La mosquée d’Agen (Lot-et-Garonne) inaugurée en 2013 est gérée par l’Association des musulmans d’Agen, proche des Frères de la fédération UOIF (renommée récemment Musulmans de France).

Le lieu de 1750m2 accueille entre 200 à 800 personnes aux cinq prières de la journée et jusqu’à 1 200 fidèles pour le sermon du vendredi à 13 heures.

350 enfants de 6 à 15 ans assistent aux cours d’arabe et de coran du samedi, via l’association « Savoir et transmettre » qui encadre ces enseignements au sein du lieu. En 2016 ils étaient 200, cela montre la progression de l’endoctrinement dans le secteur.

Il faut dire que l’immigration alimente le nombre de fidèles, comme le rappelle le journal local Le Petit Bleu dans son édition de janvier 2020 : « des flux migratoires se fixent dans l’Agenais, en provenance du Pakistan, de l’Afrique Subsaharienne, de Turquie, de Syrie ».

L’imâm, Hassane Hda, né au Maroc en 1965 et naturalisé français comme beaucoup d’imâms étrangers, a exercé à la mosquée UOIF de Bordeaux de 1995 à 2010, ce qui en fait un proche de Tareq Oubrou, qui lui se revendique ouvertement des Frères Musulmans. Le président de la mosquée, Messaoud Settati est aussi un marocain qui a obtenu la nationalité française malheureusement.

La venue du prédicateur Hassan Iquioussen à plusieurs reprises dans la mosquée, éclaire l’orientation frériste du lieu, Iquioussen étant un défenseur décomplexé du califat et des Frères Musulmans, en plus d’être un négationniste du génocide arménien.  Le prédicateur Mohamed François formé à l’IESH (école islamique de l’UOIF), proche de Hani Ramadan, est venu lui prêcher lui en avril 2019. Le prédicateur Mohamed Minta, imâm de la mosquée UOIF de Décines, est venu lui en décembre 2019à Agen. Diplômé de l’Université islamique de Medine, Minta est connu pour avoir fondé le centre islamique Shâtibi où il enseigne aux côtés de Hani Ramadan, ce qui est révélateur. Rappelons cette citation de Hani Ramadan : « Le monde musulman est en ébullition. Cette force peut et doit être orientée vers un Etat islamique, un Etat appliquant le Coran et la Sunna.(…) Les musulmans ne retrouveront jamais leur bonheur perdu s’ils ne reviennent pas au jihad et ne cherchent pas à établir un Etat Islamique ». (Hani Ramadan, Sermons du vendredi rappels et exhortations, éditions Tawid, 2011, page 465.)

Autre marqueur d’extrémisme, la diffusion dans la bibliothèque de la mosquée des ouvrages du grand penseur des Frères Musulmans Muhammad Al Ghazâli (1917-1996). Dans L’Ethique du Musulman (éditions Al Qalam, 2012) placé en évidence sur les étagères, on lit :

« Certaines personnes mobilisées pour le jihâd obligatoire avancent avec la chair de poule […] le délaissement du jihâd est une porte grande ouverte à l’infidélité » (page 45).

Dans la courte conclusion de cet imposant traité de droit musulman, Ghazâli résume :

« Le jihâd, en matière de recommandation du bien et du mal et le jihâd avec les différents moyens pour faire triompher la Parole de Dieu relèvent de l’éthique que j’ai analysée en parlant de la politique de l’Islam intérieure et extérieure » (page 315). Donc le jihâd est compris ici comme une action coercitive visant non pas à se défendre simplement, mais à « faire triompher » le programme politique de l’islam.

Ghâzali est un penseur des Frères Musulmans qui approuva l’assassinat du penseur réformiste égyptien Farag Foda en 1992. Ce dernier réclamait notamment une laïcisation de la société et la fin des discriminations envers la minorité Copte. Le cheikh, auréolé de son statut de professeur à l’Université islamique d’Al-Azhar avait commenté : «si le gouvernement peine à condamner les apostats, n’importe qui peut se charger de le faire ». Il définit devant le tribunal chargé de juger FaragFoda que les apostats étaient ceux qui refusaient d’appliquer la charia, et qu’ils méritaient la condamnation à mort. Auteur de 94 livres, prêchant dans les plus grandes mosquées du Caire, souvent cité en référence par Tariq Ramadan dans ses conférences en occident, il mourut à 78 ans en 1996.

Les dirigeants de la mosquée savent très bien ce qu’ils diffusent dans leur bibliothèque, et savent très bien qui ils invitent à prêcher. Autant de raisons qui devraient suffire au préfet du Lot-et-Garonnepour fermer cette grande mosquée pour trouble à l’ordre public. Mais malheureusement, l’interdiction des Frères Musulmans n’est pas voulue par le gouvernement français, et l’UOIF appela à voter Pour Emmanuel Macron en 2017…

Autre ouvrage extrémiste qui sert de carburant au terrorisme, La Voie du Musulman de Abou Bakr Al Jazairi (1921-2018), qui est un des livres de chevet des combattants d’Al Qaida, qu’on remarque en haut à gauche de l’étagère. Comme le rappelle le terroriste repenti David Vallat interrogé dans le cadre du livre Les territoires conquis de l’islamisme (PUF, janvier 2020) « un des premiers bouquins qu’on me remet c’est Abou Bakr Al Jazairi, auteur d’un livre qui s’appelle Minaj Muslim (La Voie du Musulman). On dit qu’il faut tuer les apostats, couper les mains, couper des têtes. Les associationistes et autre, il faut les tuer (…) ».Vallat fit 52 mois de prison pour entreprise terroriste, après avoir été formé dans un camp d’Al Qaida en Afghanistan. Repenti, il s’insurge aujourd’hui contre le laxisme permettant que cette doctrine extrémiste se diffuse impunément. On peut ajouter que ce vade mecum du bon terroriste appelle à se doter d’armes offensives pour conquérir et à détruire les églises se situant en terre d’islam. Il est incroyable que la France subissant un attentat chaque mois tolère ce type d’ouvrage qu’on retrouve dans toutes les mosquées fréristes.

Observatoire de l’islamisation, février 2020.