03.03.2010
"Je ne suis pas un criminel de guerre" me dit Radovan Karadzic

Interview exceptionelle de Radovan Karadzic reproduite dans le n° 135 de la revue Balkans-Info, revue de réinformation incontournable pour comprendre les enjeux inavouables du procès Karadzic. Premièrement, le journaliste Jean Visconti nous replonge dans le contexte de l'époque :
" Je suis retournée en Bosnie le 27 mai 1996, après un voyage aventureux le long d'une route impraticable, dont notre conducteur craignait qu'elle nous conduise dans le corridor de Gorazde, car dans cette zone opéraient souvent des groupes armés de musulmans. Précisément ce matin-là, on avait retrouvé, à Milici, les restes torturés de trois Serbes. L'IFOR des Etats-Unis avait arrêté dix musulmans, trouvés porteurs d'armes, en violation des accords, non loin du lieu de la tuerie. Les hommes avaient été remis, selon l'usage, à la milicija de Pale. Les Serbes, après les avoir contrôlés et fichés, avaient été obligés de les relâcher, parce qu'il n'existait pas de preuves évidentes qu'ils fussent les auteurs du massacre. Un examen plus approfondi leur a appris que les dix appartenaient à un groupe terroriste musulman appelé "laste" (les hirondelles), et que huit d'entre eux figuraient parmi les "disparus dans les fosses communes de Srebrenica", sur les listes de la Croix Rouge internationale déposées au Tribunal militaire de Zvornik. (note de l'Observatoire : on voit ainsi comment de faux morts ont été ajoutés pour gonfler le montage du « génocide » de Srebrenica)
Je suis arrivée à Pale vers les 11 h 30 du soir. Radovan Karadzic m'attendait dans la nouvelle présidence située en ville. C'était la première fois que j'entrais dans ce lieu. Un palais blanc, simple. Le bureau de Karadzic était vaste, sobrement meublé. Aux murs : les drapeaux aux aigles, ainsi que des symboles et icônes orthodoxes. Au fil des années, ces objets avaient progressivement augmenté par rapport à la première fois où je l'avais rencontré et où son bureau en était totalement privé. Cela pouvait signifier un retour à la religion et au mysticisme, ou simplement une concession à la raison d'Etat. Le Président avait l'air psychologiquement fatigué. Il devait avoir perdu vingt kilos. Il était vêtu de beige clair et paraissait encore plus grand qu'auparavant. Désormais, il était officiellement un criminel de guerre poursuivi. Pendant toute notre conversation , le ton de sa voix a oscillé entre fatigue, désillusion et douleur". Lire l' interview de Karadzic
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Le TPI accable Radovan Karadzic pour mieux dédouaner et relaxer le boucher des Serbes, Nasir Oric
Suite au scandaleux lynchage médiatique de Radovan Karadzic, nous remontons cette note de juillet 2008 expliquant l'entrée musclée de l'armée Serbe à Srebrenica, dont le "massacre" fut en fait le fruit de combats réguliers, sur fond de revanche après les atrocités que subirent les Serbes sous l'occupation musulmane.
Scandale : la Tribunal Pénal International passe par pertes et profits les massacres avérés de milliers de civils serbes par les troupes musulmanes de Bosnie dirigées par Naser Oric, et ignore toujours l’existence des camps de concentrations musulmans où croupirent des civils serbes, femmes et enfants inclus.
Naser Oric vient d’être acquitté, jeudi 3 juillet dernier, par la chambre d'appel du Tribunal Pénal International de La Haye, après avoir été condamné en première instance en juin 2006 pour crimes de guerre. Si en 1992, estiment les magistrats, des civils serbes ont été passés à tabac et tués en Bosnie, « les preuves de la culpabilité de Naser Oric sont absentes », comme si celui qui était le commandant en chef de l’armée bosniaque de 1992 à 1995 n’était pas au courant que ses hommes s’attaquaient à des milliers de civils, comme si il ne s’était rien passé après 1992 !
Le Tribunal Pénal International, (création ad hoc américaine dont la légitimité est discutable) après avoir sur le tard (2003 !) commencé à interpeller quelques criminels de guerre musulmans pour tenter de regagner de la crédibilité après avoir systématiquement arrêté les « criminels » du seul camp Serbe, vient de démontrer que son parti pris à l’égard des bosno-musulmans dans la continuité des choix de l’Otan, fait de La Haye le théâtre d’une des plus grandes parodies de justice de l’histoire moderne.
De nombreux témoins de l’époque, du chef de la sécurité civile Patrick Barriot au général Lewis MacKenzy, premier commandant des forces de paix l’ONU à Sarajevo, en passant par le courageux général Morillon, avaient pourtant clairement décrit le rôle criminel du sanguinaire Naser Oric, sous les ordres de l’islamiste Alija Izetbegovic, conduit à la présidence de la Bosnie indépendante par l’Otan et son allié François Mitterand, sous l’influence de Bernard Henry Lévy.
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30.06.2009
La Bosnie vit un processus d'islamisation

Le préfet de la congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, le cardinal Franc Rodé, après sa visite en Bosnie, du 19 au 21 juin, a déclaré :
"La Bosnie vit un processus d'islamisation et Sarajevo est devenue une ville musulmane (...) les catholiques ont été les principales victimes de la guerre et que beaucoup ont fui le pays (...) Beaucoup sont partis parce que leurs maisons ont été incendiées, d'autres à cause des pressions et de la peur de perdre la vie. De nombreux prêtres et religieux ont été assassinés. Des églises et des monastères ont été incendiés ou détruits (...) Ces dernières années, plus de 100 mosquées ont été construites, dans des lieux où il n'y en a jamais eu. Il y a donc une volonté d'islamisation dans la région de Sarajevo (...)"
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03.08.2008
Bosnie-Herzégovine: présence et influence des réseaux islamistes transnationaux
(Le célèbre Saoudien Abu Abdul Aziz, vétéran du jihad d’Afghanistan, du Cachemire et des Philippines, prit la tête des Forces musulmanes au début de la guerre en Bosnie-Herzégovine.)
Par Jean-Arnault Dérens, rédacteur en chef du Courrier des Balkans.Les attentats de Londres et de Charm El-Cheikh ont rappelé que la Bosnie-Herzégovine entretenait toujours des relations avec les réseaux islamistes transnationaux. Plusieurs des terroristes supposés avaient séjourné en Bosnie; d'autres disposaient même de la citoyenneté bosniaque. En effet, durant la guerre de 1992-1995 et dans la période qui a suivi celle-ci, le passeport bosniaque a été généreusement distribué à de nombreux volontaires internationaux du jihad. Lire cet article édifiant sur Religioscope
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28.07.2008
Au TPI, il y a crimes de guerre et crimes de guerre
Documentaire russe très complet sur le Kosovo, sous titré en anglais ( 7 parties).
Histoire, géopolitique, contexte religieux, forces en présences, bilan des bombardements, témoignages directs, images de guerre inédites. Certainement le meilleur documentaire sur la question.
La deuxième partie ouvre sur le drame d’une famille ayant reçu une « cluster bomb », une bombe à fragmentation libérant des sous-munitions. Une petite fille Milila, est morte, à quelques mètres de ses parents. Un exemple parmi des centaines d’autres, les cibles de l’Otan étant majoritairement civiles à l’époque pour « démoraliser l’ennemi ».
Le documentaire revient également sur la destruction d’un train de voyageur bondé…aucun survivant. Un bus scolaire, tous morts. Les américains ne reculant devant rien, un hôpital fut également visé…Fiers d’être stupides, ils lâchèrent même des bombes sur des colonnes de réfugiés Albanais, dont l’intervention avait pourtant justement pour objet la protection. A l'époque du guidage lazer, invoquer la bavure n'est pas sérieux : l'armée américaine est composée d'handicapés mentaux et de cas psychatriques graves.
Pendant ce temps là, la France se ridiculisait avec des Super-étendarts sans visions nocturnes, restant au garage la nuit, et équipés par des bombes américaines faute (déjà) de dotations suffisantes en matériel…
Coïncidence ? Le nombre de civils morts à Belgrade en 1999 coïncide avec celui des victimes du bombardement nazi de 1941, soit environ 2000 morts.
On visionnera avec une certaine jubilation des images inédites sur l’épisode du village de Racak présenté par les médias occidentaux comme le théâtre d’un « génocide » avec "charniers" , mais qui, expertise faite par médecins et même journalistes occidentaux, se révéla contenir simplement les corps de terroristes de l’UCK, déguisés en civils… au milieu de tranchés dignes de Verdun, à côté d’armes de guerre, démontant la version des agences de psychological opérations . Racak, point de friction entre Forces serbes et UCK, fut Le prétexte au déclenchement des bombardements de l’Otan. Par contre, les fours crématoires où furent jetés les civils serbes par l'UCK, comme à Klecka, n'ont pas intéréssés grand monde...
Après l'arrivée de l'Otan, en juin 1999, l'UCK eut les mains libres pour mettre à feu 50000 maisons de serbes et 50 églises et monastères...200 000 serbes durent quitter leurs terres.
L’Ange miséricordieux « Merciful Angel » était le nom de l’opération criminelle de l’Otan. Une véritable offense à Dieu pour les Serbes du Kosmet si attachés à leurs monastères classés au patrimoine mondial de l’Unesco, en activités et non profanés en musées républicains à la différence de l'Occident dégénéré…
La principale révélation est un document vidéo montré par un général Serbe mettant en scène Paddy Ashdown, député travailliste de la Chambre des Lords , en visite amicale chez des terroristes de l'UCK, leur enseignant comment se servir d'une kalachnikov et leur adressant les meilleurs voeux d'un certain...Tony Blair.
On attend le mandat d’arrêt à l’encontre de Bill Clinton et Tony Blair pour « crimes de guerre » de la part du Tribunal Pénal International. Sans illusions sur la grande comédie qui se joue à la Haye. Barak Obama, lui, est fier d'appartenir au Parti Démocrate qui a tant de sang sur les mains.
Pour lire notre dossier sur le Kosmet, cliquer ici
22:18 Publié dans 28- Dossier Balkans | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.07.2008
Ratkco Mladic : pour une approche objective
“Vous êtes le seul chef militaire que je connaisse qui ne dit pas à ses hommes en avant ! mais suivez-moi !”
Compliment adressé au général Mladic par le général américain Wesley Clark, commandant en chef à l’époque des forces de l’OTAN.
Qui est Ratko Mladic ?
Qui est cet homme, accusé de génocide, qui nargue les polices mondiales ?
Qui est ce général, auréolé de victoires, guerrier légendaire pour son peuple, respecté par ses pairs, redouté par ses ennemis, réduit à l’état d’assassin fugitif poursuivi par le tribunal pénal international de La Haye ?
Pour la première fois en langue française, un livre trace le portrait, sans préjugés ni complaisance, du personnage le plus charismatique et le plus controversé de la décennie de guerre dans les Balkans.
Introduction par le général Pierre-Marie Gallois, père de la dissuasion nucléaire française, ancien conseiller diplomatique du général De Gaulle, géostratège internationalement reconnu.
Préface du colonel Patrick Barriot, professeur à la faculté de médecine de Montpellier, à l'époque médecin chef de la Sécurité civile en ex-yougoslavie. Lors des évènements, à la différence des journalistes parisiens, celui qui a destabilisé Clara del Ponte lors du procès Milosevic, était sur place.
Avant propos du directeur de Balkans-info, Louis Dalmas. Revue largement citée dans les livres du géopoliticien Alexandre del Valle.
Acheter le livre-enquête sur Balkans-info, 24 euros, port inclus. livre en bas de cette page.
Voici un aperçu de la composition de l'armée bosniaque que combattait Mladic à l'époque : des moujhaidines venant du monde entier pour mener le Jihâd contre les Serbes orthodoxes :
Face au Jihâd, les Forces Serbes se plaçaient comme un rempart de l’Occident chrétien.
Le commandant Arkan ( 1952-2000, bras droit de Mladic) le fameux chef de guerre Serbe tant caricaturé par les médias occidentaux justifiait son action ainsi :
« Je crois en Dieu et respecte les enseignements de l’Eglise orthodoxe »
« j’ai tué dans une guerre réglée des soldats ennemis (non des civils) »
« je ne me considère pas comme un criminel mais comme un patriote serbe, je défendais mes enfants, j’en ai neuf, je défendais mon peuple et mon pays. Puis raillant les donneurs de leçons américains il continuait ainsi : Je n’ai pas recouvert le Vietnam de napalm, je n’ai pas rayé de la carte Hiroshima et Nagasaki […] je n’ai pas utilisé d’armes biologiques (à la différence de l’Otan qui bombarda les Serbes avec des bombes sales à uranium appauvri ou à sous munitions) je ne m’en suis pas pris aux civils comme au Panama, donc je ne peux pas être un criminel de guerre. »

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05.03.2008
Kosovo : "The Albanian Brooklyn Connection"
Qu'y a-t-il de si particulier dans la situation au Kosovo par rapport à d'autres conflits similaires? Pourquoi l'indépendance du Kosovo a-t-elle été reconnue à la hâte par les Etats-Unis et la plupart des Etats de l'UE?", ai-je demandé par écrit à Georgi Derlugian, professeur russe à la Northwestern University de Chicago, et l'un des principaux spécialistes mondiaux du Caucase. Pour toute réponse, il m'a envoyé un hyperlien vers un documentaire intitulé "The Albanian Brooklyn Connection", réalisé par des Hollandais, sorti en février 2005 et diffusé aux Etats-Unis par la chaîne de télévision publique PBS.
Lire la suite de l’article sur l’agence Novosti.19:43 Publié dans 28- Dossier Balkans | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
04.03.2008
"Je vous appelle à entrer en résistance"
23:13 Publié dans 28- Dossier Balkans | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : marine le pen, ump, ps, modem, sarkozy, france, royal
03.03.2008
Manifestation pour le Kosovo Serbe, 2 mars 2008
23:25 Publié dans 28- Dossier Balkans | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : marine le pen, ump, ps, modem, sarkozy, france, royal
26.02.2008
Kosovo-Metochie, 600 ans de martyr
Arrivés dans le sillage des Indo-européens, les Serbes (Sorabes) arrivent au Kosovo au VII ème siècle, alors territoire de Byzance peuplé essentiellement de Dardanais romanisés. Convertis au christianisme durant le IXème siècle, ils obtiennent de Byzance la charge des Fondations pieuses, leur donnant pour mission d’établir églises, monastères, ermitages, et leur corollaire en des hôpitaux et des orphelinats. La Serbie devient un Etat autonome dès le XIIème siècle, suite aux traités convenus par Stéphane Nemanja (1114-1200) avec Byzance. Aussitôt, le Kosovo et la Metochie deviennent le centre politique et spirituel de la jeune nation, reprenant les centres religieux et administratifs byzantins de Prizren et Lipljan (futur diocèse de Gracanica). Les chroniqeurs de l’époque ne sont autre que les propres fils de Nemanja, Saint-Sava et Stéphane le Premier, attestant le rôle prépondérant des palais royaux du Kosovo (Pauni, Stimjla, Petric…) dans l’organisation du Royaume n’ayant encore pas de capitale.
L’Eglise orthodoxe Serbe devient autonome en 1219, par l’établissement d’un Archevêché composé de 10 diocèses, transféré dans la Grande Eglise du Christ Sauveur à Pec ( Kosovo) dès 1253, qui deviendra Patriarcat en 1346.
Les Ottomans, dans la foulée de la prise de Constantinople (1453), continuent leur progression vers l’Occident et obtiennent la reddition de Vukašin Mrnjavčević, roi de Serbie, à la bataille de la Maritza en 1371. Dès lors, le Royaume évangélisé par Cyrille et Methode, se trouvant en première ligne face au monde musulman, ne connaîtra guère de répit.
Le 15 juin 1389, c’est au tour du Prince Lazare de s’incliner, lors de la mythique et héroïque bataille de Kosovo Polje, connue sous le nom du champ des merles.
Lorsque les turcs prirent totalement le Kosovo-Metochie, en 1455 à la chute de Novo Bdro, ils procédèrent à un premier recensement[1], où ne figuraient que 3% d’Albanais.
Au XVIème siècle, l’occupation turque ne peut toutefois faire table rase de l’identité du Kosovo. Des recensements turcs de 1525/6 et 1544/5 réalisés sur le territoire de Cicava, petite portion du Kosovo appelé la « Montagne Sainte Serbe » font mention de « 52 églises et monastères au total », dont 36 sont encore identifiables aujourd’hui. Rien que dans la ville de Prizen, ces mêmes recensements relevaient 26 églises. En 1999, à l’arrivée de l’Otan, Prizen est passée de 8500 habitants serbes à 60, et de 13 églises en fonctionnement à... aucune.
Le Grand Exode des Serbes, en 1690, suit la défaite des armées chrétiennes, autrichienne et serbe, par les forces turques qui, appuyées par des Tatares et des Albanais, procèdent à des expéditions punitives notamment au Kosovo, où la population civile est soit tuée, soit déportée en Turquie pour finir en esclavage, tandis que les églises et les monastères sont vandalisés.
Le patriarche Arsène III Crnojevic négocia alors avec Vienne l’accueil de 37 000 familles, autorisées à pratiquer leur culte chez l’empereur d’Autriche.
Le Grand Exode a laissé d’innombrables témoignages dramatiques de contemporains des évènements. Un chroniqueur italien, Simpliciano Bizozeri rapporte : « Ne rencontrant pas d’obstacles à leur bestialité, les mahométans forcèrent les Serbes, retranchés à Novi Pazar, à chercher leur salut au monastère de Studenica. Simultanément, arrivèrent les Turcs venant de Bosnie et les Tatares de la plaine du Kosovo. Les chrétiens avaient été chassés de Prizen, Pec, Vranje, Vucitrn, Mitrovica […] Après avoir égorgé tous les habitants, on mit le feu et on transforma en cendre leurs pauvres cabanes.Ne furent épargnées que les villes de Pristina, Pec et Prizren, car venaient s’y installer les Albanais en vue de passer l’hiver »[2]
Un manuscrit du monsatère de Decani (n° 97, feuillet 16) rapporte :« Les Turcs et tatares ne semaient que terreur et tristesse. Et lorsque les Musulmans prirent le contrôle, un certain Gasli-pasa s’attaqua au monastère de Decani et laissant l’higoumène à peine vivant et le monastère complètement délabré. »[3] après avoir précisé que femmes et enfants furent séparés, les jeunes réduits en esclavage et les plus vieux assassinés.
(photo : Liturgie au Monastère de Decani)
Jusqu’au XVIII, malgré ces tourments, la population serbe reste ultra-majoritaire. Les albanais vont progressivement arriver de leurs montagnes sur la plaine du Kosovo et en Metochie, et, forts de leur statut de janissaire ou de leurs organisations en cetas (détachements) , se mettent à piller et à convertir de force les chrétiens.
Le second exode le plus important des Serbes du Kosovo et de Metochie survient en 1737, au lendemain de la défaite des autrichiens, qui est suivie par une vague de persécution au Kosovo, avec le départ du patriarche serbe Arsène IV.
500 000 serbes auraient quitté la Vieille Serbie au cours des XVIII et XIXème siècle selon les historiens.
Une lettre poignante de l’higoumène de Decani, au nom de la population opprimée du secteur de Pec, adressée au Sultan, résume la situation au milieu du XIX ème siècle. Il se plaint « des actes de tyrannie et des abus des Albanais, qui dépassent toute mesure ; si on n’y met pas fin, nous serons forcés de nous exiler de notre propre pays, abreuvé du sang de nos ancêtres, et quitter nos foyers…Car nos sanctuaires eux-mêmes ne sont pas laissés en paix de la part des malfaiteurs. Il n’y a pas de foyer chrétien qui n’ait été pillé, il n’y a pas de village, de ville, ni d’église ni de monastère qui n’a pas été exposé à la violence… »[4]
Les témoignages historiques sont innombrables, ils sont tous du même acabit. On se bornera à citer les grands mouvements d’épurations :
Au cours de la période 1880-1912, 150 000 serbes environ furent chassés du Kosovo.
Lors de la première guerre mondiale, les Albanais alliés aux Allemands occupèrent la Serbie vaincue, et une insurrection serbe fut rudement réprimée, jusque dans le monastère de saint-Marc de Korisa, où la population s’y réfugiant fut massacrée. Pas moins de 22 hiérarques de l’église orthodoxe, métropolites, hieromoines et archiprêtres furent méthodiquement assassinés lors de l’occupation de 1915-1918.
Lors de la seconde guerre mondiale, les exactions redoublèrent d’intensité. Les albanais, alliés des forces de l’Axe, ont obtenu l’annexion du Kosovo dans une Grande Albanie mythifiée. Stefano Fabei dans son étude magistrale « le Faisceau, la Croix Gammée et le Croissant » (Editions Akribeia, 2006) explique :
« un Comité albanais du Kosovo organisa une campagne d’épuration ethnique contre les Serbes orthodoxes qui habitaient dans la région du Kosovo et dans celle de Metohija. Cet appel au djihad contre les Serbes chrétiens fut lancé par Bedri Pejani, chef musulman du Comité national albanais, qui demanda l’union de la Grande Albanie avec la Bosnie, l’Herzégovine et le Sandjak au sein d’un grand Etat islamique. Les Allemands refusèrent toutefois cette revendication apparemment soutenue par le Mufti » page 365 (ndlr : Al-Husseini, le Grand Mufti allié à Hitler)
Après la chute du fascisme en juillet 1943, les forces albanaises se rangent derrière Hitler : les volontaires du Kosovo rejoignent le XXIème Gebirgs-Korps occupant le territoire, et 7 000 albanais s’engagent dans la 21ème division de Waffen SS.
Himmler constitue en avril 1944 une division SS de montagne connue sous le nom de « Skanderberg » nom d’un héro national du XVème siècle. Stefano Fabei précise :
« Le recrutement fut effectué par le Parti nazi albanais […] il était prévu de recruter majoritairement des éléments kosovars, car, de l'avis des hautes instances des SS, les Albanais du Kosovo descendaient d’anciennes tribus aryennes et faisaient les meilleurs combattants […] La division fut parrainée par Mustafa bey Frashery, chef politique et religieux de la communauté islamique albanaise » page 365
Le drapeau de ces troupes ? L’aigle bicéphale noir sur fond rouge, symbole de la Grande Albanie, que l’Union Européenne aimerait changer comme pour exorciser ses propres turpitudes…
L’occupation albano-nazie a provoqué l’expulsion de plus de 50 000 civils serbes du Kosovo, la destruction des monastères de Devic, de Saint Marc de Korisa, le pillage de celui de Gracanica. L’église du monastère de Gorioc servit aux albanais de prison pour y enfermer les serbes. Les églises incendiées furent celle de Saint-Pierre près de Prizen, celles de Bistrazin et Seremet, de Donj Ratis, de Ponosevac et Rastavica etc. (mon document de travail en cite 17 avant de mettre Etcetera).
La Yougoslavie de Tito a interdit, lors d’une session parlementaire en date du 6 mars 1945, le retour au Kosovo-Métochie des Serbes chassés par les Albanais au cours des précédentes guerres. Tito renforça l’immigration Albanaise, et ira jusqu’à parrainer chaque cinquième enfant des familles albanaises. Pendant la période communiste, fut octroyée au Kosovo le statut de Région autonome puis de Province autonome effectif à partir de 1968, qui eut pour conséquence d'exclure les Serbes, ormis quelques faire-valoir du PC, de la gestion des affaires . Les communistes couvraient les crimes et les exactions des albanais, et réduisaient au silence l’Eglise orthodoxe. Entre 1966 et 1971, 35 000 serbes furent chassés du Kosovo. Le mouvement s’accéléra entre 1971 et 1981, où 220 000 Serbes furent chassés de leur terre. Le point d’orgue des persécutions, avec son lot de profanations de lieux Saints, culmina lors du 16 mars 1981, avec l’incendie par des Albanais du Patriarcat de Pec, qui abritait 60 moniales. Les autorités communistes s’efforcèrent de cacher ce crime pendant un an.
Un Appel pour la défense de la population serbe et de ses lieux saints du Kosovo et de Métochie, signé par 21 prêtres et moines orthodoxes, fut alors publié au nom de tout le clergé du Patriarcat Serbe dans une perspective d’apaisement :
« Dieu nous est témoin ainsi que notre conscience : nous ne voulons aucun mal aux Albanais et souhaitons simplement que notre peuple et nos sanctuaires soient protégés…Aux Albanais nous ne voulons que du bien, nous le disons devant Dieu »
Irréprochable, l’Eglise orthodoxe Serbe du Kosovo s’est toujours désolidarisée du communisme même après l’arrivée de Milosevic. Lors de son Memorandum publié en mai 1992, l’Assemblée des évêques serbes affirmait : « L’Eglise orthhodoxe serbe et le peuple serbe n’ont jamais été partisan du communisme athée ni de toute autre idéologie totalitaire… »
Le danger de la « Grande Serbie » est une pure propagande albanaise, reprise servilement par les médias de la zone Otan, complètement ignares de l’histoire serbe. Le danger imaginaire de la « Grande Serbie » était aussi agité par les communistes, dont Milosevic, pour mieux oppresser le peuple Serbe. Milosevic qui joua un jeu dangereux en fermant les yeux face à l’émergence de groupes armés albanais, dont les excès et les méthodes terroristes le contraindra à faire intervenir les Forces régulières serbes.
Malgré sa neutralité, coincée entre les Forces serbes communistes et l’UCK organisation considérée terroriste à juste titre (même par les Etats-Unis avant de financer le mouvement !), malgré sa bienveillance à l’encontre des victimes civiles albanaises (plusieurs monastères orthodoxes ont organisé lors de l’hiver 1998-99 une aide humanitaire pour les Albanais, ouvrant leur portes à l’image de celui de Decani), l’Eglise orthodoxe serbe a continué d’être persécutée après le retrait des Forces serbes, jusqu’au point culminant de mars 2004, alors qu’elle n’a été mêlée ni de près ni de loin à la guerre.
(Eglise de la Sainte Trinité à Petric, détruite en 1999 par les Albanais)
Parmi les nouveaux ennemis de la Serbie, on notera avec quelle couardise la France, pourtant l’alliée historique, a rejoint l’Allemagne et les Etats-Unis dans la folle aventure de 1999. Les services allemands, le BND, avaient installé dès 1996 une importante station à Tirana avec pour directeur Hansjorg Geiger, et une autre à Rome, pour sélectionner et entraîner les combattants de l’UCK. Le Militaramschirmdienst et les forces spéciales des KommandosSecialkrafte (KSK) entraînaient d’autres membres de l’UCK dans les monts de Mirdita au nord de l’Albanie. Toujours en 1996, l’adjoint du chef du BND Geiger, Rainer Kesserling, fils du général de la Luftwaffe responsable du bombardement de Belgrade en 1941 qui fit 17 000 morts, contrôlait l’entraînement par les KSK des recrues albanaises dans une base turque à Izmir...l'histoire se répète.
La France, elle, s’humilia dans une telle alliance, en devant acheter les munitions de ses Super-étendarts aux américains, et n’opérant que de jour, ses avions de chasse n’étant même pas équipés de vision nocturne. Pour finir d' abbattre une armée exsangue et mettre 500 000 serbes au chômage, les infrastructures économiques servant de cible, il y a des repentis qui se sont suicidés de honte pour moins que cela.
Non que la France eut à se ranger aveuglément aux côtés de Slobodan Milosevic, mais en s’alliant à une organisation mafieuse, christiannophobe et terroriste, elle a contracté une dette sanglante envers le peuple Serbe resté fidèle à son Eglise.
Joachim Véliocas, Observatoire de l’islamisation, février 2008.
Photos : Kosovo.net
Document de travail principal : Memorandum sur le Kosovo et la Metochie, de L’Assemblée des évêques de l’Eglise Orthodoxe Serbe, édité par le Saint Synode des Evêques de l’Eglise orthodoxe Serbe. Mai 2003.
[2] Simpliciano Bizozeri, La Sacra Lega contro la potenza Ottomana, II, Milan, 1700
[3] Lj. Stojanovic, Vieux récits et inscriptions serbes, 3ème livre, n° 5302
[4] L’higoumène de Decani Serafim Ristic a rassemblé et édité dans un ouvrage à part les plaintes poignantes des Serbes du Kosovo et de Metochie à la suite des agressions commises par les Albanais et les Turcs. Ce livre de témoignage a reçu le titre caractéristique de « Pleurs de la Vieille Serbie », Zemun, 1864 , où on trouve le témoignage cité.
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