09.10.2007

Le mythe de la transmission arabe du savoir antique

L’Occident a-t-il quelconque enrichissement culturel à bénéficier de la présence massive d’arabo musulmans sur son sol ? A écouter ce qu’on raconte aujourd’hui, nous serions débiteurs d’un legs de culture islamo-arabe,  qui nous aurait fait découvrir la pensée Antique et apporté une impulsion philosophique nouvelle, inoculée lors de l’occupation islamique en Espagne, le fameux âge dit d’Or d’Al-Andalus. Mieux, certains prétendent que la Renaissance n’aurait pu avoir lieu sans les intellectuels arabes, ou encore que nous aurions oublié le grec ancien sans eux. En ces temps de véritables opérations psychologiques visant à légitimer une islamisation croissante de la société française, réaliser une mise au point objective semble indispensable. Cliquer ci-dessous

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Commentaires

Artcile de Jacques Heers de la NRH dispo en intégral + les scans ici :
http://www.bafweb.com/2007/05/29/la-fable-de-la-transmission-du-savoir-antique-par-les-arabes-par-jacques-heers/

Écrit par : pol | 18.09.2007

Peu de chose à ajouter, l'ensemble étant rigoureusement exact à quelques détails près. Par exemple, nous n'avons pas les traductions de Platon par Hunayn, idem pour les autres syriaques chrétiens. Ibn nadim, entre autres, l'affirme mais il n'est pas sûr que ce soit des traductions au sens où nous l'entendons. Mais c'est là discussion d'érudit. Sinon, je ne considérerai pas Ibn Arabi et Soharavardi comme des philosophes - même si la pression voire la persécution est elle bien réelle. Enfin, Mr Joachim Véliocas affirme: " Au niveau scientifique, les découvertes furent par contre généreuses chez les scientifiques arabes. Mais si elles furent le fait d’hommes musulmans, on ne voit pas en quoi l’islam leur permit d’ avancer plus facilement dans la recherche scientifique. Le travail d’un chercheur est indépendant de son affiliation religieuse, et vanter la qualité intellectuelle des mathématiciens al-Kharezmi ou Ben Moussa, des génies de l’optique Alhazen et Ibn Sahl , des géniaux médecins Avicenne et Al-Razi, ne saurait par corrélation apporter du crédit à l' Islam. " On ne peut qu'être d'accord et j'aurais tendance à étendre ce principe aux philosophes (donc, en excluant Ibn Arabi, ce qui ne retire rien à sa valeur dans le domaine mystique). Je me permettrais de me faire un peu l'avocat du diable: reamrquons qu'à une époque, l'islam ne s'opposait pas à l'innovation scientifique, ce qui la favorisait. AZlors qu'aujourd'hui sa partie extrême veut promouvoir le créationnisme. pour une fois, le moyen-âge donne une leçon au présent. Voilà.

Écrit par : Le spitz japonais | 15.10.2007

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