08.07.2007

La justice française se forme à la charia

La Cour de Cassation, en partenariat avec l’Ordre des avocats de Paris et avec le  soutien du Ministère des Affaires étrangères, organise un colloque sur l’ « enfant en droit musulman » afin de mieux appréhender le droit islamique.

Universitaires et avocats de pays musulmans, dont un Cheik d’Al-Azhar, formeront l’espace d’une journée les juristes français le vendredi 12 octobre 2007 Grand’chambre de la Cour de cassation. Voir le programme détaillé sur le site de la Cour de Cassation.

   Cette initiative est louable car il est important de former nos juristes au système judiciaire islamique afin qu’ils puissent mieux comprendre comment fonctionne l’autre côté de la méditerranée. Il leur faudra ensuite tirer les conclusions qui s’imposent en matière de droit comparé, et mesurer tout le décalage entre la civilisation occidentale et islamique. Mais il ne faut pas perdre de vue que des morceaux de charia sont déjà appliqués en France. En vertu d’une convention franco-algérienne de 1964, les jugements rendus en Algérie sont exécutoires de plein droit en France pour les ressortissants algériens. De même, une convention marocaine du 10 août 1981 prévoit que le divorce de deux époux marocains s’établira selon la loi marocaine, même si le couple réside en France. Conséquence? Les répudiations prononcées au Maroc sont exécutables en France, et l'injustice de cette pratique pour les marocaines peut aboutir à des drames humains lorsque ces femmes sont délaissées, sans ressources.

   Le Royaume chérifien ne reconnaît pas les naturalisations des marocains devenus français. Pour le Commandeur des croyants, tout immigré marocain et sa descendance restent sujets et à ce titre, lui doivent obéissance. Le 16 mai 1993, Hassan II s’exprimait sur un plateau de télévision français : « Je n’aimerais pas du tout que les Marocains fassent l’objet d’une tentative d’intégration car ils ne seront jamais intégrés. Ce seront de mauvais français. »[1]

De quoi compromettre l'intégration et condamner fatalement la tradition assimilationniste de la France



[1] Hassan II, 7/7, TF1, 16 mai 1993.

Commentaires

Bon alors ,dans ce cas pourquoi n'aplique t'il pas la loi de la Charia pour les bandits arabes qui sont en prison ?
2 poids 2 mesures!

Ecrit par : babahmar | 08.07.2007

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