19.01.2008

Verset abrogeant (nâsikh), verset abrogé (mansûkh)

Très bonne synthèse d'une des clés essentielle de compréhension de l'islam, réalisée par le Blog Le chant du coq :    

"Pourquoi revenir sur cette règle de l’abrogation, dont j’ai déjà parlé précédemment ? Parce qu’elle constitue une clé absolument indispensable pour la compréhension du Coran et donc de l’islam. Si on ne connaît pas le sens de cette règle fondamentale, on ne peut qu’être déconcerté ou découragé devant les nombreuses contradictions présentes dans le livre saint des musulmans ; on risque également de se faire « rouler dans la farine » lors de discussions avec des musulmans rusés et/ou malintentionnés.

  Anne-Marie Delcambre consacre un bref chapitre de son dernier livre
[1]  à ce thème. Elle rappelle que « dans le cas de deux versets qui se contredisent, pour les spécialistes, le verset révélé en dernier abroge le verset révélé en premier ».

   Etant donné que dans le Coran les sourates ne sont pas classées dans l’ordre chronologique mais par ordre de grandeur décroissante (de la plus longue sourate à la plus courte, à l’exception de la première sourate), une question se pose inévitablement : en cas de contradiction entre deux versets, comment savoir quel est le verset révélé en dernier ?

   Réponse : « Il faut (…) se référer aux études des savants de l’islam pour connaître l’ordre chronologique ». Ceux-ci distinguent les sourates mecquoises (révélées à La Mecque entre 610 et 622) et les sourates médinoises (révélées à Médine entre 622 et 632).

   Le principe du verset abrogeant (nâsikh) et du verset abrogé (mansûkh) est contenu dans le Coran lui-même[...] Les premiers (tolérants) appartiennent à la période mecquoise, les seconds (violents) à la période médinoise."

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17.01.2008

L'Arabie Saoudite...finance nos mosquées

                                                                 

     «Soit on demande à des riches Saoudiens de nous construire des minarets, soit on modifie la loi de 1905 » Didier Leschi chef du bureau des cultes du ministère de l'Intérieur, cité dans Libération, 5 mai 2007.

                            

 

    Nous avions dénoncé cette alternative piégée, ce chantage odieux du "monsieur Islam" de l'UMP dans une note

                                          

 

Le mardi 8 octobre 2002 Nicolas Sarkozy recevait officiellement le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale, Abdallah Turki. Voici un extrait du communiqué officiel de l'Intérieur commentant le rendez-vous :

"les soutiens financiers apportés par la Ligue islamique mondiale pour aider à la pratique du culte musulman sont possibles"

 

Lire notre article sur La Fondation des oeuvres pour l'islam de France...dont le financement va être réalisé en partie par les monarchies du Golf.

 

                                                                                                   

   Lire aussi cet extrait  tiré de L’Arabie Saoudite ou le premier Etat islamiste, par le géopolitologue Alexandre del Valle :
                                   
   « L’Arabie est ainsi revenue en force depuis quelques années, principalement en région parisienne, notamment à travers les Mosquées d’Evry et surtout de Mantes-la-Jolie, gérée par l’imam Ali Berka soutenues par le Bureau de la Ligue Islamique Mondiale. En dehors de la Région parisienne, Riyad est à l’origine de la grande mosquée-centre islamique de Lyon, la plus grande de France, avec une capacité de 2600 places. Riyad a récemment présenté aux autorités françaises de très gros projets de mosquées dans la Région parisienne et dans le sud de la France, où les responsables saoudiens étudient un projet de grande mosquée-capitale comparable à celle de Lyon. La monarchie wahhabite est également présente à travers les mosquées d’Hérouville-Saint-Clair, dans le Calvados, Lille-Sud, Al-Huda à Bordeaux, etc, et est à l’origine de “ l’Institut Européen des Sciences Humaines ” (IESH) de Saint-Léger-du-Fourgeret, inauguré en octobre 1992, l’un des principaux centres de formation d’imams fondamentalistes en Europe. La plupart des professeurs de l’IESH est issue de la mouvance des Frères, exemple typique de la collaboration entre le pôle saoudien et celui des Frères-musulmans.
L’Arabie saoudite finance également, conjointement, avec le Maroc, la Mosquée d’Evry, la mosquée de Mantes-la-Jolie, et appuie une autre institution gérée par des Marocains, et fondée en décembre 1985, sous les auspices de la Ligue islamique mondiale, la Fédération Nationale des Musulmans de France (FNMF), principale composante, avec l’UOIF des Frères musulmans, de l’actuel Conseil Français du Culte musulman. »
Lire l’intégralité de l’article
                                           

   Pour aller plus loin, lire le chapitre IX du livre L'islamisation de la France (éditions de Bouillon) "L'islamisme Saoudien à l'assaut de la France". Outre une analyse du Wahhabisme, de ses réseaux associatifs et ramifications françaises, s'y trouve une description détaillée des intérêts financiers français en Arabie Saoudite. 

Joachim Véliocas, janvier 2008.

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23.12.2007

Les circonstances atténuantes du viol en islam : un tabou à 10 000 euros

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    Alors que Philippe Vardon vient d’être condamné à 10 000 euros d’amende pour avoir fait un lien entre la recrudescence des agressions verbales et sexuelles à l’encontre des françaises et l’islamisation, dans un tract édité par les Jeunesses identitaires, réaliser une mise au point objective sur la question parait nécessaire.

  A moins d’habiter les beaux quartiers de Paris,  ne pas avoir connu dans son entourage des filles insultées ou agressées par des allochtones relève du mystère statistique. Il est de notoriété publique que les filles vivant en banlieue ne peuvent s’habiller « à la française », soit en jupe, sans risquer de se faire au mieux traitées de « putes » (kahda), au pire d’être agressées.

    Ce phénomène, général en Europe dans les pays colonisés, prend ses sources directement dans l’islam radical. Le lundi 17 décembre 2007, Rima Elkoury, journaliste canadienne au magazine La Presse, dans un article intitulé Du voile et du viol s’étranglait de ce qu’on enseigne dans les « centres culturels musulmans » :

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06.12.2007

Des cadres venant des plus grandes universités islamiques mondiales, lancent un site Internet en français

                   

Une information  de l’Observatoire de l’islamisation

   Des « savants » issus des plus grandes institutions islamiques, formant le principal des imams du monde arabe,  lancent une offensive doctrinale sur le Web français. Ils viennent de mettre en ligne une plateforme très professionnelle consacrée à l’islam sunnite de l’école malékite (ultra-majoritaire en France), dont le contenu diffère largement des objectifs affichés d’ « amour du prochain, de paix et d’entente entre les peuples »

 

 

Voici la présentation issue du site www.doctrine-malikite.fr :

 

« Ce site est le fruit d'une collaboration entre savants malikites d'Al-qarawiyyîn (ndlr : Fez, Maroc) et de Dâr Al-Hadîth (ndlr : Médine, Arabie Saoudite)  et d'autres instituts islamiques de référence d'une part, et de L'association Valeurs et Spiritualité Musulmane de France (VSMF) de l'autre. Militants associatifs, universitaires, cadres religieux, venus de tous horizons , se sont réunis pour partager leurs expériences, leurs connaissances, leur envie de connaître et de promouvoir la connaissance des différents aspects de notre belle religion, pour être les ambassadeurs des valeurs nobles de l'Islam, les valeurs de d'Amour du prochain, de paix et d'entente entre les peuples. »

 

   Quand on connaît le contenu des traités de droit malékites phares, on est en droit de s’étrangler.

                                                                 

   Nombre de références bibliographiques préconisées par les « savants »,  contiennent appels au meurtre, haine de l’Occident chrétien et jihâd offensif.

 

                                                  

Exemples :

   Parmi les deux publications proposées en page d’accueil, se trouve la Risala du jurisconsulte Zayd al-Qayrawani (922 - 996), littéralement « épître », contenant quatre mille prescriptions juridiques (masâala) et quatre cent hadith. Le Ministère des affaires religieuses Marocain rend compte que  « Elle (la Risala) est programmée dans les établissements de l’enseignement traditionnel et elle est hautement considérée par les oulémas. »[1]. Un classique parmi les classiques donc, dont nous avions évoqué la présence au sein de la bibliothèque de l’Institut du Monde Arabe.

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 Voici quelques extraits de l’ouvrage, dans une traduction de Alhaj Bello Mohammad Daura. :

                                                                 

37.19 Crimes contre l’islam :

 

   « Les hérétiques (Zindiq) doivent être mis à mort et leur repentance est à rejeter. Un hérétique est quelqu’un qui dissimule sa mécréance en prétendant embrasser l’islam.[…] Un apostat doit aussi être tué sauf s’il se repent. Il lui est permis trois jours de grâce, si il refuse à utiliser la chance du repentir, l’exécution doit avoir lieu. La même chose s’applique aux femmes apostates.[…] Insulter le Messager de Dieu, il doit être exécuté même si sur ces entrefaites il accepte l’islam »[2]

   Dans la catégorie des hérétiques pourrait se ranger Malek Chebel, qui préconise de radier tous les hadith incompatibles avec les droits de l’homme par exemple…dans ses recommandations de lectures, le site cite un ouvrage confirmant cette ligne, majoritaire il faut le savoir : « La non-conformité aux quatre doctrines sunnites, la plus grand hérésie qui menace la Loi Divine », édition : maktabat al farabi., Damas, Syrie : (en français) (référence également fiqh). Mais Malek Chebel rend un trop grand service à l’Islam par la séduction qu’il exerce sur l’opinion publique française : vrai hérétique ou adepte de la Takkye (dissimulation légale) ?

Continuons sur le contenu de la Risâla :

 

                                                                                                    

37.30 Homosexualité :

« Si un homme commet l’acte de sodomie avec un mâle adulte consentant, les deux doivent être condamnés à mort, musulmans ou non. »

                                                                                                     

  Le chapitre 30 est consacré à la question du jihâd : 

   

    « le Jihâd est une obligation devant être entreprise par une part de la communauté en faveur des autres. Il est préférable, selon nous, que l’ennemi ne soit pas combattu tant qu’il n’ait pas été invité à rejoindre Allah, sauf s’il attaque en premier. »

Ainsi, le jihâd peut être clairement offensif, car la distinction entre les deux cas de figures (offensif/défensif) est établie : dans le cas d’un assaut vers des non musulmans n’ayant pas provoqué la oumma, le juriste musulman préconise la conversion ou la mort.

 

          

   Offrant le choix entre islam et Jizya (impôt dont doit s’acquitter le dhimmi) :

 

« Ils peuvent soit accepter l’islam ou payer la Jizya ; Sinon,ils doivent être combattus. »

   Faute de conversion, le statut de dhimmi est proposé. Son refus légitime l'extermination physique.

                                                                                  

   Voilà pour l’ouvrage de la page d’accueil…d’ailleurs disponible dans toutes les librairies musulmanes de France. Un étude complète du rite malékite est réalisé dans le chapitre III de l’étude « L’islamisation de la France »  (éditions de Bouillon, 2006), Le malékisme, l’islam du maghreb.

   Pour ce qui est des "coups de coeurs du mois", l'ouvrage de Hani Ramadan La femme en islam  figure en deuxième position. Ce même Hani Ramadan qui déclara en 2002  au journal Le Monde que "la lapidation constitue une punition, mais  aussi une sorte de purification" (SIC).

    Dans la section « bibliographie choisie », il serait fastidieux de citer le contenu des ouvrages appelant aux mêmes crimes que la Risâla. Pour quelques autres exemples, cliquer ici.  L'Islam classique dans toute sa splendeur...

Observatoire de l'islamisation, décembre 2007.



[1] Ministère des affaires religieuses marocaines http://www.habous.gov.ma/

[2] Ibn Abî Zayd Al-Qayrawânî, Risâla, (Epître sur les éléments du dogme et de la loi de l’islam selon le rîte malékite), traduction : Alhaj Bello Mohammad Daura.

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03.12.2007

Islamologues, arabisants et écrivains sur Radio Courtoisie ont fustigé l'"islamiquement correct"

Lundi 26 novembre, Henry-de-Lesquen, président du Club de l’horloge et directeur d’émission sur Radio Courtoisie recevait :

L'islamisation de la France

                                                

 

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- Anne-Marie Delcambre, Docteur d’Etat en droit, Docteur en Civilisation islamique, Agrégée d’Arabe Littéraire.Bibliographie.

                                                                   

-  René Marchand, ancien journaliste en Terre d’Islam, licencié d’Arabe (Sorbonne), INALCO, écrivain.Bibliographie.

                                                                

- Joachim Véliocas, directeur de l’Observatoire de l’islamisation, écrivain.Bibliographie.

                                                                                    

- Laurent Lagartempe, écrivain.Bibliographie.

                                                                                  

 

Ecouter le MP3 de l'émission (à partir de la 6ème minute)

21:39 Publié dans 02- COMPRENDRE L'ISLAM | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ump, ps, modem, sarkozy, france, royal, jeunes populaires | |  Facebook | |

20.10.2007

Les combats de Mahomet : exposé abrégé d'une série terroriste.

 

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   Présentation synthétique des combats menés ou délégués par Mahomet, proposée par l' Observatoire de l'islamisation (islamisation.fr) d’après la biographie « Mahomet, contre-enquête » (éd.de l’Echiquier) de l’arabisant René Marchand, se basant sur la Sîra (biographie islamique officielle) et la Sunna. Destinée à vulgariser la personnalité de Mahomet de manière  pédagogique, elle est librement utilisable en classe.

 

1) Bataille de Nakhla

 

Date : janvier 624

 

Contexte : Mahomet et ses fidèles sont établis à Médine. La bataille se déroule pendant le mois de rajab, c’est à dire un mois sacré durant lequel le sang ne doit pas être versé. Idéal pour un effet de surprise…

 

Protagonistes : Huit à douze (selon les sources) musulmans, grimés en pèlerins (la Mekke est un haut lieu de pèlerinage), contre quatre commerçants Mekkois désarmés.

 

Cause du déclenchement du conflit : Mahomet a donné à son cousin ibn Jahsh, lors du départ de son convoi de Médine pour la Mekke, un pli cacheté à n’ouvrir qu’à deux jours de marche de la Mekke. Le pli ordonne de prendre direction vers Nakhla et d’y attendre le passage d’une caravane afin de dresser une embuscade.

 

Le conflit : les commerçants Mekkois victimes de la razzia n’avaient aucune chance. Pris par surprise, le lendemain d’un contact amical avec les Mahométans (la ruse est une constante), c’est seulement à l’aube au moment de repartir que les musulmans attaquent. Un Mekkois est tué, un autre réussi à s’enfuir, deux autres sont faits prisonniers et ramenés à Médine avec le butin.

 

Répercussions socio-politiques : Scandale à Médine, les autres tribus médinoises non musulmanes savent qu’elles peuvent être assimilées aux «  nouveaux médinois », les immigrés accompagnant Mahomet lors de l'hégire, qui ont commis un grave précédent : une attaque gratuite contre une caravane des puissants Qurayshites de la Mekke, en pleine trêve sacrée ! A la Mekke, heureusement, on amalgame pas la bande de Mahomet aux commerçants Médinois…préserver la paix pour ne pas troubler les affaires est prioritaire, on rachète même un des prisonniers. Affaire classée.

 

 

2) Bataille de Badr

 

 

Date : mars 624

 

Cause du déclenchement du conflit : L’idée du Prophète est d’attaquer une grosse caravane qui revient de Gaza.

 

Protagonistes : Mahomet a levé une bande de plus de 300 hommes (selon le biographe officiel Ibn Hishâm), composés des immigrés mekkois (muharijun), les premiers fidèles de Mahomet, plus des ralliés Aws et Khazraj de Médine. Les victimes, commerçants Mekkois sur la route du retour, ne sont pas accompagnés de gardes armés, la route étant réputée sûre.

 

Le conflit : Les Médinois s’embusquent à proximité du puits de Badr, au sud-ouest de Médine. Les commerçants, alertés sur cette présence suspecte par une source non historiquement identifiée, envoient un cavalier à la Mekke demander du renfort. Abû Jahl, le chef de la cité commerçante, dépêche 900 hommes pour secourir la caravane. Le danger écarté, la caravane une fois en lieu sûr, le gros de la troupe mekkoise retourne à la Mekke, les autres se dirigent vers un point d’eau. Or ce même point d’eau est occupé par les Mahométans…la bataille est inévitable.

 

Issue du conflit : Les Mahométans s’il perdent 15 hommes, prennent largement l’avantage de la courte bataille se déroulant entre l’aube et le midi. Les Mekkois subissent des pertes beaucoup plus importantes, de trois à cinq fois plus. 70 prisonniers seront rendus contre rançon, 2 sont exécutés sur le champ.

 

Répercussions socio-politiques : Mahomet ressort galvanisé d’un conflit où il prétend avoir vu des légions d’anges menées par Gabriel…un des nombreux emprunts chrétiens du Prophète. Il revient à Médine en héros, victorieux et riche, et devient l’homme le plus puissant chez les arabes de Médine. Trois mois après Badr, quelques centaines de Mekkois lancent une opération éclair contre Médine, mais leur faible nombre rendra l'escarmouche symbolique, les Médinois perdront 2 hommes avant que le groupe ne se replit.

 

 

3) Expulsion de la tribu juive des Banu-Qaynuquâ’

 

date : 624

 

Contexte : Mahomet est le nouvel homme fort de Médine. Il souhaite s’affirmer par la terreur. Il ordonne l’exécution d’une femme poètesse, Asmâ’bint Marwân, puis d’un vieux poète centenaire, donc inoffensif, Abû’Afak. Les deux seront exécutés durant leur sommeil. Quel est l’objectif de Mahomet ? Asmâ’bint Marwan fait partie de la tribu des Aws, qui contrôlent encore la cité, et le vieillard était un protégé de la tribu juive des Banu Nadir. Ces assassinats sont destinés à montrer aux non-musulmans qu’il faut mieux prêter allégeance ou se convertir.

Les juifs, auxquels Mahomet a emprunté -entre autre- la pratique des ablutions, sont les commerçants et artisans de la cité…autant de raisons pour trouver un prétexte permettant de soumettre une population aux richesses convoitées. La tribu juive des Banu-Qaynuqâ’, composée d’artisans travaillant la forge, la joaillerie et d’autres métiers de manufacture, est à ce titre une cible privilégiée.

 

Cause du déclenchement du conflit : Sur le marché de la tribu juive des Banu-Qaynuqâ’, un jeune juif soulève la robe d’une jeune musulmane, dévoilant ses fesses. L’honneur des musulmans étant susceptible, le jeune est tué. Faute d’arbitrage, les deux communautés vont se battre violemment.

 

Issue du conflit : Les Qaynuqâ’ se réfugient dans leurs fortins mais ne peuvent supporter le siège mené par les Mahométans. Au bout de quinze jours, ils se rendent. Mahomet décide de tous les tuer, soit 700 hommes et leurs familles. C’est sans compter avec l’intervention d’un certain Ibn Ubayy, jouissant d’un certain poids chez les musulmans, qui obtient de Mahomet un compromis moins sanglant : les juifs doivent quitter Médine sous trois jours laissant la totalité de leurs biens.

 

 

4) Une nouvelle caravane mekkoise attaquée

 

date: 624

 

Contexte : Des marchands Mekkois partent pour la Syrie en empruntant une voie passant par le Nadj et l’Irak, à l’est. Aucune escorte armée pour limiter les coûts. Les Médinois, ayant des informateurs à la Mekke, apprennent l’existence du convoi. Mahomet, avide d'un gain facile, confie l’organisation d’une razzia à son affranchi Zayd.

 

Le conflit : Les musulmans attendent la caravane aux abords d’un point d’eau, à al-Qarada, point de passage obligé. Les Mekkois n’ont aucune chance, ils s’enfuient et laissent 100 000 dirhams aux jihadistes.

 

Répercussions politiques : Abû Sufyân, un des responsables de la ville de la Mekke, gérée par un conseil nommé mala, prend acte de la déclaration de guerre ouverte. Il s'attèle à lever une armée afin de pacifier Médine. 3000 hommes sont réquisitionnés.

 

 

5) La bataille d’Uhûd : la revanche légitime des Mekkois

 

Date: mars 625

 

Protagonistes: 3000 Mekkois dressent un siège dans la localité d'Uhud, à quatre kilomètres au nord de Médine. Côté Médinois, les partisans de Mahomet réunissent seulement 1000 hommes, les juifs de Médine ne se sentant pas concernés, et une partie de la population arabe ne s'estime pas tenue de se solidariser avec Mahomet, leurs accords se limitant à un engagement en cas d'assaut sur la ville seulement. Or, les Mekkois adoptent une stratégie attentiste et ce sont les Mahométans qui décident de lancer l'assaut.

 

Le conflit: les médinois se laissent attirer en plaine et sont en butte à l'importante cavalerie Mekkoise, dirigée par Khâlid Ibn al Walîd (futur rallié qui servira Mahomet sous le nom de « Sabre de l'islam »). Le rapport est inégal. Les Médinois perdent 70 hommes, Mahomet manque d'être tué et son oncle, Abou Hamza n'a pas cette chance.

Alors qu'il avait là une occasion d'en finir définitivement avec les musulmans, en « terminant le travail » Abû Sûfyan, satisfait de sa victoire, décide ne ne pas aller soumettre Médine, ne fait pas de prisonniers, et laisse en fuite Mahomet.

 

Conséquences socio-politiques: La perte de prestige de Mahomet est un désastre. Point d'avantage n'en faut pour compromettre les alliances avec des tribus juives dubitatives, et la partie arabe de Médine non ralliée. D'ailleurs cette dernière, par la voix de son représentant Ibn Ubayy, émet de sérieuses critiques quant à celui qui se disait porté à Badr par une main divine...alors que son échec cuisant à Uhud montre que son soutien surnaturel n'est pas si évident.

 

Mahomet trouve cependant un soutien de poids qui va jusqu'à justifier la défaite: le Coran, qui dans sa Sourate 3, explique: « Ce qui vous a atteints, à la journée où les deux troupes se sont rencontrées, s'est produit avec la permission d'Allah, afin que celui-ci reconnaisse les croyants et qu'il reconnaisse ceux qui ont été hypocrites...(3.159-160)

Ne vous abandonnez pas, ne vous attristez pas, alors que vous êtes les plus hauts, si vous êtes croyants...(3.134.) Allah vous a fait reculer devant les Infidèles pour vous éprouver...(3.146)

 

Ainsi, l'honneur est sauf, cette défaite n'est qu'une épreuve-test voulue par Dieu pour reconnaitre les vrais fidèles! Il suffisait d' y penser.

 

 

6) Expulsion d'une deuxième tribu juive: les Banû Nadir

 

Date: 625

 

Contexte: l'épisode se situe juste après la défaite d'Uhud (pour lesquels les Banû Nadir n'ont aucune responsabilité). A ce moment, des émissaires musulmans en charge de rallier des tribus bédouines sont violemment pris à partie par l'une d'elle, et perdent beaucoup d'hommes. Un des survivants musulmans, sur la route du retour, tue deux hommes qu'il prend pour des membres de la tribu bédouine en question. Or, ces deux hommes appartiennent à une autre, et le prix du sang exige réparation. Toute la cité médinoise est solidaire de l'erreur, et même les Banû Nadîr, alors qu'ils n'ont aucune responsabilités, acceptent par la voix de leur chef de participer à la collecte d'argent.

 

Cause de déclenchement du conflit:

 

Alors que le conseil des Banû Nadir est réuni pour délibérer des affaires courantes et donc également de la collecte de réparation, Mahomet accompagné de ses Compagnons, restés dehors faute d'autorisation, prétend entendre Allah lui révélant le contenu des discussions. Les juifs seraient entrain de comploter contre lui. Mahomet tient alors un prétexte pour chasser cette tribu d'agriculteurs, les terres reviendront aux immigrés mekkois (muharijun), fidèles de la première heure.

 

 

Conséquences socio-politiques: Mahomet renforce un peu plus son hégémonie sur Médine mais attise le ressentiment chez les autochtones dû à son favoritisme envers la répartition des biens juifs aux muharijun.

 

 

 

7) La bataille du fossé: l' Austerlitz de Mahomet

 

 

Date: mars 627

 

Contexte: Mahomet sème toujours la zizanie dans le commerce Mekkois. Lors du grand marché de Badr d'avril 626, il parvient à en interdire l'accès aux commerçants Mekkois. Exaspéré, désireux de sécuriser les routes marchandes, Abû Sûfyan lance la plus importante offensive contre Médine jamais décidée.

 

Protagonistes: Les Mekkois, forts des alliances passées avec les Gathafân et les Juifs de Khaybar, réunissent 10 000 hommes, avec une logistique de 600 chameaux. De son côté, Mahomet réuni 3000 hommes environ.

 

Le conflit: Les Mekkois dressent un siège aux abords de Médine, mais l'importance du contingent pose des difficultés en matière de ravitaillement, et le milieu est désertique. De plus l'utilisation de la cavalerie est inopérante à cause de la surface basaltique du terrain. De leur côté, les Médinois usent d'un stratagème: le creusement d'un fossé aux abords de l'oasis. Le chantier s'étend sur trois jours, et il faut noter la participation de la dernière tribu juive des Banû Qurayza...qui ne seront quelques jours plus tard pas vraiment récompensés. Les positions se campent et les semaines passent sans que l'une ou l'autre des parties engagent l'assaut. Le temps se fait long côté Mekkois, l'épuisement décourage certains qui retournent dans la cité de la Kaaba. Seules des escarmouches ça et là rythment le quotidien, et les Mekkois lèvent le camp après n'avoir perdu qu'une vingtaine d'homme.

Succès pour Mahomet.

 

Conséquences socio-politiques: Galvanisé par ce succès, Mahomet est le chef incontesté de Médine. Il va s'efforcer dorénavant de mettre au pas toute la cité, et ne va à cette fin guère faire preuve de magnanimité.

 

 

 

8) Médine : la dernière tribu juive victime d'un pogrom.

 

Date: mars 627

 

Cause de déclenchement du conflit: Selon la biographie officielle (la Sîra) rapportée par Ibn Ishâm, c'est une fois de plus une injonction divine qui a décidé du sort des Banû Qurayzah, dernière tribu juive restante après l'expulsion des Kaynuquâ' et des Nadir.

 

« Vers midi, l'archange Gabriel [...] dit à l'Envoyé d'Allah: « As-tu déposé les armes? » L'envoyé d'Allah lui répondit « Oui ». Gabriel dit : « Mais les anges n'ont pas encore déposés les armes. Je reviens maintenant après avoir poursuivi ces gens (Quraysh Mekkois et Ghatafân). Dieu-Très Haut- t'ordonne, ô Muhammad de marcher contre Banû Qurayzah, moi je me dirige vers eux et je secouerai leurs fortins »

 

 

Le conflit: Le siège dressé contre les fortins juifs dure 25 jours. Conciliants, les juifs réclament un émissaire musulman pour parlementer et négocier une reddition. L'émissaire en question leur promet la mort. A la différences des autres tribus juives contraintes à l'exil, le sort des Qurayzah est moins enviable: les femmes et les enfants sont vendus comme esclaves, tous les hommes -entre 600 et 900- sont décapités devant la foule. Cette pratique barbare n'était pourtant pas dans les habitudes arabes.

 

Conséquences socio-politiques: Mahomet est devenu le maitre absolu de Médine. Il va dorénavant s'atteler à échafauder un projet d'expansion hors de Médine: le germe du concept impérial, dont la satiété territoriale ne connait de frontières, est en marche. Des points stratégiques sur les axes commerciaux sont à prendre : au nord, Khaybar, refuge des juifs de la région, qui se situe à 200kilmsde Médine, est un passage obligé pour se diriger vers Tabuk et plus encore vers les Ghassanides. Au sud, la Mekke, évidemment.

 

   L'effervescence expansionniste est en marche: Ali conduit une razzia dans le nord contre une tribu arabe suceptible de s'allier à Khaybar. Sans coup férir, le jeune homme s'empare de 500 chameaux et de 2000 tête de bétail. L'autre fils adoptif de Mahomet, Zayd, attaque, avec 170 hommes, une caravane mekkoise. Une grosse expédition-700 hommes- est dirigée, toujours vers le nord, contre Dûmat al-Jandal. La tribu chrétienne des Kalb, qui domine la ville, se soumet sans opposition et son chef donne sa fille en mariage à un chef médinois proche de Mahomet, ibn'Auf.

 

 

 

9) La prise de Khaybar

 

Date: mars 628

 

Contexte: La prise de Khaybar se déroule juste après un accord inattendu entre Mahomet et l'émissaire du Conseil « Mala') gouvernant la Mecque (février 628). Un songe révélant à Mahomet son entrée dans Médine muni des clés de la ville, va le pousser à préparer un pèlerinage dans la cité sainte. Les Médinois, méfiants quant aux intentions pacifiques de leur meilleur ennemi tentent l'apaisement par la conclusion du traité de Hudayybya, assez avantageux pour les musulmans: les mekkois pourront se rendre moyennant autorisation préalable à Médine, alors que les médinois séjourneront librement à la Mecque. L'année suivant le traité, les médinois pourront se rendre à la Mekke et dans l'enceinte de la Kaaba y accomplir le pélerinage. Surtout, le traité prévoit une trêve de dix ans entre les deux villes rivales.

 

Khaybar est une cité importante et stratégique au nord de Médine, protégée par des fortins. Peuplée de tribus juives et d'arabes hebraisés, rejoins par les déportés juifs de Médine, la ville est réputé pour ses richesses, en particulier ses plantations dû à son climat humide et ses ...banques.

 

 

Le conflit: Les musulmans lancent l'offensive, les assiégés sont reclus dans les fortins. Au bout d'un mois, les fortins capitulent les uns après les autres. Les musulmans saisissent un important butin, s'approprient les terres agricoles et réduisent la population en esclavage.

Mahomet remarque une jeune habitante de 17 ans, Safiyya, qu'il s'autorise à « acheter » pour 10 têtes de bétail. La jeune femme se cachant, il torture son mari pour qu'il révèle sa cache, et liquide le malheureux en lui coupant le cou. Le prophète des musulmans marie de force la jeune veuve (Mahomet est déjà marié à Aisha, qu'il maria de force à 7 ans et consommera à 9) et la viole le soir même.

 

Conséquences socio-politiques: Les autres cités juives se soumettent dans les jours qui suivent, guère disposées à tenir tête au maître du Hedjaz. Ainsi, Fadak, Wâdîl-Qurâ, Tayma' se soumettront à Mahomet et livreront biens et esclaves.

 

note de René Marchand: « Des Juifs demeureront en Arabie jusqu'à l'arrivée au pouvoir suprême de Omar', en 632. Le terrible calife leur interdira l'exercice de leur culte, puis, assurant réaliser la dernière volonté exprimée par le Prophète sur son lit de mort, les chassera ».

 

 

10) Première sortie hors d' Arabie : Mu'ta, territoire Byzantin.

 

Date: septembre 629

 

Contexte: Mahomet bénéficie de transfuges médinois de poids: le commandant de la cavalerie Mekkoise, Khâlid ibn al-Walîd et un autre officier de valeurs, 'Amr ibn al-As. En 629, comme prévu, les Médinois effectuent le pèlerinage de la Mekke, ville ouverte pour l'occasion.

 

Cause de déclenchement du conflit: D'après les sources Abbassides, Mahomet veut se venger du meurtre d'un de ses émissaires par un Ghassanîde, alors qu'il allait à la rencontre du Prince de Bosra.

 

Protagonistes: 3000 hommes sont mobilisés par Mahomet. L'empereur Byzantin Héraclius l' lève des dizaines de milliers d'hommes (source sujette à caution). Héraclius réagit à l'investissement de son territoire par les troupes de Mahomet qui longent la mer morte.

 

Le conflit: Les musulmans souffrent une douzaine de morts, dont Zayd (fils adoptif de Mahomet). Ibn al-Walîd décide de battre en retraite.

 

Conséquences: Cette défaite est très mal accueillie à Médine, les combattants sont hués et même molestés à leur retour.

 

 

11) La prise pacifique de la Mecque : comme un fruit mûr.

 

Date: Janvier 629

 

Contexte: les deux cités rivales sont au bord de la guerre, la trêve étant compromise par un conflit entre deux tribus alliées chacune à une ville différente. A l'origine du différent, un membre de la tribu des Banû Khuzâ'a a eu la mauvaise idée de composer un poème hostile à Mahomet: l'impudent est tué, le principe du « prix du sang » fera le reste.

 

Abû Sufyan, conscient que la Mekke n'a aucune chance, prend les devants et part pour Médine et commence à nouer des contacts. C'est un premier pas vers la collaboration.

Mahomet lance un mouvement de troupe d'envergure vers la Mekke: 2000 cavaliers se dirigent vers la ville et campent à quelques encablures avant l'assaut. C'est alors que Abû Sufyan et son oncle 'Abbâs viennent à la rencontre des musulmans pour leur prêter allégeance: le ralliement du principal chef de guerre médinois permet aux musulmans de cueillir la ville sans effusion de sang.

 

Conséquences socio-politiques: Le conseil collégial de la Mekke, le mala' embryon de démocratie, est supprimé. Les idoles du sanctuaire de la Kaaba' sont détruites, les païens n'auront jamais l'autorisation d'y remettre les pieds. Les mekkois se rallient en masse, une première bataille contre une tribu d'ennemis héréditaires, les Hawâzin, leur permet de faire leur preuves. Les Hawâzin sont défaits et laissent la totalité de leurs biens aux vainqueurs. Les Hawâzin eux-mêmes se rallient et sont immédiatement embauchés pour organiser des razzias sur la ville de Ta'if. Les habitants de cette dernière, accablés, viendront demander leur statut de dhimmi « protégés », préférant payer plutôt que d'être persécutés.

 

 

 

 

12) Les territoires byzantins: un épilogue pour Mahomet, un départ pour l'islamisation du monde.

 

 

Date: octobre 630

 

Contexte: Après avoir soumis les Chrétiens et Juifs du Yémen, notamment les Chrétiens de Najrân, en utilisant des Yéménites ralliés, Mahomet contrôle la péninsule arabique et peut maintenant regarder vers le nord, vers les territoires sous le contrôle de Héraclius, l'empereur Byzantin.

 

Le conflit: L'objectif est la prise de Tabûk, en territoire byzantin, à 600 kilms au nord de la Mekke. Les chefs militaires musulmans ne sont pas rassurés quant à l'idée de se frotter à la puissance d'une Byzance à son apogée, après ses victoires sur les Avars, sur les Perses, et la prise de Jérusalem.

 

Une vague de désertions marquera l'avancée de la troupe, mais ces derniers n'avaient pas de quoi s'inquiéter : c'est dans un Tabûk vide de Byzantins que pénètreront les musulmans.

 

 

Conséquences socio-politiques: Médine est en proie à des querelles intestines entre les Médinois, qui s'estiment lésés car beaucoup plus sollicités que les Mekkois pour accomplir le « sale boulot » dans l'armée. Mahomet remet rétablit l'odre avrc une poigne de fer.

 

En mars 632, il accomplit le premier Grand Pélerinage à la Mekke, le hajj.

 

Le 8 juin 632, il meurt dans les bras de Aisha. A sa mort, il laisse 7 sabres, 3 lances, 3cuirasses, un bouclier...mais pas de bâton de pèlerin.

 

Pour une vision détaillée et couvrant la période Mecquoise, lire l'excellente biographie « Mahomet: contre enquête » de René Marchand, éditions de l'Echiquier. Disponible sur Amazon.fr

 

Observatoire de l'islamisation, juin 2007. Reproduction autorisée avec mention de la source.

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08.09.2007

Averroès, avocat du jihâd offensif

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Alain Jean Mairet, suisse réalisant un travail de communication exemplaire sur l’Islam, nous propose d’en savoir plus sur Averroès:

  Ibn Rushd, dit Averroès (1126-1198), est l’un des érudits musulmans les plus célèbres en Occident. On le connaît surtout pour ses commentaires d’Aristote, pour ses talents de médecin et pour le fait qu’il a été persécuté pour ses prises de position philosophiques. Averroès était trop influencé par la philosophie, la logique et les mathématiques grecques pour toujours rester un parfait Musulman. Bref, il fait figure de progressiste. On en a même fait un héros de cinéma. 

   Mais un érudit musulman est d’abord un juriste. Et un juriste musulman traite forcément du djihad. Ibn Rushd le fait dans son traité de droit intitulé Bidayat al-mudjtahid. Voici quelques extraits du premier des deux chapitres qu’il consacra au djihad. Cette traduction est basée sur celle, en anglais, de Rudolph Peters, parue dans Jihad in Mediaeval and Modern Islam: The Chapter on Jihad from Averroes et retranscrite dans The Legacy of Jihad, un recueil de textes sur le djihad édité par Andrew G. Bostom.

Traductions de ces textes en cliquant ici

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02.09.2007

Deux Marocains condamnés pour avoir tabassé des homosexuels : une motivation islamique ?

    Deux jeunes Marocains domiciliés à Béziers ont été condamné vendredi par le tribunal correctionnel à respectivement 2 ans de prison ferme et 18 mois dont 6 avec sursis, pour avoir agressé et dépouillé deux homosexuels. Quatre ans et trois ans avaient été requis contre les deux hommes âgés de 22 et 21 ans, qui étaient poursuivis pour "vols en réunion avec violences sur victime choisie en considération de son orientation sexuelle". Les deux Marocains allaient sur des lieux de drague homosexuels, et se faisaient inviter par leurs victimes qu’ils dépouillaient et passaient à tabac.

Démagogie que de mettre sur le dos de l’Islam cette énième agression d’homosexuels  ? Démonstration de la légalité islamique de ces méfaits en cliquant ci-dessous.

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22.08.2007

La plus grande institution islamique mondiale, l'Université Al-Azhar, est ouvertement criminelle.

   Contredisant les déclarations récentes du Grand Mufti d’Egypte, Ali Gomaa, dictées par la diplomatie, selon lesquelles un musulman pourrait soit-disant se convertir au christianisme sans encourir de sanctions terrestres, le Recteur de l’Université islamique d’Al-Azhar, institution multiséculaire formant des centaines de milliers d’imams, vient de confirmer l’effectivité de la peine de mort pour les apostats. Mardi 21 août 2007 une fatwa (sentence religieuse) a condamné à mort un jeune de 25 ans, Mohamed Hegazy, et sa femme, qui ont embrassé le christianisme. La fatwa a été lancée par le recteur de la faculté d’études islamiques de la prestigieuse université, Mohammed Tantaoui.

  L’agence de presse du Vatican (Zenit) rapporte : « Militant politique, Mohamed Hegazy avait abandonné l’islam à l’âge de 16 ans, et il a maintenant demandé que le changement de religion soit enregistré sur sa carte d’identité. Constamment menacé, le jeune couple est condamnné à vivre dans la clandestinité. » 

   Le quotidien gouvernemental égyptien Al-Messa, affirme que selon un sondage réalisé par ses soins, tous les oulémas sont unanimes sur la «nécessité de tuer l’apostat»

 

   Plus grave dans mon livre « L’islamisation de la France »,  page 163, j’ai abordé la folie de la collaboration entre le Ministère français des Affaires étrangères et le Ministère des cultes avec l’Université d’Al Azhar :

« La mosquée égyptienne Al-Azhar va former des imams français » titrait le journal Le Monde le 2 octobre 2005. Philippe Douste-Blazy, lors de sa visite en Egypte du jeudi 29 septembre fut accompagné du recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, afin d’y rencontrer le cheikh Mohammed Tantaoui qui, on l’a vu, perçoit l’Arabie Saoudite comme un modèle en matière de droits de l’homme. Le grand quotidien rapportait alors que « selon un conseiller de l'imam, Ali Al-Samman, l'objet de cette rencontre à huis clos, dont il n'a été donné aucun compte rendu officiel, était la mise en place d'un "projet de coopération" entre leurs deux institutions, ayant pour cadre la lutte contre l'islamisme radical (SIC). "Il s'agit d'organiser la formation d'imams français à Al-Azhar et d'envoyer des imams égyptiens d'Al-Azhar enseigner dans les écoles Coraniques françaises," affirme M. Al-Samman. 

   Dalil Boubakeur, président du CFCM et réputé modéré, a déclaré au journal Le Monde avoir besoin « d'imams de qualité, formés par des établissements de qualité. Al-Azhar offre le meilleur niveau d'enseignement et ce, depuis très longtemps »[1]

   Pour en savoir plus : le chapitre 4 de mon livre est entièrement consacré à l’université d’Al-Azhar, le chapitre 7 au versatile Dalil Boubakeur.


[1] Le Monde, 2/10/2005

20:00 Publié dans 02- COMPRENDRE L'ISLAM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, ps, mpf, modem, france, politique, royal | |  Facebook | |

24.06.2007

Le Jihâd selon Ibn Khaldûn

Spécialiste du jihâd, Majid Khadduri est l’ auteur d’un livre phare sur la question (malheureusement non disponible en langue française),  «  War and peace in the law of Islam » (The Johns Hopkins Press, Baltimore et Londres, 1979)

Le chapitre V, est consacré à la doctrine du jihâd, qui, quoiqu’en disent Malek Chebel, Eric Geoffroy et autres désinformateurs de l’opinion publique française, est loin d’être un « effort spirituel intérieur de dépassement de soi »…

Khadduri se réfère justement au plus grand historien musulman de tous les temps , Ibn Khaldûn (1406 +) :

(P.70) «  Les guerres, selon ibn Khaldûn, sont de 4 sortes. La première est la guerre  tribale, telle qu’elle existait parmi les tribus arabes. Deuxièmement, les querelles  (feuds) et les escarmouches (raids) propres aux peuples primitifs. Troisièmement, les guerres prescrites par la Sharia,i-e, le Jihâd. Quatrièmement, les guerres contre les rebelles (déviationnistes, réformistes, schismatiques insoumis à l’autorité islamique[1]) et les dissidents. Ibn Khaldûn soutient que si les deux premières sont injustifiées, car elles sont des guerres de désobéissance, les deux autres sont des guerres justes. »

Ibn Khaldun qui notait justement dans ses fameux Prolégomènes (Muqqadima) :

« Dans l’islamisme, la guerre contre les infidèles est d’obligation divine, parce que cette religion s’adresse à tous les hommes et qu’ils doivent l’embrasser de gré ou de force. On a donc établi chez les musulmans la souveraineté spirituelle et la souveraineté temporelle, afin que ces deux pouvoirs s’emploient simultanément dans ce double but »

Ibn Khaldoun, Les Prolégomènes, tred. M. G. de Stane, Paris 1862-1868, t. I, p.469

Ibn Khaldoun enseignait en son temps  la charia à l’université islamique Al-Azhar en Egypte…Cette université avec laquelle le Ministère de l'Intérieur veut établir un partenariat pour former les imams "de" France, n'a pas modifié son enseignement concernant le jihâd. Voir le chapitre IV de mon étude, consacré à Al-Azhar.

 


[1] Précision personnelle, la catégorie des « rebelles » fait l’objet d’une définition précise dans les Statuts Gouvernementaux de El-Mawerdi (1058 +) , ouvrage majeur du droit public musulman.

20:11 Publié dans 02- COMPRENDRE L'ISLAM | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ump, ps, MoDem, jeunes populaires, politique, france, 2007 | |  Facebook | |

16.04.2007

"Pas de contraintes en religion" ? Explication coranique de Anne Marie Delcambre

Anne Marie Delcambre, agrégée d’arabe classique, docteur en civilisation islamique, auteur d’ouvrages de référence, revient sur les propos de Benoît XVI à Ratisbonne sur l’islam, et démontre que le fameux passage coranique « pas de contraintes en religion » sorti de son contexte et pourtant abrogé, n’est qu’un instrument de séduction servant à endormir l’Occident. Cliquer pour écouter l'émission du 9 avril 2007 de la radio Rockik

 

22:18 Publié dans 02- COMPRENDRE L'ISLAM | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ump, udf, bayrou, ps, jeunes populaires | |  Facebook | |

11.04.2007

Actes du colloque: partie 3, le Salafisme

  « Salafistes » est désormais le qualificatif couramment employé pour désigner les adeptes de l’école juridique hanbalite, plus connue sous le nom de Wahhabisme, officielle en Arabie Saoudite. Ce qui caractérise le wahhabisme, c’est sa doctrine du retour à l’islam originel, complètement orthodoxe à la Sunna et au Coran, c’est à dire une application à la lettre des enseignements qu’on prête à Mahomet : couper la main du voleur, lapider la femme adultère, voir dans le Coran une source d’explication des sciences, tuer l’apostat, interdire le prosélytisme, la mixité et les moindres soupçons d’hérésie. Il n’y a pas de place pour l’Ijtihâd c’est à dire l’effort de réflexion personnel pour juger du licite ou de l’illicite, la seule méthode convenable étant l’imitation aveugle du Prophète, (principe du Taqlid). (Cliquer dessous pour la suite)

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Le Jihad, un acte bienveillant pour les paiens (?)

    Ce titre étonnant est l’intitulé d’un texte mis en ligne par le site musulman francophone Daawa.online.fr, qui, parmi des dizaines d’autres (décortiqués dans le chapitre 12 de l’étude « L’islamisation de la France ») distille un islam classique, ordonnant de combattre les polythéistes de manière gratuite (pour leur bien, il s’agit de les aider à rejoindre la « vraie » religion), et de combattre les gens du livres (juifs et chrétiens) qui refuseraient l’appel préalable à la conversion ou le statut de dhimmi.

Il est étonnant que le Mrap, si enclin à chasser les propos islamophobes sur internet par voie judiciaire, passe sous silence les dizaines de sites islamiques prêchant la haine à l'encontre des autres religions, agissement répréhensible en vertue des lois Pleven et Gayssot.

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30.03.2007

Conférence audio de Jean Alcader

    Jean Alcader démontre que l'islam est une récupération de traditions judéo-chrétiennes, une déviation construite en opposition reposant sur des négations des principes des  deux monothéismes. Le message islamique n'est pas une révélation en soi, il n'existe qu'en tant que contre-révélation.

 

Ecouter l'enregistrement de la conférence

 

    D’origine arabo-musulmane,  licencié d'Etat en théologie de l'Institut Pontifical du Caire, spécialiste des questions de civilisation et de linguistique arabes et président de l'association Kyrollos qui vient en aide aux Coptes d'Egypte, Monsieur ALCADER vient de publier un livre qui fait déjà autorité "Le vrai visage de l'Islam". Cet enregistrement a été réalisé par l’association du Rassemblement des Jeunes Catholique.

11:10 Publié dans 02- COMPRENDRE L'ISLAM | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : ump, udf, jeunes populaires, mpf, royal, bayrou | |  Facebook | |

08.02.2007

Interview de Jean-Michel Alcader : « Le vrai visage de l’Islam »

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Monsieur Jean-Michel ALCADER, auteur du « Vrai visage de l’Islam » figurait parmi les nombreux intervenants prestigieux des sessions d'été de l'Institut Civitas. D’origine arabo-musulmane,  licencié d'Etat en théologie de l'Institut Pontifical du Caire, spécialiste des questions de civilisation et de linguistique arabes et président de l'association Kyrollos qui vient en aide aux Coptes d'Egypte, Monsieur ALCADER apporte un éclairage nouveau autant que fondamental à l'ensemble de ces questions. Il récuse l'apport moral de cette religion, condamne son matérialisme et fustige son agressif prosélytisme.Son expérience de plusieurs années en terre d'islam lui permet de présenter des éléments objectifs corroborés par des témoignages vécus. Sa maîtrise de la langue arabe lui donne encore d'avoir accès aux subtilités linguistiques indispensables à une véritable compréhension de la doctrine islamique. L’interview de Monsieur ALCADER que nous publions ci-dessous ne pourra qu’inciter nos lecteurs à approfondir ce sujet fondamental. Cliquez ici pour lire l'entrevue

23:40 Publié dans 02- COMPRENDRE L'ISLAM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, udf, ps, royal, jeunes populaires | |  Facebook | |

07.02.2007

Islam, islamisme, une opposition artificielle

Extrait tiré de "l'islamisation de la France", Joachim Véliocas, éditions Godefroy de Bouillon, 2006,p 71-72 

 

"De tout temps, le christianisme fut à la chrétienté ce que l’islamisme fut à l’islam: sa doctrine ainsi que son ensemble civilisationel. Jusque dans les années soixante-dix, tous les dictionnaires de français qualifiaient l’islamisme de doctrine de l’islam. Au début des années quatre-vingt, des politologues français à l’instar de Bruno Etienne, (marxiste se définissant lui-même comme « anarcho-mystique ») ont forgé une nouvelle acception du terme  islamisme , l’amalgamant à l’islam radical. L’ islam  pouvait alors se dédouaner de toute composante politique ou violente, ces aspects se logeant dès lors dans l’islamisme . Aucun autre pays n’a  établi cette distinction. L’islam n’est certes pas un bloc monolithique et diverses réalités cohabitent dans un même terme, des musulmans les plus tolérants aux plus radicaux. Cependant, opposer le terme  islam  religion supposément paisible et tolérante, et  islamisme  soit disante excroissance extrémiste maladive de l’islam est un travestissement.

                                   

Il n’est pas inutile de préciser que Bruno Etienne, directeur de l’Observatoire des religions, initiateur de la distinction, publia le 25 avril 2006, un article dans le site islamiste Oumma.com[1]où il nie formellement que l’islam soit une religion « criminogène », portant en elle une potentialité de passage à l’acte violent. Etonnant pour un prétendu spécialiste.

                                                   

La différence entre l’islam et l’islamisme telle que nous l’entendons aujourd’hui, n’est pas une différence de nature mais de degré. Au lieu d’islamisme, il est plus juste d’employer le terme d’islam radical, car les islamistes ne font que remonter aux racines de leur religion, ayant comme seule volonté d’obéir à la lettre au Coran et à la Sunna, dont ils appliquent la totalité des enseignements. En aucun cas, les islamistes ne trahissent la lettre des textes sacrés musulmans qui ont été cité plus haut. L’islam radical, ce n’est pas une mauvaise pratique de l’islam mais la pratique de l’intégralité de ses enseignements. Ainsi, employer le terme d’islam intégral ou radical paraît plus pertinent pour exprimer l’ islamisme  des journalistes français, souvent aveuglément islamophiles.

La différenciation cloisonnant islam et islamisme permet de purifier l’islam de tous ses préceptes liberticides et belliqueux. L’islamisme devient un refuge pratique, sorte de station d’épuration idéologique, paratonnerre dédouanant  l’islam des entraves aux droits de l’homme repérées dans ses pratiques. Tous les points négatifs du mahométisme viennent s’évacuer dans le terme islamisme qui fait office de chambre sémantique de décontamination, conservant la virginité morale supposée de l’islam. Pratique et facile.

Anne-Marie Delcambre, islamologue, agrégée d’arabe classique, auteur d’ouvrages de référence, s’élève contre l’ « islamiquement correct » des médias  voulant opposer islam et islamisme :

«  Au risque de choquer, il faut avoir le courage de dire que l’intégrisme n’est pas la maladie de l’Islam. Il en est la lecture intégrale. L’islam des intégristes, des islamistes, c’est tout simplement l’Islam juridique qui colle à la norme »[2].



[1] La nature islamiste du site Oumma.com est démontrée dans le chapitre « L’islam francophone sur Internet »

[2] Anne-Marie Delcambre, L'Islam des Interdits, Desclée de Brouwer, 2003

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