pays et d'Ennahda.

Les responsables de la chaîne ne se sont pas prononcés sur le sujet, cependant le journaliste Sofiène Ben Farhat affirme qu'une campagne contre ces guignols avait été lancée dans les milieux islamistes. "Il y avait une campagne dans les mosquées, dans les prêches", a-t-il assuré." suite

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23/08/2012

L'aeroport de Tunis cogéré par une milice salafiste

Lu dans Présent :

"Le 7 août dernier, une soixantaine de touristes français [a débarqué] à l’aéroport Tunis Carthage. A peine leurs bagages récupérés, les femmes en tenue de vacances ont été prises à partie par… la police religieuse composée d’islamistes barbus. Des « pasdarans » à la manière de la police islamique iranienne. Des purs et durs. Tout ça sous le regard bienveillant des forces de l’ordre.

Devant un tel accueil qui ne ressemble en rien aux catalogues « cartes postales » des Tour Operator, des estivants français, sous le choc d’un tel « arriérisme », ne sont même pas sortis de l’aéroport et ont demandé leur rapatriement immédiat en France. [...]"


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27/07/2012

Tout savoir sur Ennahdha (Frères Musulmans Tunisiens)

Un excellent site d'analyse actualise toute la documentation accablante sur le mouvement :

http://www.ennahdha-info.com

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14/06/2012

Emeutes salafistes en Tunisie : notre fil actualisé

Une insurrection d'islamistes contre une exposition jugée "blasphématoire" a contraint le ministre de la culture Mehdi Mabrouk d' annoncer ce soir qu'il allait porter plainte contre les organisateurs de l'exposition "Printemps des Arts", dont des oeuvres jugées offensantes pour l'islam : les salafistes ont gagné. 

Addendum du 13.06 23h30 France 24 :  :

"Un étudiant de 22 ans, touché mardi par des tirs policiers lors d’affrontements entre salafistes et forces de l’ordre dans la ville côtière de Sousse (à 140 kilomètres au sud de la capitale), n’a pas survécu à ses blessures. Selon le correspondant de France 24 en Tunisie, Abderrazek Tabib, qui cite des sources hospitalières, Fahmi Alouni a été atteint de deux balles dans la tête. Originaire de la ville Tataouine (530 km au sud-est de Tunis), il vivait à Sousse pour faire ses études en informatique.Une vidéo postée sur Youtube montre comment le jeune homme a été évacué du lieu des échauffourées. Selon l’AFP, la police était en train de disperser un rassemblement d’une cinquantaine de salafistes et de casseurs qui tentaient d’incendier un poste de police": 

Les émeutes en direct: 

- AFP | 13/06/2012 | 14h01 
Un jeune homme de 22 ans est décédé mardi soir de ses blessures après avoir été atteint d'une balle dans la tête lors d'affrontements mardi entre des groupes salafistes et les forces de l'ordre, a-t-on appris mercredi auprès de l'hôpital. 

Business News 12/06 - 10h45

"Des affrontements ont lieu, à l’instant (10 heures du matin), dans les cités d’Ennogra, Intilaka et Mnihla, banlieue Ouest de Tunis. 
Des coups de feu ont été entendus et les forces de l’ordre essaient d’encercler les lieux
Pas loin de là, à la Cité Ettahrir, une tension extrême est ressentie avec un important mouvement de salafistes et des drapeaux noirs accrochés un peu partout. 
Dans les cafés, on n’entend que du coran en milieu de matinée et aux ronds-points, on ne voit que des salafistes, a constaté un habitant. "

Business News 12/06 12h :

"Des scènes de désolation et de chaos se sont produites dans la nuit du lundi 11 juin 2012, à La Marsa, mais aussi à Carthage et au Kram. 

Un groupe de salafistes s'est en effet déplacé à nouveau à Marsa-Ville pour, selon des témoins, s'attaquer au Palais Abdellia. A quelques centaines de mètres, le poste de police a été saccagé, les fenêtres et l’enseigne ont été cassées. A Carthage Byrsa, on nous informe que le poste de police a été incendié. Pour des raisons de sécurité, le Plug, un des bars de La Marsa, a été évacué vers minuit. (...)Plusieurs véhicules des forces de l'ordre ont pris place, sans pour autant parvenir à stopper les casseurs. "Que voulez-vous qu’on fasse ? Ils sont allés jusqu’à détruire le poste de police, nous essayons de les encercler pour les empêcher d'avancer", lance un des policiers. " (...)Du côté de Carthage, la tension est à son comble. Aux alentours du Palais présidentiel, les militaires se déploient. Des agents de la circulation sont sceptiques : "Vous pensez réellement que les militaires vont faire quelque chose?", ironise-t-il. " source

L'identité des incendiaires :

- Le jeune Imam salafiste Abou Ayoub Ettounsi  s’est adressé, dans une nouvelle vidéo (ci-dessus) datée du 11 juin 2012, aux salafistes ainsi qu’à tous les musulmans de la Tunisie, pour leur donner rendez-vous le vendredi 15 juin après la prière, pour un soulèvement populaire.
C’est ce même Abou Ayoub qui a appelé, dans une vidéo datant d’octobre 2011, les salafistes à attaquer le siège de la chaîne de télévision NessmaAbou Ayoub a conclu par une citation coranique appelant au «Jihad», citation connue pour servir de conclusion aux messages du mouvement d’Al Qaïda.
 

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- Ridha Belhaj (photo), porte-parole du Parti Ettahrir a affirmé, dans une interview accordée à Assabah News mardi 12 juin 2012, que les troubles perpétrées par les salafistes résultent des provocations des libéraux et des laïcs à l’encontre des salafistes. M. Belhaj a ajouté que ces incidents représentent un message d’avertissement envers le gouvernement trop complaisant. Ces troubles continueront et s’accentueront, selon M. Belhaj, jusqu’à ce que le gouvernement se décide enfin à décréter une loi incriminant toute atteinte au sacré.

- Ayman Al-Zawahiri, chef d'Al-Qaida, a lancé lundi un appel pour que la charia soit imposée strictement en Tunisie. Le drapeau d'Al-Qaida est brandi par les salafistes, et Ettounsi le place derrière lui dans ses interventions filmées.

Lire aussi le "coup de gueule" du journaliste Ridha Kéfi contre le ministre de l'Intérieur sur Kapitalis 

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10/06/2012

Des salafistes violents tunisiens enfin arrêtés, et un barbu lynché.


"Trois salafistes accusés d'avoir violemment agressé une personne à la cité 3 août au Kef, ont été arrêtés samedi 9 juin 2012, ont indiqué des témoins oculaires.Un important dispositif de sécurité a été déployé dans le quartier pour arrêter ces éléments, ont affirmé des habitants au correspondant de l'agence TAP.

« Les forces de l'ordre ont sauvé un quatrième salafiste d'une mort certaine après avoir été pris à parti par une dizaine de personnes qui l'accusaient de terroriser les habitants du quartier », a-t-on indiqué de même source.

Interrogée à ce sujet, une source sécuritaire de haut niveau a refusé de commenter l'incident, confirmant que des arrestations ont eu lieu samedi dans la région sans donner plus de détails."


Lire tous nos articles sur la Tunisie


Lire aussi une analyse du Salafisme par le professeur de l'Université de Tunis Yadh Ben Achour

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04/06/2012

Les idées du Frère Musulman Ghannouchi ont gagné: un converti au Christ égorgé en Tunisie

Alors que l'islamiste -dit modéré par les médias français- Rached Ghannouchi, chef des Frères Musulmans tunisiens d'Ennahda vient d'affirmer que «l’abolition de la peine de mort est contraire aux préceptes de la Chariâa islamique». (source: Business news) , il se trouve que certains de ses compatriotes ont très bien compris le message en appliquant la peine prévue par Mahomet pour les apostats. L'émission « Egypt Today » animée par le journaliste égyptien Tawfiq Okasha a révélé un document vidéo le 1er juin où un ex-musulman converti au christianisme, subit un égorgement.

 Nous jugeons utile de diffuser un tel document car il s'agit de la réalité de l'islam, une réalité juridique (Le prophète a dit: "celui qui quitte sa religion, tuez le!" - Sahih Bukhari 6411 [Tradition Authentique sunnite] ) et une réalité pratique :

Le narrateur musulman cite et condamne spécifiquement "al-mushrikin" [les païens] et qualifie l’homme exécuté de mushrik – c’est-à-dire de polythéiste –, de fait, il le traite de mushrik murtadd un « apostat du polythéisme ». Les salafistes et les islamistes se réfèrent constamment aux chrétiens comme des polythéistes car ils « associent » Jésus à Dieu. 

Lire en complément. Exclusif: les écrits islamistes de Rached Ghannouchi traduits en français

Voir aussi tous nos articles sur la Tunisie

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25/05/2012

"Nous sommes tous Osama [Ben Laden]" / salafistes tunisiens.

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23/05/2012

Tunisie: des islamistes agressent le personnel d'une radio

Lu sur Businessnews du 23 mai :

"Un groupe d'une cionquantaine d’individus, barbus, ont fait irruption, mercredi 23 mai 2012, dans les locaux de la Radio régionale de Sfax et ont semé la terreur en s’en prenant violemment au personnel de la radio. Une femme enceinte, prise à partie, se trouve dans un état grave.
Un climat de confusion règne, en ces moments mêmes, sur les lieux en attendant l’arrivée des secours des forces de sécurité appelées d’urgence. La raison de l'irruption est la contestation, par ces personnes, d'une information diffusée ce matin sur les ondes de la radio que ces individus ont jugé erronée"

Lire toutes les archives sur la Tunisie.

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09/05/2012

Tunisie: les salafistes agressent (encore) un groupe d'étudiants

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Lu sur le média tunisien Kapitalis du 8 mai :

 «Des salafistes ont agressé des étudiants, traité les étudiantes de tous les noms, menacé, au nom de la chariâ de Sejnane, de couper la tête aux uns et aux autres, et ceci s’est déroulé au vu et au su des forces de sécurité»…

Par Zohra Abid


C’est ce qu’a raconté Aziz, lundi, en début d’après-midi, à ses collègues de travail. C’est en tout cas sa version et celle de ceux qui étaient à bord d’un bus d’étudiants attaqué et pris d’assaut dimanche par un groupe de personnes déchaînées.

Comme dans un film d’horreur

Aziz était dans tous ses états. Car, dans l’excursion organisée par l'Institut supérieur des sciences biologique appliquées (Issbat), il y avait sa sœur cadette. «A la demande des étudiants en sciences qui effectuaient une journée d’étude, le bus qui allait à Tabarka s’est arrêté à mi-chemin dans la région de Sejnane. Tout à coup, un groupe de salafistes a attaqué le bus, agressé les étudiants et terrorisé les étudiantes en leur lançant de gros mots», ajoute Aziz.

Sous le choc, et à leur retour, les étudiants ont partagé le lendemain sur les réseaux sociaux leur mésaventure avec, selon eux, les salafistes de Sejnane qui disent être dans leur fief et que cette région n’appartient plus à la Tunisie, mais à un émirat musulman et indépendantLire la suite sur Kapitalis

Lire aussi sur kapitalis:

"Des Salafistes de Sejnène ont attaqué, samedi, des journalistes tunisiens et français (France 2, France 24, la Presse de Tunisie, Libération...). La police présente sur les lieux n’a pas bronché." Lire

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02/05/2012

Tunisie: le conseiller du Premier ministre soutient les salafistes qui sèment la terreur dans le pays

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Lu sur le média Tunisien Kapitalis.com (extrait)

Par Tarak Arfaoui

"Le vendredi soir sur la chaine Ettounissia, lors  d’un débat politique réunissant quelques députés de la constituante, Lotfi Zitoun, ministre conseiller du gouvernement Hamadi Jebalia illuminé  le plateau par sa présence en gratifiant les téléspectateurs d’un chef d’œuvre de communication politique rétrograde, tendancieuse, indigne du rang ministériel qu’il occupe.

M. Jebali, dont il est le conseiller, a dû passer une nuit blanche après avoir entendu les interventions de son ministre qui a certainement réussi, en cette soirée, l’exploit de se mettre sur le dos quelques centaines de milliers de téléspectateurs tunisiens.(...)

Il a tenu avant tout à rendre hommage aux milices islamistes déguisées en sit- inneurs de la société civile devant le siège de l’Etablissement de télévision nationale, en les remerciant d’avoir porté à coup de mégaphones sous formes de quolibets et d’insultes en tout genre, la vindicte populaire contre les journalistes. Il s’est extasié devant l’élan spontané des salafistes qui ont fait barrage à la conférence  de Youssef Seddik à Kélibia [ philosophe tunisien qui ose penser une relecture  du coran], en les assurant de sa mansuétude vis-à-vis de leurs gentils débordements inoffensifs. Il a trouvé toutes les excuses au profanateur du drapeau national, sans jamais oser le condamner et on s’en est pris violemment à son interlocuteur qui était scandalisé." Lire la suite

Lire aussi un article de Tunisienumérique, média tout aussi scandalisé.

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28/04/2012

Les Anonymous tunisiens s'attaquent aux salafistes

Dernier incident en date, le 22 avril, à Kélibia, des Salafistes ont envahi un centre culturel où le penseur Youssef Seddik devait animer une conférence, l’empêchant ainsi de présenter l’idée selon laquelle il est « légitime pour tout musulman de relire et d’interpréter le Coran d’un point de vue personnel ». Un incident qui intervient après des agressions physiques à l'encontre de journalistes et d'universitaires.

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08/03/2012

Tunisie:le drapeau Tunisien remplacé par les Salafistes

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Lu sur l'excellent webzine tunisien Kapitalis:

Par Zohra Abid

"On a imaginé le pire avec ces Salafistes qui se moquent royalement des lois et du monde. Mais qu’ils touchent à notre sacré drapeau, là, ça fait trop. Inadmissible. La présidence de la République est sortie de son silence et a violemment réagi.

Mais côté gouvernement, c’est le silence total. Des ténèbres. Un silence qui ne peut être que «complice» ou «coupable». Car, on continue de laisser faire ces extrémistes et on fait semblant de ne rien voir, rien entendre et en agissant jamais contre leurs «chers» salafistes.Lire la suite

 Lire aussi: Tunisie. L’indulgence de Ghannouchi vis-à-vis de l’intransigeance salafiste

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29/02/2012

Tunisie: Ennahda confirme la spécificité politique de l'islam

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Lu sur Businesnews (extrait): 

"Ceux qui veulent séparer la religion de la politique touchent à la base de l’Islam"

Sahbi Atig, président du groupe parlementaire d’Ennahdha, a présenté les lignes générales que défendra son partie quant à l’élaboration de la Constitution, aujourd’hui 28 février 2012, en séance plénière de l’Assemblée constituante. 

M. Atig a rappelé, pendant 20 minutes d’une allocution de près d’une demi-heure, les principes islamiques qui prévalent, selon Ennahdha, dans l’élaboration de la Constitution. Il a notamment affirmé que celle-ci ne devra pas être contraire aux principes édictés par le Coran et la Sunna du Prophète, qui doivent être la source principale de la Loi fondamentale. 

Sahbi Atig a, en outre, déclaré que l’histoire de l’Islam ne connaît pas de séparation entre la religion et la politique, et que la chose religieuse, dans l’Islam, ne se limite pas à la sphère privée, mais est un principe de société organisant la sphère publique. Il affirme, en ce sens, que ceux qui appellent à la séparation entre la religion et la politique touchent aux bases fondamentales de la pensée islamique. Suite

Voir notre Dossier Tunisie

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22/02/2012

Tunisie: l'islamisation gouvernementale inquiète les libéraux

Extrait d'une longue tribune de Salah Kedidi sur le webzine Kapitalis.com, principal média tunisien 

"Au niveau du gouvernement, remarquable fut la première décision du nouveau ministre de l’Enseignement supérieur de créer un diplôme en finance islamique. Grande priorité ! Quand au ministre des Affaires étrangères, il entame ses nouvelles fonctions par le jumelage de l’Université d’El Azhar avec l’Université de la Zitouna. Une autre grande priorité du gouprincipal média vernement.

De son côté, Mme Sihem Badi, la ministre de la Femme et de la Famille, répondant à une question posée au sujet des mariages «ourfi» (coutumiers), se dit en faveur des libertés personnelles notamment celles du culte, de l’habit et de l’engagement. Quelques jours plus tard, tout en déclarant que ses propos, qui ont provoqué un tollé, ont été mal interprétés, la ministre s’appuie sur un argument religieux pour réfuter le mariage «ourfi» avant de faire appel à la loi du code de statut personnel qui l’interdit. Elle a oublié qu’elle représente une autorité civile et non une autorité religieuse.

Autre chose : d’après un journal électronique tunisien, la ministre n’a pas vu d’inconvénient à rencontrer Amr Khaled, un prédicateur islamiste, qui, soi-disant est arrivé en Tunisie avec des projets d’investissement. Peut-être qu’il est venu investir dans le mariage «ourfi» ?

Et pour rester dans le sujet des prédicateurs, le journal ‘‘El Maghreb’’ (n° 143, du vendredi 10 février 2012) nous apprend que d’éminents cheikhs «wahhabites» dont le Saoudien Mohammad Moussa Charif, se trouvent parmi nous. Il a déjà donné des conférences visant à ré-islamiser les Tunisiens, en présence de deux membres de l’Assemblée Constituante, en l’occurrence Sadok Chourou et Habib Ellouze, flanqués du célèbre imam salafiste Béchir Ben Hassen. Tout ce pieux monde annonce des agendas, qu’il compte insérer dans le tumulte de notre révolution, et leur projet d’une deuxième conquête qui va ré-islamiser la Tunisie, pas assez musulmane à leurs yeux.

L’arrivée d’un autre prédicateur, Wajdi Ghanim, nous a été annoncée dernièrement. Ce «savant» est de ceux qui approuvent l’excision des filles" suite

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12/02/2012

Tunisie: Radio Zaytouna se réjouit de la visite d'un imam pro-excision

La première radio musulmane du pays se réjouit de la visite d'un imam prescrivant l'excision...

Lu sur Tuniscope.com du 10 février :

"Cette visite inopinée, a été annoncée sur la page facebook de Radio Zaytouna comme une bonne nouvelle (bushra)…Il est a noté que jusque là, aucun parti ne s’est prononcé sur cette affaire et la provenance de l’invitation reste anonyme.

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Wajdi Ghanim compte, en effet, donner plusieurs conférences sur différentes régions de la Tunisie.

Programme :

·  Samedi 11/02/2012 : Mosquée El Ghofrane,   Dimanche 12/02/2012 : La Coupole d’El Manzah, 10h du matin / Mosquée Essalem, Mhamdia, suite à la prière du Asser ,  Lundi  13/02/2012 : La grande mosquée de Sousse, suite à la prière du dohr / La grande mosquée de Mahdia, Mardi 14/02/2012 : Mosquée EL Manara, Hammamet...

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30/01/2012

6000 Tunisiens ont défilé samedi contre les islamistes radicaux

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Environ  6000 Tunisiens ont descendu l'avenue Bourguiba de Tunis, samedi, pour exiger que le gouvernement de coalition réprime la violence des islamistes radicaux.

"Faire un front commun contre le fanatisme" exprimait une des affiches réalisées par des manifestants au rassemblement principal, dont beaucoup étaient des femmes. "Nous nous sommes débarrassés du totalitarisme et nous n'en voulons pas le retrouver", marque une autre.

Ahmed Nejib Chebbi, fondateur du Parti démocratique progressiste (PDP)a déclaré: "Nous sommes ici pour protester des agressions contre des journalistes, des activistes et des universitaires", " Et pour dire au gouvernement que les Tunisiens ont des  droits si chèrement acquis ne doivent pas être compromis. "

Depuis le renversement du régime laïc de Zine El Abidine Ben Ali il y a un ande petits groupes d'islamistes salafistes ont attaqué des femmes voilées, des intellectuels laïcs et ont occupé des universités.

Le PDP et les autres groupes d'opposition accusent le parti Ennahda, qui fait maintenant partie de la coalition au pouvoird'être trop conciliant avec les salafistes.

Mardi dernier, la police a mis fin a des semaines de "sit-in" de la ligne islamiste dure à l'Université de Manouba. Les manifestants étaient furieux que les chefs d'université aient interdit le niqabIls avaient attaqué des professeurs, des étudiants furent intimidés et menacés de mort.

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26/01/2012

Un député "islamiste modéré" tunisien se lâche: "Tuez, amputez, crucifiez"

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Sadok Chourou, député d’Ennahdha, a créé la polémique suite à son intervention lors de la séance de lundi après-midi 23 janvier 2012.

En effet, s’appuyant sur un verset du Coran, M. Chourou a demandé à sévir contre les sit-inneurs et les bloqueurs qui doivent être punis, selon ce verset, par mort, par crucifixion, par démembrement ou bannissement, incitant de ce fait à la haine, selon certains députés. Dans une déclaration à Mosaïque Fm mardi, le député a persisté sur ses dires expliquant que «c’est juste un simple constat de ce qui se passe maintenant : ce n’est pas un appel à la haine mais un appel à mettre fin à ces faits qui sont un crime envers le peuple et méritent un châtiment des plus sévères. Suite sur Poste de Veille

Source : Tunisie – Sadok Chourou persiste sur ses déclarations haineuses, BusinessNews.com.tn, 24 janvier 2012.

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15/01/2012

Tournée des mosquées radicales du 93 en Tunisie

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Un article de Hanan Ben Rhouma sur Saphirnews nous apprend qu'une cinquantaine de représentants de mosquées d'Ile-de-France sont en Tunisie jusqu'au 22 janvier afin de rencontrer des représentants politiques. Le principal des "troupes" vient de mosquées affiliées à l'UAM93, fédération islamiste  que nous avions décortiquée. Sur son site internet, on pouvait lire lors de l'interdiction de la burqa par l'UMP que:

"Ultime provocation, on exige des Musulmans d’opter sans réserves pour les lois (humaines) de la République et de renoncer aux Lois de Dieu, sous peine de sanctions. Mais, liberté de penser oblige, rien n’oblige à adhérer à une quelconque loi quand bien même elle serait votée par une majorité d’inconscients"

(...)En conclusion, les grands muftis de la République laïque pourront toujours aboyer cela n’empêchera pas la caravane islamique de continuer son chemin jusqu’à sa destination finale." (article du 19.01.2010 toujours en ligne)

Mohamed Henniche, secrétaire général de l'UAM93 avait déclaré sur  Beur FM qu'il représentait les "musulmans pratiquants, car les musulmans laïques c'est un autre monde" et que «  Montfermeil, Clichy-sous-Bois c’est la Casbah ! »

Nombreux islamistes tunisiens composant les cadres de l'UAM93 étaient des membres de Ennahda (Frères Musulmans tunisiens) à qui la généreuse république post-française avait accordé le droit d'asile...d'où ce sympathique voyage de célébration.

Observatoire de l'islamisation

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12/01/2012

Ghannouchi a rencontré Qaradawi au Qatar la semaine dernière

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Rached Ghannouchi, grand vainqueur des élections en Tunisie, présenté comme un "islamiste modéré" par les médias français, a été invité chaleureusement par le cheikh Qaradawi justifiant dans ses prises de positions le meurtre des apostats, des homosexuels, et qui voit dans la Shoa un "châtiment divin". Qaradawi a déclaré que le prochain châtiment d'Allah contre les Juifs sera perpétré par les musulmans. Modéré en effet.

Lu sur Tunisialive.net:

"03 Janvier 2012- Rached Ghannouchi, dirigeant du parti de islamiste (Ennahda), s'est rendu au Qatar la semaine dernière lors d'une visite de deux jours. Selon Zoubair Chhoudi, l'assistante personnelle du dirigeant d'Ennahda, la visite de Ghannouchi était officieuse. Chhoudi a expliqué, "Ghannouchi est allé au Qatar pour des raisons personnelles, pas en tant que leader d'Ennahda. Sa visite était informelle. Selon le site de nouvelles tunisien Business News "Ghannouchi a été accueilli par Youssef Al-Qaradawi, le clerc islamique égyptien bien connu. Il a été rapporté que les deux hommes ont discuté des derniers développements dans la politique tunisienne, et les défis auxquels fait face le nouveau gouvernement lors de la phase de transition ." Ils ont également discuté de compensation du gouvernement tunisien de familles dont les proches ont été tués pendant la révolution tunisienne. Ghannouchi veut que le gouvernement intérimaire se concentrer sur des efforts accrus afin de parvenir à un développement politique, économique et sociale en Tunisie. Il a réitéré que la coopération avec les pays arabes, le Qatar  en particulier, assure que la Tunisie devienne "un exemple de progrès et de démocratie véritable, sur la base des valeurs de l'islam et ses enseignements."

Lire en complément. Exclusif: les écrits islamistes de Rached Ghannouchi traduits en français

Voir tous nos articles sur la Tunisie.

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03/01/2012

A la faculté de Manouba : Une bataille décisive face aux salafistes

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Wissem Othmani, le porte-parole des protestants s'adressant à la foule en face du bureau du doyen de la faculté de LA Manouba. Crédit image Tunisia Live

Par Monia Halioui*,

La Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de Manouba (environs de Tunis) est actuellement occupée par des salafistes qui veulent imposer le port du niqab dans les cours et ont agressé le doyen, l’historien Habib Kazdaghli…Les autorités tardent à intervenir.

Lire l'article sur Nawaat 

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23/12/2011

Tunisie: Ennahda selon le professeur Hamadi Redissi

Visiting-scholar-shares-views-on-Islam-politics.jpgJuriste et écrivain, Hamadi Redissi est professeur de sciences politiques à l'Université de Tunis. Il est l'un des penseurs critiques de la modernité dans le monde arabe. Hamadi Redissi est membre fondateur, avec le politologue tunisien Riadh Sidaoui, du Centre arabe de recherches et d'analyses, basé à Genève3, dont le nom change en 2010 en Centre arabe de recherches et d'analyses politiques et sociales (Caraps)

Dans le numéro de décembre du Courrier de l'Atlas, il est longuementn interrogé sur le parti islamiste tunisien Ennhada ayant remporté les élections.

"Ennhada se dit un parti civil, mais commence tous ses meetings par la basmallah [ = Au nom d'Allah, le miséricordieux etc.], du takbir" [= cri de guerre historique en islam] et quelques versets du coran. Il les fini par le rappeur Psycho M, un rappeur antisémite, misogyne et violent (il avait notamment appelé au meurtre du cinéaste Nouri Bouzid)"

"ils [les islamistes d'Ennahda] entretiennent cette ambiguité de la condamnation ferme de la violence publiquement, mais dans le même temps, au niveau de la prise de position, la condamnation de l'atteinte à ce qu'ils appellent le "sacré" ou encore "les bonnes moeurs" et autres arguments de cette nature justifient la violence à demi-mot. (...) Une police des moeurs est entrain d'être instituée, une sorte de hissba, de commanderie du Bien et d'interdiction du Mal sur le modèle wahhabite, mais dont j'anticipe que les islamistes vont se disculper. Ils nous diront dans les jours à venir qu'ils n'ont rien à voir avec ces dérives"

"Ennahda est une hydre à plusieurs têtes(...) Ennahda est dans un flou artistique régulièrement entretenu et inquiétant.(...) Aussi bien avant qu'après les résultats [des élections], Ghannouchi affirme que les salafistes sont ses "frères" et qu'ils ont le droit d'avoir un parti légal. Ce parti étant contre la démocratie, contre le pluralisme, et voulant appliquer la charia in integrum, sans le jeu de référentialité ou ou les ruses sémantiques de Ennahda"

Lire l'intégralité de cette passionante interview dans le Courrier de l'Atlas, en kiosque.

Lire aussi sur le même sujet, les écrits d'un autre spécialiste tunisien de l'islam politique : La violence légitime en islam, par le professeur Yadh Ben Achour

Concernant la "modération" supposée de l'islamiste Rached Ghannouchi, chef d'Ennahda, on lira un "best of" de ses écrits passés.

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18/12/2011

Moncef Marzouki, ou la gauche islamo-compatible

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(Photo : à gauche Marzouki, à droite Ghannouchi, leader du parti Ennahda, les Frères Musulmans tunisiens)

Dans une interview exclusive au JDD, le nouveau président de la République tunisienne, Moncef Marzouki, fustige la condescendance française envers son pays. Extraits :

"Qu’est-ce qui rapproche Moncef Marzouki, ancien défenseur de la laïcité et des droits de l’Homme, de Rached Ghannouchi, homme fort du parti islamiste Ennahda, vainqueur des dernières élections?
Nous avons une histoire commune : nous sommes deux enfants pauvres du Sud, deux anciennes victimes de Bourguiba puis de Ben Ali, deux anciens exilés. Je prétends que j’ai aidé à rapprocher les islamistes de la démocratie et des droits de l’Homme ; eux m’ont influencé en me persuadant que vous ne pouvez pas réformer ce pays sans prendre en considération la religion et l’histoire. Mais pour les idées, je reste pétri par la culture rationaliste occidentale, celle des Lumières ; eux davantage par la culture traditionaliste religieuse. Je ferai aussi de mon bureau un observatoire de toutes les violations des droits de l’homme et de la femme. Ce contrat de gouvernement que nous avons rédigé est un bon contrat. Pour la première fois, les islamistes acceptent la démocratie et les droits de l’homme. Les craintes à l’égard d’Ennahda sont absurdes. Ceux qui crient au loup sont soit de mauvaise foi, soit des ignorants.

Beaucoup craignent pourtant qu’à court terme, rien ne puisse résister à Ennahda…
Le temps montrera à quel point l’approche des Occidentaux est absurde. Notre société recèle une partie conservatrice et une autre moderne. L’expression politique du conservatisme, c’est l’islamisme. Vous avez des partis démocrates-chrétiens en Europe, nous avons un parti démocrate islamiste. Prétendre que nous avons vendu notre âme au diable en nous alliant aux islamistes relève du fantasme."Lire l'intégralité de l'entretien

Concernant la "modération" supposée de Rached Ghannouchi, on lira ses écrits qui sont éloquents.

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Le 10 décembre dernier, en Lybie, Ghannouchi embrassait cheikh Al-Qaradawi pour qui Hitler fut  un "'instrument du châtiment d'Allah" dont l'objectif est de créer une nouvelle Shoa "par la main des musulmans" . Voir un portrait du "grand savant" sunnite et président de l'Union mondiale des oulémas.

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30/11/2011

Tunisie: les islamistes mettent la pression à l'université de La Manouba

 Lu dans La Presse de Tunisie du 28.11:

"Branle-bas et grabuge, tout au long de la journée d’hier et jusqu’à l’heure où le présent article était rédigé, à la faculté des Lettres, des Arts et des Humanités relevant de l’université de La Manouba.
Un groupe d’étudiants barbus appartenant à la faculté et d’autres venus en soutien ont décidé, en effet, d’investir les locaux de la faculté, en particulier le hall et le bureau du doyen, le Pr Habib Kazdaghli, et d’y organiser un sit-in qui, selon leurs dires, demeurera ouvert jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.

Quelles sont les demandes des étudiants barbus qui prétendent n’appartenir à aucun parti politique ni à aucune organisation mais qui ne refusent pas pour autant d’être désignés comme étant des «salafistes» ?
Ont-ils séquestré, réellement, le doyen de la faculté en lui interdisant de quitter son bureau et en l’obligeant à satisfaire leurs revendications ?
La réponse à ces deux questions commence, d’abord, par la relation des événements de la journée.
Aussi, «les étudiants barbus de la faculté et d’autres individus étrangers ont-ils occupé le hall d’entrée de la faculté et sont entrés dans mon bureau essayant de m’imposer de répondre à leurs requêtes, à savoir l’ouverture d’une salle de prière au sein de la faculté et la permission aux étudiantes portant le niqab de prendre part aux examens», souligne le doyen, le Pr Habib Kazdaghli.
«Refusant tout dialogue, ils ont commis des dépassements inacceptables en agressant verbalement les enseignants, en empêchant leurs camarades d’accéder aux salles des cours et des examens et en menaçant de violence tous ceux qui s’opposaient à leur action», précise encore le doyen. Lire la suite

Lire le communiqué de l'université

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